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La pêche, c'est mieux avec des vers - Valerio






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Jeu 18 Aoû - 17:15

La pêche, c'est mieux avec des vers

Feat. Valerio

Quand j’avais décidé de me coucher au bord du lac hier soir, c’était plus parce que j’étais complètement fatigué que pour le paysage. Il faisait déjà presque nuit, je n’y voyais rien, et j’avais pour être honnête, complètement mal aux pieds. J’avais marché depuis l’aube, et même si la région était plate, ça piquait sous les orteils. Inutile de dire que j’avais confondu de la menthe avec des orties et que mes mains étaient enflées de partout, parce que j’en ai trop honte. Ces mains étaient tout de même mon outil principal, pour manger une miche de pain, caresser une miche de femme, ou même faire une petite motte de terre là où j’avais tué un oiseau sans faire exprès.
Ca avait été une mauvaise journée qu’hier, et les fougères qui jonchaient les berges m’avaient tout de suite plu. Ni une ni deux, j’avais planté mon bâton, défait mon manteau, et c’en était fini du monde de l’éveil, direction celui des rêves. Ce matin, j’aurais pu me réveiller comme les gens qui viennent probablement ici en touriste, et m’émerveiller devant la beauté de l’eau clair, dire des phrases raffinées comme « oh lala, c’est beau. Chérie je suis ravi que l’on se soit pris une petite semaine loin de la capitale », puis aller faire une petite marche pour me réveiller comme il fallait. Voire aller piquer une tête dans l’eau.
Sauf que non, mon réveil était plus proche des « Au secours nous sommes inondés ! » que des phrases recherchées. L’inconvénient d’une berge de lac ? C’est que c’est pentu. Oh, juste un peu hein, vous n’allez pas avoir le vertige dessus. Mais c’est juste assez pentu pour qu’un idiot qui s’y couche pour la nuit et qui sait qu’il a le sommeil un peu agité puisse se réveiller à l’aube, avec la tête à moitié dans l’eau, à moitié recouverte par une grenouille. Mon corps ? Complètement dans la flotte. Visiblement, mon moi qui rêvait avait décidé que ça serait bon de se laver, avec les vêtements. Ca devait faire des heures que j’avais commencé ma transition du mammalien vers l’amphibien, vu comme ma peau était fripée et comme le tissu s’était imbibé.
En panique totale, je quittais moitié debout, moitié à quatre pattes l’eau vaseuse – parce que oui, on dit qu’un lac c’est beau c’est cristallin, mais en vrai, les bords du lac sont recouverts d’une substance dégoutante, la vase, qui colle, sent mauvais, et en plus s’infiltre bien dans les vêtements pour laisser de grosses traces marrons partout. Comme si j’étais un vieux incontinent – avant d’attraper mon bâton et de m’en servir comme appui. Hier avait été une mauvaise journée ? Ben les dix premières minutes d’aujourd’hui étaient pires !
Bien entendu, je n’avais pas sur moi de quoi faire du feu, et puis j’avais quand même la présence d’esprit de ne pas relâcher un incendie au milieu des fougères. Je n’avais pas forcément besoin d’être recherché pour pyromanie.
Non, au lieu de ça, j’allais me mettre au bord d’une route qui était plus loin, où menait-elle, je n’en savais rien et je ne cherchais pas à le savoir pour le moment, et je m’étendais dessus pour sécher au soleil. J’espérais juste que si une carriole ou un canasson passait, il éviterait de m’écraser, et n’appelerait pas à l’aide en voyant un mec nu au milieu de la route. Je priais surtout pour que personne ne vienne tant que mes vêtements n’étaient pas secs.

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Ven 19 Aoû - 23:58
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"La pêche, c'est mieux


avec des vers"
Feat Auis.


    Le soleil avait commencé à prendre de la hauteur dans le ciel. Ce début de matinée annonçait une journée plutôt ensoleillée, ce qui ravit Valerio. Même s'il ne se plaignait pas, il fallait avouer que la boue due à la pluie d'il y avait quelques jours l'avait bien embêté. Il avait été difficile de marcher dedans à une vitesse à peu près normale, et son manteau blanc ainsi qu'une bonne partie de ses vêtements avait fini par être aspergé de bouillasse. Maintenant, son apparence, il s'en fichait, il avait d'autres choses à faire que d'illustrer son rang de noble. Cependant, l'hygiène restait toujours un point important pour lui, pour la simple et bonne raison qu'il n'avait pas envie de tomber malade. De une, parce que c'était chiant, et de deux parce qu'il se disait que s'il devait mourir de cette manière, ce serait vraiment très bête et pitoyable. Il faisait donc attention à ça.
    Il était donc en quête d'un endroit où se laver. Le dernier point d'eau qu'il avait trouvé remonté à une semaine et ses gourdes commençaient à devenir vides. Ce n'était d'ailleurs pas la seul chose qui se vidait progressivement. L'estomac du rouquin émit un grognement qui aurait put s'entendre à des kilomètres. Il décida donc de prendre congé de sa marche pendant quelques instants. Il s'empara de son sac qu'il portait sur son dos et en inspecta le contenu. Ces derniers jours, le poids du sac avait diminué, ce qui avait eut pour effet de le rendre plus léger et de permettre à Valerio d'accélérer le pas. Cependant, il se rendit compte bien vite de la contrepartie que cet avantage offrait. Il fouilla quelques minutes pour voir ce qu'il lui restait : c'est-à-dire vraiment pas grand chose. Il lui restait une ration et demi, avant d'arriver à la fin de ses provisions. Et pourtant, il avait relativement bien géré son stock : son départ de Fiore remontait déjà à 2 semaines, et au vu du peu qu'il avait prit, c'est-à-dire le nécessaire, il s'était plutôt bien débrouillé. Mais il arrive un moment où tout a une fin, et dans ce cas présent, la fin, c'était la fin de son sac.
    Qu'est-ce que cela voulait dire ? Et bien cela sous-entendait la chasse. Valerio avait déjà eût l'occasion de se confronter à cette activité, étant donné que son titre de noblesse lui donnait accès à ce genre de choses. Cependant, il n'avait jamais vraiment aimé ça. Il n'en était plus au point de dire « oh non pauvre petits animaux je ne veux pas leur faire ça », mais il n'éprouvait pas de joie particulière à aller chasser et ne s'y déplaçait que s'il s'agissait d'aller trouver de quoi manger pour le soir : comme par exemple aider les chasseurs qui apportaient la viande à la table des Thorpe tous les jours. En bref, il bénéficiait d'un bon entraînement. Mais n'avait aucunement envie de chasser. S'il pouvait éviter aussi longtemps qu'il le pouvait de chasser, il le ferait.  Aussi est-ce peut-être là, la raison pour laquelle il ralentit dans sa démarche après avoir remit son sac sur son dos.
    Il suivit tout simplement le chemin qui s'offrait à lui et partit se loger dans ses pensées, dans un creux de sa tête. Il réfléchit à comment s'organiser pour les semaines à venir. Après tout, il était difficile de croiser un village pour pouvoir acheter quelques provisions que la chasse ne permettait pas d'obtenir, tel que les légumes. Et quand bien même un village pouvait être dans son champ de vision, il avait bien conscience qu'il n'était pas certain qu'ils y vendent ce dont il avait besoin.
Valerio laissa s'échapper un soupir. Il avait soif. Ses lèvres commençaient à devenir sèches dû au manque d'eau. Il lui en restait un peu dans sa gourde, mais pas non plus des tonnes. A quoi pensait-il dans un moment pareil ? Pourquoi s'entêter à s'organiser ? Au point où il en était, il devait juste trouver ce dont il avait besoin. Il ne fallait pas s'affoler, mais il fallait s'activer un peu. Il avait décidé de mener sa vie comme un fugitif, mais il avait clairement toujours du mal à s'y adapter complètement.
    Le rouquin s'arrêta de réfléchir quand ses yeux se posèrent sur une forme au loin qui ressemblait vaguement à un corps humain. Il écarquilla les yeux puis fronça les sourcils. Un corps humain ? Sur un bord de route ? Mais bon sang que s'était-il passé ? Des soldats étaient-ils aux alentours ? L'Inquisition qui avait traqué un mage et mit fin à ses jours ? Il paniqua un peu, mais cela ne l'empêcha pas de se ruer vers le corps qu'il apercevait au loin, pour en avoir le cœur net. Il porta sa main à son épée au cas où, muscles tendus et sens aux aguets. Il ralentit en arrivant à la hauteur du corps, et fit surpris de découvrir un homme complètement nu. Il n'y avait aucune trace visible d'un quelconque combat. Pas une seule goutte de sang. Puis Valerio put apercevoir des signes de vie. L'homme respirait. A ce moment-là, probablement dû à la surprise, au relâchement du stresse et au caractère improbable de la situation, il explosa d'un rire tonitruant.

« Mon gars, t'as la bonne taille de poireau mais j'crois que t'es pas tombé sur le public visé ! Désolé ! »

    Le rouquin n'avait même pas fait attention au ton qu'il avait employé tant il avait été surpris par la situation. Ça faisait du bien de rigoler. Il n'avait pas pu le faire depuis un moment.

« Qu'est-ce qu'il t'es arrivé ? Pardon, je ne m'attendais juste vraiment pas à me retrouver dans une situation comme ça ! Un coup d'main ? »

    Il tendit la main en souriant à l'inconnu. Il ne se demanda pas une seconde s'il s'agissait d'un piège. Il était tellement content de pouvoir rire de bon cœur que cette idée ne lui traversa même pas l'esprit.
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Dim 21 Aoû - 21:26

TITRE RP

Feat. PARTENAIRE

Dorer au soleil, c’était bien le seul point positif que j’avais connu depuis plus de trente heures. Sentir les rayons de lumière lécher chaque parcelle de ma peau était au moins aussi agréable que d’embrasser une blonde.  Je jetais de temps à autre un regard vers mes vêtements, pendus sur mon bâton un peu plus loin à ma gauche. Des fois que par magie ils soient séchés par la seule force de ma pensée. Mais la réponse était à chaque fois, malheureusement, non. Ca ne marchait pas comme ça.
Finalement, mes paupières se firent lourdes, et je me forçais à les fermer fort pour que l’astre ne pique pas trop, avant de sombrer dans un léger sommeil. C’était pas une vie. Marcher, dormir, se noyer, dormir. Elle était où l’aventure avec ses rencontres, ses monstres et ses demoiselles à courir et secourir.
Ca n’était pas un son agréable qui me réveillait. Un rire qui sonnait d’avantage d’une note moqueuse à mon oreille qu’autre chose. Immédiatement, mes yeux s’ouvraient, et je grimaçais franchement de douleur. La lumière me brûlait les rétines comme ça n’était pas permis, et je grondais contre ma bêtise sans me priver. Ca n’était pas possible d’être idiot comme ça et de se cramer les yeux quand quelqu’un rigolait. Conséquence, j’entendais seulement à moitié ce qu’il disait, il parlait de légume et de public, je saisissais approximativement ce qu’il tentait de me dire par sa métaphore, toujours un peu hébété par ce réveil soudain, et par ce rire qui ne s’arrêtait pas. Mais au moins il s’inquiétait de moi, l’inconnu du lac, il voulait savoir ce que j’avais fait pour me retrouver comme ça ici.
On ne refuse pas une main tendue c’est connu. Mais comme dans ma tête, il s’était moqué de moi, ben vas-y que j’y mettais toute ma force pour me relever, quitte à le faire trébucher. Une fois debout, je souriais : j’étais plus grand que lui. D’une bonne tête au moins.
« Merci. Alors en fait, je viens de manquer de me noyer. C’est con mais du coup j’étais occupé à sécher.  Quand mes vêtements juste là seront secs, je pourrais m’habiller. En attendant, je fais bronzette. »
Pendant que je réfléchissais à comment éviter qu’il ne se jette sur moi pour savoir comment j’avais eu des abdominaux pareils, je détaillais ses vêtements, qui étaient aussi propres que les miens étaient secs. C'est-à-dire pas vraiment. Mais au moins ils n’étaient pas mouillés, et ça devait être agréable ça, des vêtements pas mouillés.
J’attrapais mon manteau, qui s’il avait pris la terre en temps que sommaire sommier, n’avait pas eu la chance de faire un tour dans la mare aux canards, avant de le nouer à ma taille pour couvrir mon cher et tendre ami.
« Ilmuth Saerg. Voyageur décidément perdu depuis qu’il a passé la frontière. Enchanté. »
Une main tendue pour une autre, et en sus, j’affichais mon plus beau sourire.
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Lun 22 Aoû - 21:51
    Le rire de Valerio s'était atténué, avant de finalement s'arrêter, laissant place à un beau sourire sur son visage. Il laissa l'inconnu agripper à son bras. Le rouquin dût cependant forcer sur ses muscles pour ne pas tomber à son tour. Est-ce que cet homme était lourd, ou est-ce qu'il mettait volontairement toute sa force dans son bras pour le faire tomber ? Quoi qu'il en soit, il ne se laissa pas emporter : il avait tout de même des muscles lui aussi non mais oh.
    Lorsque l'homme se redressa finalement, Valerio sentit une grande solitude à l'intérieur de lui-même. Il y était habitué, mais de voir quelqu'un d'aussi grand comme ça alors que lui était sacrément petit lui arrachait toujours une larme invisible en coin de l’œil. Ça ne changerait jamais. Il écouta son interlocuteur avec attention et, sans que son sourire ne disparaisse de son visage, ses sourcils se haussèrent, surpris de la manière dont l'homme parlait de s'être presque noyé. Il vit ensuite une main se tendre devant lui. Il la saisit alors, sans se départir de son sourire, et la serra pour saluer l'énergumène.

« Valerio. Enchanté aussi. Voyageur pas si perdu que ça en ce qui concerne l'endroit où il se trouve. »

    Il relâcha par la suite la main de l'homme.

« Rassuré de voir que tout va bien ! J'ai cru qu'il t'était arrivé quelque chose de grave, et que tu t'étais fais tuer. Mais tout de même, te noyer ? T'as une façon bien décontractée d'annoncer ça toi ! »

    Il laissa s'échapper un rire, plus léger cette fois. Quel étrange personnage. On avait l'impression qu'il se foutait de tout. Ce n'était clairement pas quelqu'un que l'on croiserait habituellement dans la rue. Il n'avait pas l'air d'être d'ici non plus. Sa manière de parler, ses gestes et le fait qu'il soit perdu...et surtout, son accent qui était bien différent de l'accent Aelien qu'il avait l'habitude d'entendre. Bien des choses avaient l'air de crier que cet homme n'était pas d'ici. Si l'on pouvait considérer cette rencontre dangereuse, Valerio, lui, trouvait ça fascinant. Il n'était pas non plus jamais sorti de sa villa, au contraire, il en sortait beaucoup, et on aurait pu s'imaginer que pendant ses excursions, il ait rencontré des tas d'étrangers... mais pas comme lui, ça c'était sûr. Il n'avait même pas l'air d'être d'Aelius et ça, c'était définitivement une situation dans laquelle il ne s'était jamais retrouvé auparavant. Pas étonnant, avec un pays aussi fermé quand aux immigrations. L'excitation de découvrir de nouvelles choses réveilla la soif de connaissance du rouquin.
    En parlant de soif, Valerio se racla par la suite un peu la gorge. Rire lui avait rappelé qu'il n'y avait pas que ses lèvres qui étaient sèches. Il avait désespérément besoin de boire quelque chose et surtout de remplir sa gourde, sinon il était cuit. Et justement, il avait entendu quelque secondes plus tôt quelque chose à propos de noyage...et qui dit noyade, dit eau. Si des étoiles avaient pût apparaître dans les yeux de Valerio, elles seraient certainement apparues en même temps que la pensée lui traversa l'esprit.

« Bon écoute...Ilmuth c'est ça ? Je l'ai bien dit ? Quoi qu'il en soit, ton histoire de noyade me fait penser qu'il y a une source d'eau non loin, et j'ai désespérément besoin d'en trouver une, j'arrive bientôt à la fin de mes provisions, surtout en matière de boisson. Si tu m'y conduis, je me charge de faire sécher tes vêtements, et je pourrai même peut-être t'aider à retrouver ton chemin, qu'en dis-tu ? »

    Sa voix sur la fin avait commencé à se briser, signe qu'il lui fallait trouver de l'eau et vite. Il attrapa son sac duquel il sortit sa gourde, et en fini le maigre contenu qu'il restait à l'intérieur. Il toussa un peu, mais ne laissa pas disparaître son sourire en regardant Ilmuth. Aussi étrange que cela puisse paraître, il était content de trouver quelqu'un à qui parler après des jours et des jours de voyage sans voir personne. On avait beau dire que partir à l'aventure était passionnant, si rien ne se passait pendant le voyage, le temps semblait bien long et pénible à voir passer. C'était rafraîchissant de pouvoir voir de la vie.
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