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Les fouines n'aiment ni eau, ni saké. Les hommes si. (pv Valerio)






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Sam 20 Aoû - 1:55

Le Khan avait beau n'être ''que'' le chef militaire du pays et il avait beau se tenir loin de toutes les notions politiques, il n'était pas pour autant un idiot, il savait ce qu'il se passait dans sa patrie et savait quand ses soldats arrêtaient un inquisiteur à la frontière, surtout quand il s'agissait d'un Thorpe. Il savait aussi que cet homme avait été relâché, et se doutait qu'il était très certainement surveillé. Le Khan tapait l'embout de son fourreau sur le sol, faisant silence dans la sale où il se trouvait.

- Je n'aime pas être surveillé par une fouine des sables, pas plus que je n'ai de comptes à rendre aux ombres de la couronne. Faites venir cet homme ici, je veux le rencontrer, faites le venir à ma résidence d'Il Fan !

Une ville loin des Yujin, loin de la couronne... Le clan Valkyria y était originaire et y avait une forte dominance, de quoi rester tranquille. Le Khan lui même se rendait juqsu'à ce lieu alors que les jours passaient, afin de laisser le temps au Thorpe de recevoir l'invitation. Après plusieurs jours, alors que notre protagoniste était en tenue décontractée – bien que son katana à la ceinture malgré tout – il reçu un message comme quoi son invité arrivé.

- Bien, faites préparer du saké, ce n'est ps tous les jours que la lame de Chi discute avec un Thorpe ah !

Visiblement amusé de défier les espions de la reines pour taquiner son amie – et parce qu'il aime pas les espions – il attendait dans une pièce parfaitement clause, au cœur de sa demeure gardée par de nombreux gardes qui avaient ordre de ne laisser passer rien ni personne. Tranquillement assis en semi-tailleurs, il buvait déjà dans sa coupe de saké, quand la porte coulissante s'ouvrait.... Pour laisser place à une homme aux longs cheveux de feu.

- Ils ont confondu ce garçon avec Valente ? Ahahahah c'est la meilleure. Valente à des cheveux bien plus carmin et ce garçon n'a pas le visage d'un tueur. Viens donc par là Thorpe, assieds-toi face à moi comme un égal !

La voix portante et puissance, le Khan lui faisait signe de venir s'asseoir, une bonne humeur qui ne retirait rien à son regard ambre perçant, comme s'il analysait l'homme face à lui. Il le regardait de haut en bas, il avait ordonné qu'on ne retire aucune possession à l'homme, s'il avait des armes il les verrait... Et rien que par sa posture on sentait bien que...

- Évidemment, un Thorpe qui ne manie pas l'épée n'est pas un Thorpe. Bien jeune homme, j’imagine que tu sais qui je suis ? Ici les fouines n'ont aucune influence, pas plus que la guilde marchande. Alors racontes moi ton histoire, que fait un homme qui ressemble à l'inquisiteur chérie de Saltarelli comme deux gouttes d'eau, sur les terres de Chi ? Et ce jeune homme est-il vraiment un Thorpe ?

Il servait la saké, pour lui-même et son hôte, le regardant fixement sans cligner des yeux... Visiblement l'homme aux cheveux flamboyants n'était pas tout à fait à l'abri pour l'instant, on pouvait même dire qu'ici il perdait toutes ses immunités possibles.... Mais le Khan n'était pas sur l'offensif, il était surtout curieux... Il était extrêmement rare que Mukesha accepte de laisser passer des réfugier, alors si en plus ils étaient des Thorpe comme supposés....

- Ne sois pas timide, bois. La boisson aide à parler et je te l'ai dit lorsque tu es arrivé, à cet instant en ce lieu, tu es mon hôte, mon égale en tant d'homme ! Ahahah !
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Valerio Thorpe
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Sam 20 Aoû - 20:17
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"Les fouines n'aiment ni eau,


ni saké. Les hommes si."
Feat Aeon.


    Valerio avait bien failli s'étouffer avec l'eau qu'il était en train de boire lorsqu'il lut la lettre qu'on lui avait remise. Il avait froncé les sourcils et avait ouvert très grand ses yeux, tant sa surprise était grande. Il y avait seulement quelques jours que l'on l'avait relâché, après son arrivée plutôt mouvementée à Mukesha qui avait bien failli lui coûter la vie. Il n'était pas encore complètement le bienvenu en ces lieux, c'était évident, et voilà que le Khan, qui on va se l'avouer n'était pas le marchand de tomates du coin, loin de là, l'avait invité sous son toit. L'Aelien ne discerna pas une once d'animosité dans cet écrit. Il avait dirigé son regard étonné vers la personne qui lui avait apporté la lettre. Cette dernière haussa les épaules, spécifiant qu'il ne fallait pas lui demander de justifier la décision du Khan. C'est avec confusion que Valerio accepta la proposition et se mit en route pour l'endroit où se déroulerait cette entrevue.
    Il essaya de ne pas trop se poser de questions et préféra ne se fier qu'à son instinct durant tout le voyage. Si on lui bondissait dessus, il saurait comment se défendre. Quelque part cependant, il ne pensait pas que l'on lui sauterait soudainement au cou pour le tuer, au vu des conclusions qu'il avait tiré des discussions qu'il avait eût ces derniers jours. Lui soutirer des informations sur son pays peut-être, mais penser à comment répondre avant même que la situation ne se présente à lui ne l'avancerait en rien.
    Le jeune homme était dissimulé sous la capuche de son manteau blanc. Il marchait dans Mendan avec discrétion, suivant silencieusement le guide qui était venu pour le mener au palais du Khan. Il avait bien retenu la leçon. Il avait compris que le fait qu'il ait le même visage que son frère lui assurait de ne pas être le bienvenu. Les regards que l'on lui jetait déjà en ce moment même parlaient d'eux-même. Une méfiance certaine, même si l'on ne pouvait pas apercevoir clairement son visage.
Une fois qu'il eût posé le pied dans la demeure du Khan, Valerio abaissa sa capuche, laissant apparaître sa crinière de feu, à la vue de tous. Les mêmes regards méfiants que dans la rue apparurent sur les visages des divers résident de l'endroit à la vue de cet énergumène qu'ils considéraient comme un ennemi. Le jeune homme s'attendait un peu à être rejeté, de par le fait qu'il était un Thorpe. Mais en plus venait s'ajouter sa ressemblance frappante avec l'Inquisiteur favoris de l'impératrice. Donc là. Wow. Blizzard. Il avait beau être un mage de feu, ça ne l'empêchait pas de ressentir des frissons à cause de la froideur des regards autour de lui.
    Puis d'un coup, lorsqu'on lui ouvrit les portes de la salle dans laquelle le Khan l'attendait, il ressentit presque comme une bourrasque brûlante d'optimisme le réchauffer et faire voler ses cheveux. Mais qu'est-ce qu'il s'était passé. Où était donc, la transition ? Où était donc le charisme de fou de cet être que l'on respectait religieusement à Mukesha ? Inutile de dire que la tête que faisait Valerio était suffisante pour que l'on comprenne l'étendue de sa surprise. Les portes se refermèrent derrière lui et on l'invita de façon plus qu'enjouée à s'asseoir. Il répondit à l'invitation, et s'assit en face du bon vivant. En signe de respect, et aussi pour qu'il soit à même de se décontracter, Valerio détacha le fourreau de son épée autour de sa taille pour le poser à terre à côté.

« Ma foi, je ne m'attendais pas à un accueil aussi chaleureux. Bon et bien si je suis considéré comme un égal, permet-moi donc de te tutoyer en retour. »

    Il prit la boisson que l'on lui tendit. Il regarda le verre avec attention et ne le but pas tout de suite. Malgré l'hospitalité dont l'homme en face de lui faisait preuve, il se devait tout de même d'être prudent, et ne souhaitait pas être le premier à boire. Même s'il s'agissait d'une autre mentalité que la mentalité Aelienne, le jeune homme avait passé son enfance à se faire répéter qu'il fallait laisser les autres boire prendre l'initiative lors d'un repas ; après tout, il était le fils héritier des Thorpe et il était déjà arrivé que l'on essaye de l'empoisonner par le passé. Il n'en parlait pas beaucoup, mais cela avait définitivement laissé ses traces dans son comportement, malgré tous ses efforts pour s'en débarrasser. Mais même si cette méfiance incontrôlable était présente dans son cœur, cela ne l'empêcha pas de tendre la main vers la personne qui l'accueillait et de sourire à pleines dents.

« Enchanté, moi c'est Valerio Thorpe. J'ai beaucoup entendu parler de toi oui. Je suis le fils héritier de cette famille. Ou alors était, je t'avoues que je ne sais pas vraiment où je me situe en ce moment. Étant un fugitif tout ça... »

    Le jeune homme posa ses yeux dans ceux perçants du Khan. Il fallait avouer, ce dernier était plutôt intimidant, à cause de son regard, mais aussi du fait que Valerio était sacrément petit pour un homme et que se retrouver, même juste assis devant ce géant, ça ne le faisait pas se sentir plus supérieur qu'un autre.

« Je suis pourchassé par l'Inquisition dût au fait que je sois un mage. C'est encore moins passé du fait que je sois l'héritier des Thorpe. Mes pas m'ont dans ma fuite, amené en Mukesha, où j'ai été fait prisonnier, pour des raisons que tu connais déjà. »

    Les muscles de Valerio étaient encore un peu tendus. Il restait vague dans son explication quand aux raisons pour lesquelles il était ici. Après tout, il n'allait pas non plus déballer son sac comme ça, tranquille, à quelqu'un qu'il venait juste de rencontrer hein ? Rien ne pourrait le faire flancher hein ? Pas même l'odeur forte du saké qui lui titillait les narines hein ? Mais non voyons. C'était absurde.
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Lun 22 Aoû - 16:02
Il ne s'attendait pas à cet accueil hein ? Pas étonnant remarquez, il venait tout juste de sortir de prison et la couronne ainsi que la guilde des marchands s'intéressaient très probablement à sa tignasse de feu. Le Khan était plus nuancé, il ne voyait aucun danger en regardant cet homme... Même s'il était un inquisiteur, il se ferait oppresser par les croyants de Chi plus que l'inverse... S'il était un espion quoi qu'il rapportait, l'empire se fichait de Mukesha et la sous-estimait, ca ne changerait rien à la situation et s'il était un assassin... Selon ses cibles il échouerait inévitablement. Continuant de le percer avec son regard ambre, le Khan pensait tout en l'écoutant dire qu'ils était fils héritier des Thorpe et pourchassé par l'inquition à cause de son statut de mage.

- Un Thorpe poursuivit car il est mage... L'impératrice semble aimer les comédies tragiques.

Se contentant de ce seul commentaire pour l'instant, il portait sa coupe de saké à ses lèvres, le regard plissé toujours fixé sur son hôte. Qu'un Thorpe soit mage était un triste hasard, mais une possibilité avérée, personne n'était immunisé contre un don, quel que soit le prestige de sa famille, ou sa nation... Ce qu'il comprenait moins c'était pourquoi Mukesha ? Melqart aurait été plus tranquille et n'était pas menacée d'invasion.

- Ce qui est curieux, c'est que tu ais été relâché dans Mukesha. Non que je doute de ton innocence, mais nous n'acceptions aucun réfugié habituellement, car ils sont légions à fuir le règne de Medea. Pourquoi toi ?

Est-ce que la reine attendait quelque chose de l'homme ? Est-ce que quelqu'un dans le cercle de la reine avait agit pour le faire libérer ? Qui jouait avec ses hommes pour modifier à son gré le contenu de la prison et filtrer à son gré le contenu de la frontière ? Ce n'était pas tant Valerio qui l'intéressait, mais la raison pour laquelle il avait eut ce passe droit, fut-ce surveillé.

- Enfin, au moins ici tu ne sera pas décapité à vu parce que tu es un mage, en revanche vu que tu es un Thorpe.. Ahahahahah !

Un drôle d'humour de samurai, pour sûr. Le Khan continuait de rire, jonglant entre sérieux et conneries, alors que des boite de dangos furent disposés sur la table par un homme qui lui murmurait aussi quelques mots. Le homard de guerre prit un air plus sérieux l'espace d'une seconde et laissait l'homme repartir avant de se saisir d'un dango et de le manger sans dire mot.... puis finalement :

- On dirait que mes soldats ont attrapés un fouine, visiblement un membre de la guilde des marchand qui aurait aimé revendre des informations. Tu attise les passions, fils héritier. Et... Tu attire mes rivaux comme le miel les ours.

Un sourire prédateur naissait sur le visage du Khan, il était amusé... Le simple fait que cet homme était un Thorpe attirait les forces cachées à sortir de leurs trous. Sa présence dans le pays était peut-être l'occasion de corriger quelques imperfections du pays en bonne et due forme. Il ne rajoutait cependant rien sur le sujet, disant finalement à son hôte.

- Et donc, héritier fugitif, qu'attends-tu de Mukesha ? Pourquoi avoir fuit ici ? Qu'est-ce que tu comptes faire ? De ta réponse dépend ma position, alors ne mâches pas tes mots ahahah

C'était à la fois rassurant qu'il soit aussi léger... Mais terrifiant de s'imaginer avoir le Khan à dos... Restait à voir ce que le roux pensait et allait dire, il devait comprendre que l'ambiance bonne enfant n'avait rien à voir avec les enjeux de cette discussion, à présent.
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Mer 24 Aoû - 21:54


    Valerio se retrouvait bientôt submergé par tout un tas de questions. Il s'y attendait un peu, mais il était vrai qu'il ne s'était que moyennement préparé à tout recevoir ? Intérieurement il paniquait un peu et son cœur avait accéléré. Pas follement, mais il avait pu sentir une légère différence de tempo dans son battement. Il était quelqu'un qui pouvait se révéler anxieux, et il faisait de son mieux pour ne pas le montrer, considérant par moments cela comme un signe de faiblesse. Aussi est-ce pour cela que son dos resta droit lorsqu'il écouta Aeon le bombarder de questions. Il fallait qu'il se détende. Il ne savait pas trop quoi penser de la situation, et c'était bien pour cela qu'il fallait qu'il relâche un peu ses muscles. Il porta alors le saké à ses lèvres après que le Khan ait bu le sien, et l'avala à son tour. Il grimaça un court instant, n'étant pas habitué à ce genre de boisson. C'était très fort et Valerio sentait que cela pouvait vite monter à la tête. Il se dit intérieurement qu'il valait mieux en consommer avec modération. Il était habitué aux boissons Aeliennes, bien que pas très friand d'alcool, mais quand aux boissons Mukeshines il n'avait aucune idée. Bon, il était bien parti pour expérimenter de nouvelles choses, il n'allait pas se plaindre.
    Étonnamment la boisson lui fit détendre ses muscles. Du moins, il supposa qu'il s'agissait des effets de la boisson, rien n'était moins sûr. Ou peut-être était-ce le rire lâché par le Khan après une belle preuve d'humour noir qui avait eût pour effet de penser qu'il était en sécurité pendant une infime seconde. Il ne broncha pas lorsque l'on lui annonça qu'il avait été suivi. Il s'en doutait. Outre le fait qu'il savait qu'il y avait probablement un espion collé à ses basques la plupart du temps, il imaginait bien que l'on essayerait de le suivre pour en apprendre plus sur lui, ses origines, le dépouiller de tout ce qu'il avait. Il était d'ailleurs étonné de ne pas avoir été agressé durant son séjour. Le jeune homme avait ses yeux posés sur le Khan et joua avec son verre en même temps qu'il reprenait la parole.

« Disons que des conditions ont été posées...mais je ne m'étendrai pas là dessus. Je pense que les relations que tu entretiens avec la reine sont bien assez fortes pour que tu obtiennes l'information de toi-même n'est-ce pas ? Et puis visiblement, il y a des « fouines » un peu partout qui ont un certain faible pour les tignasses rousses. Même si elles peuvent être neutralisées, je ne souhaite pas me risquer à ça. »

    Il n'était pas idiot. Il savait tenir sa langue et la délier pour en sortir absolument toute les informations sur sa vie et celle du reste d'Aelius pouvait coûter très cher à beaucoup de gens. Déjà que divulguer son nom était à la limite du déraisonnable...donner encore plus d'informations était imprudent, tant pour le pays que pour lui. Il porta de nouveau le saké à ses lèvres et n'en but qu'une petite gorgée cette fois. Ça piquait. Il ferma les yeux quelques secondes.

« Comme je l'ai dit, j'étais poursuivi par l'Inquisition. Je me suis enfui là où les jambes me portaient, aussi est-ce pourquoi je n'ai pas été très discret quand à mon arrivée à Mukesha...mais sinon, je suis parti dans cette direction car la raison pour laquelle je suis partie de chez moi m'a poussé à considérer voyager à travers le monde, et pas seulement Mukesha. Imaginer le monde sans frontières pour ainsi dire. Je suis un fugitif après tout, ces frontières ne s'appliquent plus à moi, du moins c'est ce que je pense. »

    Son ton était encore un peu soutenu. Il restait un tantinet familier, mais gardait tout de même une certaine distance. Après tout il n'était pas non plus chez un ami de longue date à qui il exposait absolument toute sa vie. Il resta vague dans ses explications, en restant tout de même précis dans les raisons qui l'avaient poussé à partir.

« De plus, je ne souhaite pas m'installer ici pour ainsi dire. Mon but premier n'est pas de trouver un endroit où vivre en paix, du moins pas tout de suite. Je suis en quête de réponses sur ma vie, et je me suis dit que je n'allais pas les trouver en restant dans un pays aussi fermé d'esprit. Sans ces réponses, je ne peux rien faire de ma vie. »

    Il laissa s'échapper ce qui semblait être le début d'un rire, un rire amer cependant en prévision de ses paroles suivantes.

« Et puis, vivre ma vie dans l'hypocrisie de la vie de noble, et devoir obéir à l'impératrice au doigt et à l’œil, juste parce qu'elle détient un secret capable de me détruire ? Je ne me voyais pas rester plus longtemps sans que je ne sois obligé de me changer moi-même pour atteindre un bonheur qui n'aurait même pas de saveur. Vivre avec des parents qui te rappellent d'un simple regard chaque jour la peur que tu leur inspire n'est pas forcément le plus optimal non plus. En fait je déteste ça. Et vivre autour de gens susceptibles de me regarder de la même manière juste parce que je suis un mage alors que je suis leur leader ? Non merci.»

    On pouvait sentir de l’amertume dans chacun de ses mots. Il n'y a pas si longtemps que ça, il aurait pleuré à la mention de tout cela, incertain de s'il avait fait le bon choix ou non. Maintenant qu'il s'était définitivement enfui, ce n'était plus le cas. Ce qui était fait était fait. Il n'y avait pas de raisons de passer son temps à chouiner là-dessus. Ça, il le réservait pour ses moments de crises d'anxiété. Sa voix s'adoucit cependant pendant un court instant, à la mention de ses dires suivant :

« En tant que mage, j'ai besoin de savoir si je suis véritablement le danger que les autres craignent, et que je crains au fond de moi. Et en tant que personne, j'ai besoin de savoir si je suis un Thorpe, détesté par les Royaumes voisins et à la botte de la moindre opportunité d'acquérir plus de pouvoir et honorer l'honneur de ma famille, ou si je suis plus que ça. »

    Il resta silencieux quelques secondes avant de reprendre une grande inspiration.

« Je pense que cela résume assez bien la situation. M'enfin, ce ne sont que mes raisons, rien ne t'oblige à me croire ! »

    Il sourit par la suite et reporta le saké à ses lèvres pour en reprendre une gorgée.

« Et que me vaux donc un tel intérêt ? Je t'avoue avoir été surpris d'avoir reçu cette invitation. Au vu du regard que l'on me lance dans la rue et dans les couloirs de cette demeure, je suis encore moins qu'un insecte aux yeux de tous. Qu'est-ce qui t'intéresse autant pour que l'on me fasse venir ici ? »

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Lun 29 Aoû - 16:03
La principale raison de sa venue à Mukesha était donc le hasard, à l'écouter... Le Khan fermait les yeux en profitant de son saké, écoutant le jeune homme expliquer que s'il s'était enfuie de chez lui, c'était principalement pour voyager et découvrir le monde. Aeon souriait, la romance d'un homme étaient ses rêves, il avait entendu ces mots il y a longtemps, alors il pouvait comprendre le Thorpe, si du moins cet argument était véridique. Pour vernir ses propos, il ajoutait qu'il cherchait un sens à sa vie, et qu'un pays aussi fermé d'esprit que Aelius ne lui permettait pas cela.

- Hm.. Je vois.

Silencieux, pensif, le Khan semblait clairement réfléchir à quelque chose, bien qu'il buvait et mangeait toujours, la sensation qu'il dégageait n'était plus celle de l'hôte bienveillant, mais de l'homme qui était, dit-on, un général parmi les généraux. Il parlait alors de son statut de mage, de ses craintes à ce propos. Là encore, le général homard écoutait tranquillement, les yeux clos, il finissait par ouvrir les yeux avant de prendre une voix autoritaire et puissante.

- Ah ! Inepties !! Son ton puissant en avait secoué les gardes non loin... Puis il reprenait : Mage ? Thorpe ? En quoi cela importe-il ? Es-tu un homme si faible que quelques entraves décident de ta vie ? Ce que je vois devant moi, c'est un homme comme un autre, que tu sois un Thorpe ou un mage n'importe pas, ce n'est pas ce que tu es qui compte, mais qui tu es. Si tu veux trouver un sens à te vie, commence par trouver la bonne route à suivre.

Le Khan n'aimait pas qu'une personne se sente forcée à suivre un destin... Bien sûr il savait que le nom des Thorpe et la magie ne lui laisseraient aucun répit, cependant il ne devait pas perdre son identité, il était un jeune homme vivant avant d'être un mage et un Thorpe, il devait en avoir conscience. Soupirant après coup, il plongeait son regard sans celui du garçon, ce dernier avait posé une question légitime... Pourquoi le Khan lui portait de l'intérêt ?

- Je n'ai ni projets, ni attentes envers toi. Bien sûr, le fait que notre entrevue secoue les autres pouvoirs en place m'amuse grandement ahahah. Tu te dis que j'ai peut-être besoin d'information sur Aelius mais ce n'est pas le cas... Je vis par l'épée, pour l'épée, ce n'est pas pour rien qu'on dit de moi que je suis l'épée des dieux

Il entendait par là qu'il se fichait de savoir ce que l'avenir lui réservait : car il allait tout affronter à l'épée. Aelius, son destin, tout ce qui pouvait se mettre en travers de son chemin : il le briserait avec son épée. Tel était le destin du Khan, la plus haute instance militaire du pays. Mais il ne pouvait pas se contenter de donner cette réponse à son invité, ça ne faisait pas très clair et ne lui expliquait pas plus pourquoi il était ici après tout.

- En outre, c'est précisément parce que je voulais entendre ce que tu m'as dit sur le voyage et les rêves, que tu es ici. Je voulais voir quel genre d'homme pouvait bien être un Thorpe ayant tout abandonné, je voulais voir s'il était un homme intègre, où s'il était une menace pour mon peuple, dernier cas je l'aurai sans doute décapité.

En disant ceci, dans le calme le plus parfait, il portait de nouveau sa coupe de saké entre ses lèvres, visiblement sûr qu'il aurait pu le faire... Bien évidemment, la question ne se posait pas puisque le Thorpe avait l'air intègre, le Khan n'était pas divin, ni mage... Mais il pouvait voir de la sincérité dans les propos du roux, sa voix, ses expression... Il ne semblait pas le genre d'homme à mentir de bout en blanc, peut-être qu'il se contentait juste de garder quelques morceau du récit loin de la discussion, tout simplement.

- Cela dit, les fouines de la couronne seront moins enclines que moi à te laisser tranquille, les autres pouvoirs aussi.... Hm... Ton séjour à Mukesha ne sera pas facile, si tu comptes voyager, fais le rapidement avant d'être impliqué dans des affaires qui te dépassent, mon garçon. L'ouverture d'esprit est une force, mais elle dispose d'un retour de flamme: elle invite à l'envie de tout réformer, même si cela n'avantage qu'une petite minorité.
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Valerio Thorpe
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Sam 10 Sep - 15:46


    Valerio sentit un frisson lui parcourir l'échine à la mention d'une décapitation possible. Il pensait s'être quelque peu habitué à l'idée que l'on en veuille à sa vie, depuis le temps qu'il était parti de chez lui. Cependant, se retrouver en face à face avec quelqu'un largement capable de vous tuer n'était pas la même chose. C'était un sentiment complètement différent de celui qu'il avait éprouvé en faisant face à Valente il y avait quelques temps de cela. Valerio était un peu plus sûr de lui à ce moment là, sachant pertinemment qu'il faisait face à son frère, bien que complètement changé. Quelqu'un de sa taille, au même visage. Son égal. Mais là, la présence écrasante du Khan le fit se rendre compte à quel point il aurait put mourir à tout moment pendant cette entrevue. Aeon avait dit cela avec tellement de calme que le sang de Valerio ne fit qu'un tour et s'en retrouva glacé. Il n'y avait pas de place pour un courage sans failles et faire illusion que tout cela ne l'atteignait pas. Il avait eut peur l'espace de quelques secondes, et de la sueur en était presque venue perler son front.
    Il prit une grande inspiration et ferma les yeux pour contenir son calme. Il n'était pas en danger. Il fallait qu'il se dise ça. Le Khan avait donné des conseils pertinent ; un ennemi ne lui aurait donné aucun conseil et lui aurait sauté à la gorge à la première occasion. Ce n'était pas le cas ici. Il concentra son attention sur Aeon en rouvrant les yeux et en cherchant le regard de celui qui lui faisait face, pour reprendre de l'assurance et pour se pousser à ne pas fuir. Assumer ses responsabilités, assumer cette entrevue qu'il avait choisi d'accepter.
    Au final, ce qui rassura complètement Valerio, c'était que le Khan n'avait aucune attente le concernant. Tant mieux. Cela faisait une épine du pied en moins. En quelque jours, il s'était retrouvé submergé par les événements, cela lui ferait du bien de souffler un peu et de ne pas être regardé comme un Aelien que l'on craint et que l'on regarde avec mépris. Le rouquin avait besoin de relations un peu plus humaines. Moins concentrées sur la politique à laquelle il essayait d'échapper depuis son départ. Tant qu'il avait au moins un contact plus social avec le monde, il se sentait prêt à ignorer les personnes hautes placées qui lui courraient après, et les fouines qui le suivait partout telles des sangsues que le Khan ne cessait de mentionner. Valerio laissa s'échapper un doux sourire à la mention d'un potentiel retour de flamme.

« Un retour de flamme ? C'est amusant que tu mentionnes cela. »

    Valerio posa délicatement sa coupe de saké devant lui, sur le sol. Il ferma les yeux et se concentra un instant. Il raidit ses doigts et imagina son énergie les parcourir jusqu'à leur bout pour venir les picoter un peu. Une flamme prit petit à petit vie, et le jeune homme ramena son autre main, comme pour protéger le feu qui s'était allumé, le ramenant près de lui. Après quelques petites secondes, laissant la chaleur légère de la flamme lui réchauffer le cœur, il rouvrit ses mains, laissant ces couleurs chatoyantes, les mêmes que celles de ses cheveux, danser dans le creux d'une de ses mains. Elle était toute petite. Mais elle était bien là.

« Je sais à quel point les flammes peuvent être incontrôlables, aussi petite soient-elle. Comme les hommes, une fois lâchées dans la nature, elles peuvent devenir imprévisibles, grandir, et prendre une ampleur inimaginable. Ça n'est pas toujours le cas et parfois tout cela peut être contrôlé. Mais c'est cette incertitude qui m'effraie.»

    Il fit danser la flammèche entre ses doigts. Et la regarda, l'air légèrement pensif, ses teintes rougeoyantes se reflétant dans ses yeux émeraudes.

« Mais en même temps je ne peux pas passer ma vie à réfléchir et à simplement contempler cette flamme. Il y a des risques. Mais cette flamme brûle de toute manière. Ne serais-ce pas plus risqué de la laisser se propager plutôt que d'essayer de la contrôler ? Après tout, c'est bien une flamme qui existe, et on ne peut pas dire le contraire. L'ignorer serait laisser le destin prendre son pied et décider de notre avenir. N'est-ce pas plus sain et intéressant de prendre son avenir en main ? »

    En refermant sa main, il éteignit le feu qu'il avait produit quelques instants plus tôt. Il rigola légèrement.

« Pardon. J'ai tendance à m'emballer dans mes métaphores quand il s'agit de ces sujets là. »

    Il reprit sa coupe de saké et la reporta à ses lèvres. La liqueur lui piquait toujours le bout des lèvres, cependant il était beaucoup plus détendu à présent, et n'y accorda que la moindre importance.

« Tout ce que je veux dire, c'est que malgré tout cela, je suis prêt à tout pour trouver ma voie. En ces temps de tension, ce n'est pas forcément le meilleur des moments, je met ma famille entière en danger en faisant tout ce voyage, je le sais. Mais quelque que soit les embûches et quelque soit le résultat, je n'ai pas l'intention de fuir. Je veux confronter les problèmes la tête la première. »

    Valerio resta droit, le regard résolu planté dans celui du Khan. Il refoula son anxiété vis-à-vis de son avenir qui, malgré l'assurance dont il pouvait faire preuve, lui paraissait flou et poursuivit le dialogue.

« Tu as l'air de savoir de quoi je parle, je me trompe ? Cette envie de tout réformer, ce retour de flamme... Ne serais-ce pas ici les paroles d'un homme qui s'y est confronté un jour dans sa vie ? »
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Sam 10 Sep - 17:02
L'homme semblait réagir au mot ''retour de flamme'' comme il le prouvait en créant une flamme devant le regard d'Aeon qui se plissait, perçant. Il ne regardait pas la flamme, mais les yeux de son interlocuteur, la moindre malice dans ces derniers et ça tournerait relativement mal... Mais ça ne semblait fort heureusement pas être le cas, le Thorpe se contentant de philosopher sur le feu. Contrôler plutôt que laisser brûler... C'était un point de vu intéressant mais... Aeon secouait faiblement la tête avant de le laisser continuer, avant de l'écouter parler du futur de sa famille, et de demander au Khan s'il connaissait bien ça.

- Les hommes ont, par définition, de l'ambition. Nous faisons nos choix, mais chaque choix inclus d'en faire un autre. Lorsque tu prends une vie, tu changes d'autres vies. Lorsque tu en épargne une, tu en condamnes d'autres. Le monde est ainsi fait, nul n'échappe aux retours de flammes. La question est : à quel point ces flammes seront-elles vives, mon garçon.

Le Khan faisait tourner son saké dans sa coupe avant de porter le breuvage à ses lèvres... Bien sûr, quelqu'un à sa position s'était exposé à de nombreuses brûlures... D'autant quand on ne venait pas d'un clan noble de base. Il restait interdit quelques instant avant de revenir sur quelques propos du mage ardent, il le regardait avec sévérité, mais avec un air sage malgré son sourire un peu narquois.

- Il y a un point où je ne suis pas d'accord avec toi, Thorpe. Tu as dis qu'il faut contrôler les flammes plutôt que les laisser se propager... Mais même étant un mage il y a une vérité absolue que tu ne peux nier : nul ne peut contrôler la nature et ses aléas. Les flammes sont faites pour ronger, afin que la terre se purifie. Contrôler le feu empêchera les terres de brûler, mais aussi de se renouveler. Contrôler un don et contrôler les flux naturels sont deux choses totalement différentes.

Le Khan était clair... Le mage étaient des hommes avec des fragment de pouvoir, mais ils n'étaient pas des dieux, pas plus que des régulateurs. Ils n'étaient que des hommes et face à mère nature, les hommes n'étaient rien. Le contrôle n'était pas une chose aussi absolue qu'on pouvait exercer avec de la magie, non le contrôle était une chose bien plus brumeuse, bien plus divine. Terminant son saké, Aeon posait lourdement la gourde sur la table, faisant résonner lourdement le bois.

- Cela étant, pour un Aelien et un fugitif, tu es loin d'être idiot. Non.. En réalité c'est bien plus que cela, tes yeux voient un endroit à mille lieux d'ici, la romance d'un homme c'est ses rêves. Si cette discussion était un test, tu l'as sans doute réussit.

Il se mit à rire de bon cœur et se redressait, saisissant son épée et la tirant en un éclair, si vite et si font qu'on aurait pu penser qu'il avait un don, et pourtant ce n'était là que la maîtrise ultime de l'épée Mukeshin. Cette dernière se tenait face à Valerio, comme dans un ultime test pour voir sa réaction... Mais quelle qu'elle pouvait être...

- Je t'aime bien mon garçon, tu es encore un peu idéaliste, le futur te réservera sans doute de très mauvaises surprises, mais j'ai la conviction que tu pourras y faire face. Considères le Khan comme ton ami en ces terres tant que tu t'y tiendras, mes terres te seront ouvertes, à toi et ceux que tu veux protéger.

C'étaient des mots lourds de sens, en disant ceci le Khan décidait de prendre Valerio sous son aile. Un Thorpe qui avait le soutien du Khan, même le peuple serait secoué et divisé à cette nouvelle... Sans doute que les regards allaient changer envers le roux à présent, si la nouvelle devait se répandre. En outre, cela avait son lot d'avantage pour le Khan, ceux qui craignaient un rapprochement avec l'Empire ou au contraire qui croiraient que le Khan tentait de s'approcher de lui tout comem eux, sortiraient peut-être de leurs trous et finiraient décapités.

- Cependant Thorpe, Mukesha est une terre sauvage comparée à Aelius, prépares toi bien, car ta vie ici, aussi courte soit-elle, sera un combat ahahah !
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Valerio fucking Thorpe
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Mar 13 Sep - 19:35

    Le rouquin écoutait avec attention les paroles du Khan, tel un bon élève. Il lui faisait face, le droit parfaitement droit et ne bougeait pas. Il prenait des notes dans un coin de son esprit avant de réfléchir dessus. Il eut pendant l'espace d'une seconde, l'envie de se saisir du carnet qu'il y avait dans son sac pour pouvoir noter ce qui lui paraissait bien de retenir pour plus tard. Mais il se voyait mal faire cela dans la situation présente. Le moment ne s'y prêtait pas. De plus il avait déjà beaucoup à penser rien qu'avec ce qu'Aeon venait de lui dire. Il fut un peu troublé l'espace d'une seconde. Ses lèvres en tremblotèrent un peu pendant un instant. Il ne savait pas vraiment quoi répondre. Aeon avait pointé un endroit qui était encore bien flou à ses yeux. Mais cela lui avait aussi donné l'impression d'une petite lumière qui éclairait la voie devant lui. En proie à diverses émotions, aucun son ne parvint à sortir de sa gorge.
    Etait-il vraiment impossible de contrôler les flammes ? Etait-il vraiment impossible de contrôler leur vigueur ? Valerio n'en était pas certain. Il était perdu. Et devant cet homme possédant autant d'expérience, il ne pouvait pas prétendre tout connaître. Il ne pouvait pas dire qu'il se trompait, n'ayant lui-même pas les réponses dut à sa naïveté encore présente de ce côté là. Il avait encore tant de choses à apprendre, tant de choses à voir avant de trouver des réponses. Il laissa retomber légèrement sa tête devant lui, ses yeux trahissant ses émotions. Il avait reposé sa coupe de saké sur le sol, pensif. C'était effrayant. Trop effrayant. Ne rien pouvoir contrôler, seulement pouvoir regarder ce qui se déroulait sous ses yeux... c'était une perspective qui n'enjouait guère le rouquin.
    Il fut tiré de ses pensées par l'apparition soudaine d'une lame devant lui. Il ne put se retenir de basculer vers l'arrière par réflexe, se rattrapant sur ses mains pour ne pas tomber sur le dos, l'une d'entre elle posée sur son fourreau. Le temps semblait s'être arrêté à cet instant. Son cœur se mit à battre la chamade d'un coup. Il remercia intérieurement Valente qui lui avait appris à la dur comment être encore plus vif qu'il ne l'était déjà. Bon sang. Il manquait définitivement d'expérience. Il avait endormi sa garde l'espace de quelques secondes et s'il n'avait pas réagit vite et qu'Aeon avait été mal intentionné, s'en aurait été fini de sa tête. C'était une erreur d’inattention semblable qui l'avait traîné dans la situation dans laquelle il était à présent. Il devait s'endurcir. Car malgré le faire qu'il se débrouille, vu d'un œil expert, il était encore relativement expérimenté. Après tout, ces derniers temps étaient les premières fois où il avait vraiment eût un goût de l'expérience pure et dure en combat.
    Il écouta Aeon avec attention une fois de plus -en même temps, il avait tout intérêt à être attentif-, son cœur commençant à ralentir lorsque le Khan lui annonça qu'il était désormais son allié. ''Et bien putain heureusement'' se dit intérieurement Valerio, car autrement, il aurait été bien mal barré. Les dernières paroles arrachèrent un léger sourire au rouquin. Ah ça oui, il avait bien put constater à quel point Mukesha était une terre sauvage. Il l'avait bien sentit passé. Mais en même temps il aimait bien cet aspect là aussi : un aspect diamétralement opposé à la froideur de Fiore et d'Aelius tout entière, puisse-t-elle être littérale ou métaphorique.

« Un combat hein... » murmura-t-il.

    Puis soudain, il se décida à réagir. Il dégaina rapidement son épée de sa main gauche et serra avec force son fourreau dans la main droite. Il écrasa avec force ce dernier sur la lame d'Aeon et se servit de son élan pour se relever et faire un bond en arrière pour marquer la distance. Il pointa par la suite son épée en direction d'Aeon, le fourreau toujours dans son autre main. Il sourit alors à son adversaire.

« Et bien s'il doit s'agir d'un combat perpétuel, permet-moi de te montrer ce dont je suis déjà capable de faire. Je ne suis peut-être pas le meilleur mais j'me débrouille. »

    Il reporta par la suite son regard sur l'épée du Khan. Elle était vraiment très belle. Une des premières choses que lui avait appris son maître d'armes était de forger une épée, pour pouvoir mieux comprendre comment s'en servir par la suite. Si cela lui paraissait abstrait quand il était petit, en grandissant, Valerio avait développé une certaine passion pour la forge et ne pouvait pas s'empêcher d'admirer le brillant de toutes les lames qu'il pouvait croiser (quand il en avait le luxe cela dit). Sa propre épée avait été forgée par son maître, un cadeau précieux qui lui tenait à cœur. Elle était belle, avec de joli reflets flamboyants qui lui rappelait le feu qui avait été utilisé pour la forger. Mais il fallait avouer que celle d'Aeon était magnifique elle aussi. En vrai combat il ne s'attarderait sûrement pas sur ce genre détail, mais bon, aujourd'hui était une exception. Il finit par dire avec un sourire

« Quelle lame magnifique ! J'aurais aimé avoir forgé ça tiens ! »
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Mar 13 Sep - 23:50
Oh, voilà une réaction qu'il n'attendait pas tout à fait, l'homme décidait de tirer son épée ! C'était une belle lame, loin d'un glaive Aelien traditionnel... Clairement pas le genre d'épée qu'on voyait à la ceinture d'un simple centurion. La posture du roux n'était pas mauvaise non plus, bien que ses mouvements souffraient de quelques inutilités flagrantes, démontrant qu'il n'était pas un maître dans cet art. Il semblait accepter de prouver ses mots par les actes en plus du reste. Aeon remettait son épée dans son fourreau, style très rare Mukeshin, souriant faiblement.


- Pour qu'un homme puisse mener à bien son idéal, par-delà l'adversité, bien se débrouiller ne suffit pas.

Lorsqu'il s'agissait de combat, le Khan changeait totalement, même s'il se permettait un sourire devant les propos du Thorpe sur le katana... C'était une pièce rare, il ne sera pas arrogant de dire qu'il s'agissait d'une pièce maîtresse, un Katana qui n'était donné qu'au meilleur épéiste de Mukesha, un Katana que seul un maître et un Valkyria pouvait manier. Mais il ne dit rien de tout ceci, posant une mains sur le saya, fourreau, et l'autre sur le tsuka, le manche.... La pression était totalement différente que lorsqu'il parlait tranquillement, c'était comme si la pièce entière était l'ennemie de Valerio.

- Que ce soient les dieux qui l'aient décidés, ou bien les hommes qui l'aient forgé : le monde tel qu'il est est un monde monstrueux, le fort dévore le faible, quelque soit la différence de légitimité, Gamin... Montres moi si le poids de ton épée est le même que celui de tes rêves.

Ni une ni deux, le Khan dégainait sa lame, mais ce n'était clairement pas la même musique que tantôt. Ce n'était presque pas un coup d'épée, mais un véritable éclair qui jaillissait du saya, rendant facilement de comprendre pourquoi on le nommait la lame ra Raijin... Le sifflement du coup n'arrivait vraiment qu'après la fin du coup, heureusement qu'il ne visait pas à tuer, il avait clairement visé l'arme du garçon. Se remettant en posture neutre, le Khan regardait le Thorpe comme un aigle de proie un serpent.

- Vis par l'épée, pour l'épée. Lorsque l'épée ne peut chanter, vis pour le saké, vis pour toi. Car demain, peut-être que vivre par l'épée te fera connaître la mort par l'épée. C'est un dicton de mon clan, le comprends-tu ?

Il levait son long katana et l'abattait avec une vitesse et une force folle, c'était la force et al vitesse d'un humain... Mais d'un humain qui avait la maîtrise du katana et qui menait toutes les armée de Mukesha. Bien sûr, il ne voulait et ne devait pas blesser le garçon donc se retenait un minimum, il voulait juste voir ce qu'il avait dans le ventre. Pivotant sa lame après coup, il la faisait remonter dans un mouvement ascendant assez vif, avant de se reculer tout en ne laissant que peu d'ouvertures si ce n'est aucunes.

- Il veut dire que lorsque tu choisis de protéger par l'épée, ta vie devient un combat, lorsque tu ne te bas pas, vis comme tu l'entends, car peut-être qu'un jour, un combat sera le dernier. Alors, gamin, ce poids sur tes épaules, tes rêves... Montres moi à quel points ils ajoutent du poids à ta lame ! Es-tu un lion ?! Ou un chat errant ?!

Sa puissante voix était presque aussi violente que son épée, avec laquelle il frappait successivement, rapidement et lourdement le Thorpe, tentant de harceler sa garde. Et pourtant le Khan ne semblait pas forcer, son regard perçant ne quittant pas une fois celui du fugitif... Finalement, après un ultime coup, il remettait sa lame dans son fourreau de nouveau en position de Iai.

- Bien une dernière question. Si tu devais choisir entre vivre et perdre les tient, ou mourir et les sauver. Que choisirai-tu ? Réfléchis-bien à la réponse, mon prochain choix en dépend, ton destin et ses tumultes en dépendent. Sois vif, mais réfléchis.
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Valerio Thorpe
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Mer 14 Sep - 19:30

    Valerio n'eût pas le temps de comprendre ce qu'il se passait qu'il se retrouvait déjà assailli de coups de katana. Il encaissa le premier coup en se protégeant avec son épée et son fourreau et put sentir ce qui faisait l'effet d'une décharge dans ses muscles. Ce simple coup lui avait fait comprendre l'énorme différence de niveau qu'il y avait entre lui et Aeon. Jamais dans sa vie il n'avait ressentit quelque chose de pareil. Son maître d'arme à Aelius était un maître dans l'art de l'escrime, quelqu'un qu'il jugeait exceptionnel. Mais sa force et sa technique était incomparable à celle du Khan. Le coup qu'il venait de subir portait le poids de bien d'années d'expérience et d'une rage de vivre étonnante. Ses muscles étaient désormais douloureux, et n'étaient certainement pas prêt à voir venir d'autre coup aussi puissants. Et pourtant, le rouquin voyait bien que chaque coup porté n'était pas dans le but de blesser. Sinon il serait déjà à terre et surtout dans l'incapacité de se relever. De plus les paroles du Khan laissaient bien présager qu'il n'y avait pas d'animosité. Chacun de ses mots relevait plus de la leçon du maître à son élève ignorant plutôt que de l'attaque verbale.
    L'héritier des Thorpe savait ruser et se montrer créatif en toutes circonstances et tirait bien souvent sa force de la ruse. Mais il ne pouvait pas prétendre être un maître du combat frontal. A part son maître d'arme, et les quelques brigands qu'il avait dû affronter durant son voyage, il n'avait que très peu fait face à la joie du combat à un contre un et surtout, à une expérience en combat réel. Il devait avouer qu'il s'agissait là d'une sensation totalement différent. Il n'y avait pas d’échappatoire, personne pour aider. Même les murs et le sol de la pièce semblaient le regarder avec malice, se moquant de lui et de leur incapacité à l'aider dans le cas présent. Il se rendait compte de toutes ses lacunes, de tout ce qu'il lui manquait pour être un guerrier aguerrie. Et franchement, y'en avait du boulot. Il était tel un agneau impuissant en face d'un loup.
    Les coups finirent par s'arrêter, laissant un minimum de temps à ses muscles de se remettre de ce qu'ils venaient de vivre. Son corps entier lui faisait mal. Bon sang. Et ça ce n'était rien ? Il n'avait encore rien vu ? Était-ce là un goût de ce que lui réservait Mukesha ? Il devait s'endurcir. Coûte que coûte. Sinon il ne survivrait pas. Sinon il n'irait jamais au bout de ses rêves. Sinon son histoire se finirait avant même d'avoir véritablement commencé. Un test de détermination et de force. Voilà ce à quoi il se confrontait. La vie était un test de détermination constant auquel il fallait se confronter la tête la première. Il n'y avait pas de place pour l'anxiété vis-à-vis de son futur flou. Il fallait laisser parler ses émotions, et surtout sa rage de vivre. La sortir du plus profond de son être et la faire ressentir dans chacun de ses coups. Il fronça les sourcils et s'empara de son épée à deux mains, la serrant avec force dans ses bras douloureux. Il grinça des dents, les yeux plantés dans ceux du Khan, avec détermination en entendant sa question. Puis, sans attendre, il poussa sur ses jambes pour se diriger sur Aeon avec vitesse et abaissa son épée sur celle de son adversaire.

« Jamais »

    Un coup.

« Jamais ! »

    Deux coups.

« JAMAIS je ne laisserais ceux qui me sont cher mourir devant mes yeux ! »

    Un coup brutal projeté avec toute la force qu'il possédait. Même s'il savait que sa tentative allait être infructueuse, il chercha à faire reculer le Khan, en transférant sa rage de combattre dans chacun de ses assaults.

« Je n'aurai ! » Schling. «  De cesse ! » Schling. « De me battre ! » Schling. « Jusqu'à mon dernier souffle ! »

    Il fit pression sur le katana d'Aeon avec toute les ressources dont il disposait, comme s'il s'agissait d'un duel de force pour le faire basculer en arrière.

« Je ne me fiche pas de ma vie parce que c'est aussi pourquoi je me bat ! Mais si je dois perdre ceux qui me sont cher, alors je ne vois même pas pourquoi prendre le risque de prendre cette épée ! »

    Il grinça des dents une fois de plus. Hors de question de foutre ne serais-ce qu'une seule vie en l'air. S'il savait que la sienne était précieuse, celle de son frère, celle de sa cousine, et celle de ceux qu'il portait en son cœur aussi. Il ne s'agissait pas là d'un simple argument irréfléchi sous le coup de la pression. Non, c'était bien plus que ça. C'était le combat de toute une vie. C'était comprendre ce que sa voie, ce que ses choix amenaient avec lui. Les conséquences auquel il devrait faire face dans son futur. Et lui, était prêt à y faire face. Il devait juste s'endurcir, et ne pas rechigner. Ne pas foncer sans réfléchir, mais ne pas hésiter non plus.
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Jeu 15 Sep - 18:02
 Le garçon avait bien sûr du mal à doser les coups du Khan, sa garde se faisant malmener, ses bras se faisant tourmenter, mais le homard ne cessait pas son assaut et échangeait quelque chose avec le garçon, parant ses attaques avec sa saye, sa lame y étant remise, sans que le Thorpe ne parvienne à faire reculer la lame des dieux. Aeon avait au moins une partie de sa réponse, jamais Valerio ne laisserait tomber ceux qu'il aimait. Le bruit des lames qui se rencontraient sifflait continuellement en couvrant presque la voix du roux.

- Ah, c'est tout ? Juste ne rien leur laisser arriver ? C'est bien mou comme résolution, tu ne vivras pas longtemps avec si peu d'ambition !

Réponse à ça, le roux disait que lui non plus n'allait pas mourir, qu'il ne pouvait pas mourir, pour eux. Aeon souriait et portait un très puissant revers du sabre – heureusement dans son saya – dans le but d'éjecter le roux. Après ça, l'homme posait le bout du fourreau sur le sol et ses mains à plats sur le bout du tsuka, le sabre parfaitement à al vertical, regardant l'homme comme on regardait un serf.

- Et où sont ceux que tu est censé protéger avec ton épée pendant que tu fuis ?! Ce ne sont que des mots ! Tu ne sais rien mais tu prétends savoir ! Le poids de millions de vies sur des épaules, les protéger indépendamment de ta proximité avec eux. Protéger qui tu aimes, contre ce qui les menace, c'est menace d'autres personnes potentiellement aimées ! N'est-ce pas juste de l'hypocrisie ?!

Le Khan tirait soudainement son épée dans un mouvement circulaire descendant, son coup était encore plus rapide et lourd... Son regard perçant et pourtant neutre. D'un geste rapide, il portait un sévère coup de pied, visant à éjecter Valério au travers de portes pour le sortir dans le jardin intérieur. Qu'il réussisse ou non, le Khan regardait son invité avec sévérité, c'était clairement le regard d'un homme qui protégeait sur un autre niveau d'amplitude. Pourtant, aucune malice... Juste de la sincérité.

- Qui protèges-tu pendant cette fuite ? Où es-tu pendant que les autres ont besoin de toi ? Ces personnes que tu protèges, as-tu déjà réfléchis aux blessures que tu leur faisait en étant fugitif ? As-tu seulement pensé aux sacrifices que tu ferai faire à autrui en les protégeant ? Aux heurts que tu causerais en faisant tes choix ?! Alors !

Il saisissait son épée à deux mains, signe que ça sentait mauvais, et portait un fier coup vertical ascendant, si fort et vite qu'il en soulevait naturellement la poussière, pire encore, il faisait un mouvement pour faire revenir la lame dans le sens inverse, sans jamais quitter du regard le roux, sans jamais sembler faiblir, sans jamais sembler faillir.

- Le monde est malicieux, héritier des Thorpe, il prends bien plus qu'il ne donne. Le poids de ceux que tu veux protéger, est aussi le poids de ceux que tu condamneras. Chacun de tes choix, chacun de tes mouvements, chacune de tes paroles auras des conséquences, tu ne peux ni protéger seul, ni assumer seul, ni espérer être le seul à subir les contre-coups.

Il reprenait une position neutre, noble, imposante... Voilà donc le Khan de Mukesha, pas étonnant qu'il dirigeait toute l'armée réputée si tête de mule des terres du sud.

- A présent héritier des Thorpe, peux-tu toujours affirmer que tu contrôleras tes flammes ? Peux-tu dire que se débrouiller suffira à protéger ? Peux-tu encore affirmer que tu es près à tout pour trouver ta voie ? Penses-tu toujours te confronter aux problèmes à bras le corps ?
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Sam 17 Sep - 16:41

    La force du Khan, que ce soit sa force physique ou sa force mentale, imposait un respect total. Valerio montrait de la résistance malgré sa douleur grandissante dans ses muscles, laissant transparaître sa détermination, comme s'il souhaitait dire de vive voix qu'il n'abandonnerait pas. Cependant on ne pouvait pas dire que les paroles d'Aeon ne le troublaient pas. Son visage se crispa pour tenter de masquer l'inquiétude qui l'envahissait en face des incertitudes que son adversaire avait soulevé. Il avait tapé là où ça faisait mal. Là où bien évidemment, le jeune homme ne pouvait que se contenter de s'accrocher à ce qu'il avait déjà pour éviter de se retrouver acculé au mur. Beaucoup d’éléments arrivaient en même temps, et un moment d’inattention à la mention d'une certaine hypocrisie de sa part lui valu d'être projeté en arrière, pour finir par rouler sur le sol dans le jardin du Khan après un puissant coup de pied dans le ventre. L'hypocrisie. C'était bien tout ce qu'il cherchait à éviter plus que tout. Après tout, n'était-ce pas pour ne plus regarder les gens autour de lui comme un noble qui n'avait rien à se reprocher qu'il avait en partie commencé son voyage ? Faisait-il encore preuve d'hypocrisie envers les gens ? Est-ce que c'était vrai tout ça ?
    Il était aussi désarmé physiquement que mentalement. Il avait pris de sacré coups et s'était fait de sacré blessures. Tout cela était le résultat de son inexpérience, le résultat de son choix d'avoir hésité à suivre sa propre voie et de rester accroché aux semelles de sa famille pendant des années. Le rouquin essaya de reprendre son souffle tant bien que mal, le coup de pied lui ayant sacrément amoché l'intérieur de l'estomac, tout en forçant aussi sa concentration pour écouter ce qu'Aeon lui disait. Mais son adversaire n'avait évidemment pas fini de le malmener, ç'aurait été trop beau pour être vrai. Valerio dût se faire violence dans ses muscles, non sans grimacer et grincer des dents de façon incontrôlable. Puis le silence s'installa. Un silence qui en imposait, seulement troublé par la respiration rauque du Thorpe. Son regard laissait transparaître des émotions multiples, plus contradictoires les unes que les autres. A le regarder, on ne pouvait pas savoir s'il s'agissait d'un enfant perdu qui essayait de retrouver, ou d'un homme qui regardait vers l'avenir aussi flou soit-il. Au final, savait-il lui-même où il se situait ? Le risque de laisser parler ses émotions était de se retrouver face à ces questions qu'il avait bien du mal à affronter toutes en même temps tant elles étaient nombreuses. Il ne pouvait pas y échapper. Il l'avait déjà assez fait. Son regard était planté dans celui du Khan. Le bruit rauque de sa respiration s'estompa légèrement. Cette dernière n'était cependant toujours pas calmée. Malgré cela, il se fit violence pour pouvoir porter des mots à ses lèvres.

« Si...si je suis parti de chez moi … c'est parce que j'étais conscient que la personne que j'étais maintenant ne pouvait rien faire face à la vie. Peut-être que tu as raison. Je me focalise trop sur le contrôle. Après tout, je ne sais même pas s'il est bon de placer un don sous contrôle ou non, si contrôler l'existence des mages est essentielle. Je ne te mentirai pas. Je suis honnêtement perdu. Perdu parce que je ne sais pas quel chemin suivre. »

    Il ferma les yeux quelques secondes pour se concentrer sur sa respiration et reprendre son discours d'une voix plus calme.

« Le problème, c'est que je ne sais pas où est ma place. Je ne peux même pas prétendre savoir qui est-ce que je veux protéger réellement. Je ne peux protéger personne si je ne sais même pas où est-ce que je me situe. Ce serait hypocrite de prétendre que je sais tout. »

    Ses paupières se soulevèrent pour faire apparaître un regard de nouveau déterminé et planté dans celui d'Aeon.

« Je ...ne peux pas prétendre avoir les réponses à toutes les question maintenant. Après tout, je suis parti pour pouvoir les trouver. Mais je suis parti en sachant ce que je laissais derrière moi. Je suis parti en sachant que la vie allait me frapper en pleine figure et me demander des sacrifices. J'aurais été le plus détestable des hypocrites si j'étais resté sans rien faire à attendre que les autres se sacrifient pour moi. »

    A regarder Valente perdre sa vie auprès de l'Inquisition à laquelle il avait été vendue. A regarder les siens qui l'admiraient sans savoir qu'il était tout ce qu'ils détestaient au plus haut point. A regarder sa famille comme une famille avec ses petits problèmes de tous les jours alors que la peur du lendemain se dissimulait dans le regard de ses parents, comme un parasite leur arrachant tout le bonheur qu'ils auraient pu avoir.

« Alors avant tout, je veux cesser d'être hypocrite avec moi même. Regarder la difficulté dans ses yeux, m'en prendre plein la figure. Je veux vivre. Vivre pour pouvoir accomplir tout ce dont j'ai envie ! Je ne m'arrêterai pas avant d'avoir trouvé mes réponses ! »

    A la fin de cette phrase, il resserra son emprise sur son épée qu'il reprit à deux mains et, avec un grognement de douleur et d'acharnement, il asséna un nouveau coup dans l'épée du Khan.

« Si la réalité est que je ne peux pas contrôler mes flammes, alors je vivrai avec et m'adapterai ! Si je ne peux me contenter de me débrouiller, alors je m'endurcirai, et ce jusqu'à nouvel ordre ! Si je dois confronter le problème à bras le corps pour trouver ma voie alors je le ferai ! Mais je ne retournerai pas sur ma décision ! Car c'est la mienne et pas celle des autres ! »

    Valerio poussa avec toute son énergie sur sa lame, forçant sur ses muscles avec autant de force qu'il pouvait déployer les yeux dans ceux d'Aeon, bien décidé à ne pas laisser sa présence s'effacer comme elle l'avait toujours été au sein du manoir Thorpe. Le crissement des deux lames résonna.

« Mes décisions ne plairont pas à tout le monde. Mais je vis avant tout pour moi avant de vivre pour eux ! Je ne peux pas m'arrêter de vivre sous prétexte que je dois les protéger de la moindre égratignure. Ce n'est pas mon rôle ! J'ai encore beaucoup de choses à apprendre...mais je déploierai toutes mes forces pour faire en sorte que ma détermination ne flanche pas en m'y confrontant ! »
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Lun 19 Sep - 16:03

 Le roux commençait à montrer des signes de fatigues... Pas étonnant après un tel voyage, de telles aventures et la pression du Khan ce n'était pas vraiment une surprise et pourtant... Il disait pourquoi il était partie de chez lui, faisant se planter le regard ambre du colosse dans son regard. Cela faisait sens, mais il ne saisissait toujours la l'essence de ce que tentait de lui inculquer le Khan. Du moins en partie. Le tigre-homard souriait doucement, en coin, de façon amusée alors qu'il continuait de regarder l'homme.

- Un don doit être contrôlé qu'il soit ou non magique, ou il ne fera que blesser autrui, tu as mal saisit. C'est les effets de la nature sur la nature, qui ne doivent pas être contrôlés.

Un bon avait beau avoir un petit côté conter nature, il n'en restait pas moins que ses conséquences étaient les mêmes que les effets naturels. Les lames continuaient de se croiser les paroles de s'échanger, mais la comédie avait assez durée. Aeon portait un puissant revers de katana, aussi vif que lourd, pour briser l'échange, avant de rengainer sa lame pour prendre une position plus neutre. Visiblement il en comptait plus échanger de coups d'épées avec lui.

- Continues ainsi, et tu mourras.... Il marquait une pause, avant d'ajouter : Mais tu mourras en homme libre et accomplie.

Le cas faisait volte-face, lui faisant à présent dos et marchant tranquillement vers sa demeure dans laquelle il semblait retourner sans chercher à expliquer la raison de cet arrêt. Mais alors que Valerio ne s'y attendait presque pas, le Khan se figeait et bien qu'il ne se retournait toujours pas, il prenait de nouveau la parole, moins cassant, sans pour autant être amical avec le Thorpe.

- Je négocierai avec les autres forces pour qu'elles ne te posent pas de soucis. Du moins, je glisserai un mot en ta faveur à Linh et le maître des marchands. Tu devras éviter les Nasrin, ne te mêle SOUS AUCUN PRETEXTE de leurs affaires. JAMAIS.

S'il voulait poursuivre sa destinée, celle qu'il avait choisit, alors il ne devait pas se mêler des affaires du clan Nasrin, où bien ce serait le combat de toute une vie, comme celui qu'avaient engagé Aeon, Denrak, Kazu et Linh... Mais les propos du tigre-homard divin laissaient sous entendre quelque chose d'autre, une mélodie qui devait être plus douce aux oreilles du roux.

- En temps normal, les Mukeshin ne laissent pas s'installer les Aéliens sur leurs terres. Ce n'est pas tant une question de mépris que de foi différente, mais du fait que nombreux sont ceux voulant fuir le régime impérial et nous ne pouvons pas accueillir la misère du monde. Cependant... Dans ton cas, si tu veux protéger quelqu'un et le faire venir ici, je m'arrangerai.

C'était la façon d'Aeon de féliciter le roux pour ce soir, s'il voulait protéger quelqu'un à tout prix, Mukesha serait une terre d’accueil pour cette personne, le Khan s'y engageait... Si c'était lui qui décidait de faire venir quelqu'un, peu auraient mots à dire et même le peuple y serait probablement positif, tant leur amour du Khan était grand. Valerio n'avait peut-être pas gagné de réponse, mais il avait gagné une porte de secours pour les siens.

- Rentrons à présent, nous somme resté plus que nécessaire dehors. Les nuits sont fraîches et je doute que tu puisses supporter des coups d'épée plus longtemps sans t'être reposé de tes aventures ahah.

Riant entre le moqueur et le léger, le Khan retournait à l'intérieur, faisant signe à Valerio de le suivre, il allait lui donner une chambre temporairement, tant qu'il restait dans le coin et ne décidait pas de migrer...
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Les fouines n'aiment ni eau, ni saké. Les hommes si. (pv Valerio)
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