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"Cher journal, je vais me faire envoyer VALdinguer" - Comme une page qui se déchire (feat Valente)

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Valerio Thorpe
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Mar 9 Aoû - 0:43
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"Cher journal, je vais me faire


envoyer VALdinguer"
Comme une page qui se déchire - Feat Valente.



Le soleil se levait peut à peu à l'horizon. Une ombre se dessinait petit à petit derrière Valerio. Cela faisait bien quelques heures qu'il marchait. Il avait déambulé dans les rues de Casalta une dernière fois en tant que noble de son pays. Les rues étaient encore silencieuses. Personne n'était encore au courant. Personne ne savait que l'héritier des Thorpe était désormais considéré comme la risée de sa famille et de son pays. Un paria que les gens regarderaient désormais avec dégoût en apprenant ce qu'il était. Il voulait profiter une dernière fois de cette ville qui le voyait comme un simple noble, que certains aiment et d'autre déteste, par jalousie ou par haine de la personne qu'il était. A mesure que le soleil se levait, son ombre grandissait derrière lui. Une ombre qu'il ne se retourna pas pour voir. Il ne baissa pas la tête non plus et regardait droit devant lui. Son visage était dissimulé au fond de la capuche de son manteau blanc, qu'il mettait habituellement pour se rendre en ville quand il désirait se faire discret.
Le jeune homme était plongé dans ses pensées. Ses souvenirs défilaient dans sa tête. Il se laissa aller, et s'abandonna parfois aux sentiments qu'il éprouvait en se remémorant certaines scènes ; des larmes coulaient parfois sur ses joues. Il ne les balaya pas d'un revers de main comme il le ferait d'habitude. Son regard était sombre mais surtout anxieux. Son cœur battait la chamade à mesure que ses souvenirs se rapprochaient du moment présent et de la dure réalité. Il ne pouvait plus faire demi-tour, il fallait qu'il avance. C'était trop tard pour faire marche arrière.
Valerio continua de se laisser porter par ses pas jusqu'à atteindre la citta povera. C'était un endroit dans lequel il s'échappait souvent pour échapper aux mondanités du manoir qui parfois pouvaient lui peser. Vêtu de son manteau blanc, le même qu'aujourd'hui, il s'y rendait, dissimulé pour que l'on ne fasse pas trop attention à lui, et y passait quelques heures, se mêlant à la foule et faisant partie de la vie pendant un certain temps. C'est au milieu de ces gens, qui vivaient difficilement, que Valerio s'asseyait dans un coin et y trouvait la paix. Loin des extravagances et des attentes de la vie de noble , tout lui semblait paisible, bien que la peur de l'Inquisition y soit bien présente. Il était tranquille, personne ne venait s'occuper de lui, car tout le monde avait déjà leur problème à gérer. Cela lui faisait du bien.
Il s'assit à la même place que de coutume. Il regarda les rues s'animer petit à petit. Il mangea une pomme qu'il avait acheté quelques minutes plus tôt. Puis des bruits de pas familier se rapprochèrent.

« Eh monsieur t'es encore là ! » s'écria un jeune garçon au loin.

Valerio enveloppa le reste de sa pomme dans un mouchoir et rangea le tout dans son sac qu'il transportait.

« Bah alors monsieur, tu pars en voyage ? » demanda une petite fille qui accompagnait le garçon, suivit de quelques autres enfants.

Le roux laissa apparaître un sourire sous sa capuche. Il se gratta le menton imberbe.

« On peut dire ça comme ça. Je m'en vais pour un très long voyage, je ne reviendrai pas pendant un moment. »

« Lâcheur ! Tu viendras plus jouer avec nous ? »

« Ca risque d'être un peu difficile. Y'a des gens qui ne m'aiment pas vraiment ici, et je ne sais pas si on me laissera revenir. »

« Raaaaaaah ! »

Un des enfants s'accrocha au bras de Valerio. Ce dernier souleva le gamin, aussi léger qu'il paraissait, du même bras, pendant que les autres commençaient à s'agripper et à grimper sur Valerio en grommelant « c'est pas juste » ou encore « on se liguera contre ces vilains pas beaux ».

« Je ne suis toujours pas un arbre à chat vous savez. » répondit Valerio en soupirant un peu.

Puis son visage s'éclaira d'un sourire. Il reposa le gamin pendu à son bras et s’accroupit à la hauteur des enfants. Il en prit un dans ses bras, qui s'amusa par la suite à tirer sur les joues du rouquin. S'en suivit quelques minutes de jeu entre Valerio et les enfants. Il adorait ces êtres innocents, qui le regardaient les yeux plein d'admiration. Il voulait profiter encore une fois de ce regard gentil qu'ils lui portait à chaque fois qu'il venait s'amuser avec eux. C'est dans ces moments là qu'il avait toujours la pêche, qu'il déconnait, qu'il était au meilleur de sa forme. Il en profitait une dernière fois, avant de voir ces enfants s'éloigner de lui parce qu'ils sauraient bientôt la raison pour laquelle on allait le chasser. Il voulait profiter une dernière fois de ces jeux innocents. Car c'était aussi tout ce qu'il avait, qui lui rappelait Valente, et ces moments d'innocence de l'enfance, qui lui donnait encore l'espoir que son frère, pourrait ne pas le détester.

Le bruit d'armure retentissant dans les rues le ramena à la réalité.

Le sang de Valerio se glaça. Bien qu'il soit relativement tôt dans la matinée, ils étaient déjà là. Il savait que ces bruits d'armure n'étaient destinés à personne d'autre que lui. Autour, il voyaient les gens s'affoler. Les enfants reculaient, s'écartaient, puis se réfugièrent dans des endroits où ils pouvaient être cachés. Le rouquin quant à lui resta figé sur place. Son cœur accéléra ; il tremblait tellement qu'il ne put même pas porter ses mains à sa capuche pour se réfugier dessous. Il était tétanisé par la peur, mais aussi animé par le désir de se confronter à ce qui l'avait hanté pendant des jours et des jours. Il serra ses poings et se mit soudainement une grosse baffe. Ce n'était pas le moment de se prendre pour un héros. Il avait peur pour sa vie. On l'avait protégé depuis son enfance, mais là, c'était fini. Il n'était plus un enfant.
Alors il se mit à courir. Il ne put même pas adresser un mot d'au revoir. L'adrénaline fut sa force dans chacun de ses déplacements. La vitesse à laquelle il courait abaissa sa capuche et révéla son visage apeuré aux yeux de tous. Ses long cheveux roux flottaient dans le vent. Il ne se posa pas de question. Il se réfugia un moment dans l'ombre avant de remarquer une hauteur. Il grimpa aussi haut qu'il put, et fini par monter sur un toit. De là il regarda l'agitation dans les rues. Il avança prudemment sur le toit, avant de sauter sur un autre et d'observer les environs pour repérer une échappatoire. Puis son sang se glaça ; il entendit un bruit derrière lui, et se retourna pour faire face à la source de ce dernier.
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Valente Thorpe
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Ven 12 Aoû - 13:04
Les bruits des sabots, des armures et de l'étendard écarlate de l'Inquisition étaient en général le signal pour de nombreux passants de se placarder chez soi et fermer ses volets. Comme une marche funèbre, la petite escouade menée par Valente laissait derrière elle des rues désertes. Il jetait de temps en temps un regard derrière son épaule, pur réflexe, au cas où quelqu'un déciderait de l'attaquer. C'était peine perdue ici : Casalta était le bastion de l'Inquisition, la maison des adeptes de Raijin. Ici, on le craignait même. On ne savait pas qui il était, mais les coutures rouges de son uniforme, l'étendard portant le symbole du Dieu Tonnerre et l'épée violette accrochée au flanc du cheval faisait l'affaire. Les rues se faisant de plus en plus étroites au fur et à mesure qu'ils progressaient dans les quartiers, Valente stoppa son cheval et se retourna.

« Restez où vous êtes. Je reviens », intima-t-il au cavalier qui le suivait. Le soldat acquiesca et Valente descendit de son cheval. Il entrait dans les quartiers moins fortunés de la ville, sillonnés par les canaux et véritable labyrinthes pour quiconque ne les connaissait pas comme sa poche. Bien sûr qu'il irait se cacher ici, avec les rats de son espèce.
Deux gamins avaient refusé de regagner leur maison à l'approche des cavaliers de l'Inquisition. L'un d'eux leva un regard ahuri vers lui, l'autre le dévisageait avec hostilité.

« Dis-moi, petit, si tu avais vu quelqu'un qui me ressemble beaucoup passer par là, tu me le dirais, n'est-ce pas ? »

Le garçon cracha à ses pieds et s'en alla en courant. Valente grogna. Évidemment...

« Monsieur l'Inquisiteur ! »

Une vieille dame en bonnet propret avait ouvert son volet de moitié et le regardait depuis sa fenêtre. Une lueur malveillante brillait dans ses yeux marron, sous les sourcils grisonnants. Toute la rue était silencieuse, mais il ne faisait aucun doute que chaque habitant était attentif à ce qu'il se passait, avide d'informations sur la raison de la présence d'un Inquisiteur à Citta Povera.

« Oui, Madame ? »
Elle plissa son front, dont les rides remontèrent vers une fine frange de cheveux gris, à peine visible sous le bonnet.
« Un jeune homme est venu ici la veille, un jeune homme habillé en blanc qui vous ressemble beaucoup. Il est peut-être là depuis plus longtemps, je ne peux rien affirmer. »
« Avez-vous une idée de la direction dans laquelle il est parti ? »
Les yeux marron presque opaques de la vieille s'animèrent d'une curiosité malsaine. « Oh, moi, je ne suis pas du genre à me mêler des affaires des autres. Je sais juste qu'il a joué avec mon petit Anselm hier. Et je crois l'avoir vu partir vers là-bas... Il vous ressemble beaucoup, ce garçon, dites-moi ! »

Valente acquiesca sans rien dire de plus, l'air impassible. Il semblait qu'elle était désireuse de connaître la vérité sur cette étrange course-poursuite ; mais il était déjà parti, suivant la direction que la vieille dame lui avait indiquée, non sans verser quelques pièces au creux de sa paume ridée. S'il y avait bien une règle que Valerio ignorait, apparemment, c'est de ne faire confiance à personne lorsqu'on est un mage. Il suivit la trace magique de son frère pendant quelques minutes, ne s'arrêtant jamais de courir, jusqu'à se retrouver face à une hauteur.

« Sérieusement... ? »

Il fallait être suicidaire ou désespéré pour grimper sur les toits de cette foutue ville. Valente commença à escalader en soupirant. Son frère avait beau courir comme un lapin pris au piège, il était celui qui avait les meilleure capacités physiques. Ce n'était qu'une question de temps, maintenant.

La vue était imprenable d'ici. D'un coup, il aperçut quelque chose sur un toit voisin. Une capuche blanche, ainsi qu'une chevelure rousse. Son coeur oscillait entre deux sentiments contraires : la haine d'être face à ce mage, la joie d'être face à son frère. Il sauta, se réceptionna sur le toit voisin. Et s'avança calmement vers Valerio.

« Pourquoi ? » La pointe de l'épée de Valente se retrouva dangereusement proche de son jumeau. L'arme semblait frémir légèrement, comme consciente qu'elle était à proximité d'une puissante magie. « Pourquoi est-ce que je te retrouve dans un trou à rats comme celui-ci, hein ? Tu peux me le dire ? »
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Valerio Thorpe
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Ven 12 Aoû - 22:58
Nombreuses furent les nuits où Valerio se réveillait en sueur. Il était à chaque fois seul dans sa chambre, trop spacieuse à son goût. Ses cauchemars le faisaient paniquer chaque soir, et à chaque fois qu'il essayait d'en parler, on lui disait que ce n'était qu'un mauvais rêve. Après tout, Valente ne pourrait jamais détester son frère, c'était absurde. Pourquoi rêver d'une confrontation si tendue à chaque fois que Valerio tombait dans les bras de morphée ? Ses parents ne comprenaient pas l'inquiétude du jeune garçon à l'époque. A vrai dire, il était difficile de voir si ils s'en inquiétaient vraiment. Ils ne mentionnaient plus Valente à la maison, du moins devant Valerio, comme si leur fils n'avait jamais existé. Comme ce cauchemar. On lui répétait que ce cauchemar n'était pas réel.
Et pourtant ce cauchemar était devenu réalité.
Valerio était paralysé par ses émotions. Chacune d'entre elles se mélangeaient les unes aux autres et faisaient bourdonner ses oreilles. Il sentit une goutte de sueur descendre le long de son visage. Peu à peu, il put discerner les traits du visage de celui qui lui faisait face : des traits identiques aux siens, et qui pourtant révélaient un être complètement différent.
Ce face-à-face avait été la hantise de Valerio pendant de nombreuses années. Jamais cette peur n'avait su disparaître, et aujourd'hui elle devenait réalité. A mesure que son frère approchait, il tenta de bouger ses muscles pour courir et s'enfuir, éviter cette confrontation qu'il avait toujours redouté. Mais il ne put se résoudre à bouger. Aucun son ne put sortir de sa bouche. Était-ce parce qu'il était heureux de retrouver Valente après tant d'années ? Ou était-ce la peur de se retrouver devant l'Inquisiteur qui serait capable de l'emprisonner pour le restant de ses jours.
Figé sur place, il se contenta juste de regarder son frère approcher. Il l'observa dégainer son épée et l'approcher du fugitif. Valerio avait beau vouloir de tout cœur faire confiance à son jumeau, la lame de l'épée devant lui faisait battre son cœur à la chamade. Puis des mots sortirent de la bouche de Valente. Valerio écarquilla ses yeux qui étaient plongés dans ceux de son frère. Il écouta avec attention chaque mot qui sortit de sa bouche. Son cœur lui donna l'impression de se briser. Il sentit les larmes monter à ses yeux L'une d'entre elles s'échappa et roula sur sa joue. Les lèvres tremblantes, le rouquin put enfin prononcer faiblement quelques mots, presque en chuchottant :

« C'est … c'est vraiment la seule chose que tu trouves à me dire après toutes ces années ? »

Puis il fronça les sourcils, peinant à sortir la suite de sa phrase, tant sa gorge était bloquée par sa tentative peu réussie de retenir ses larmes.

« ''Ce trou à rats'' m...mais tu t'entends ? Valente, tu parles des gens que tu es sensé protéger...qu'est-ce qu'il t'es arrivé... »

Sa voix fini par presque mourir sur ses derniers mots. Il savait parfaitement ce qui était arrivé. L'Inquisition semblait avoir définitivement changé son frère. Jusqu'à quel point ? Il ne le savait pas. Ce qu'il savait, c'était que son cauchemar prenait petit à petit vie devant ses yeux. Il regardait ceux de son frère tant bien que mal, la vue obstruée par ses larmes. Il ne put décrypter son regard, tant il était choqué parce la personne en face de lui. Cependant il y vit la chose qu'il redoutait le plus. Il y vit l'ombre de la haine. Cette haine qui lui glaçait le sang et réduisit son coeur en milles morceaux. La réalité était bien plus cruelle que tous les cauchemars qu'il avait put avoir jusqu'à présent. Il n'en était pas encore sûr et gardait au fond de lui l'espoir que son frère ne puisse jamais avoir ce genre de sentiments à son égards. Mais la présence de cette épée entre les deux hommes semblait lui rappeler que l'innocence n'avait plus sa place ici.
Il renifla essayant de calmer ses larmes. Il n'était jamais vraiment du genre à se montrer si vulnérable, mais cette fois il ne pouvait pas se retenir. Il n'avait pas d'autre choix que d'être honnête avec soi-même. Il était coincé maintenant. Au fond de lui, Valerio voulait que cette conversation continue encore longtemps. Il commençait ici à y voir une occasion de mettre les points sur les i. Il essaya d'y penser un peu plus, et rassembla assez de force pour se calmer et maîtriser ses émotions. Il continua tout de même à trembler quelques secondes, avant de progressivement amortir le choc de ce face-à-face. Il serra ses poings avant de les relâcher. Il garda ses yeux dans ceux de son frère, essayant tant bien que mal de faire abstraction de la lame entre eux deux.

« Je suis ici pour faire mes adieux à ma vie en tant qu'hériter des Thorpe. J'ai décidé de me trouver un but dans la vie, de savoir ce pour quoi « Valerio » vit. »

Il reposa son regard sur la lame en face de lui, avant de remonter ses yeux sur son jumeau.

« Est-ce vraiment un crime de vouloir partir et vivre ma vie comme je l'entend ? Est-ce nécessaire de me menacer avec une épée ? »

Il s'arrêta un instant de parler avant de reprendre la parole, d'une voix plus faible.

« Ca n'est pas pour de faux cette fois n'est-ce pas ? Ce ne sont pas les épées en bois que nous utilisions enfants hein ? »

Valerio pouvait sentir dans l'air, une tension qui en était presque étouffante. Les rues désertes ne laissaient place qu'au silence. Et pourtant, on pouvait sentir des regard observer avec attention la scène, et des oreilles prêtes à capter le moindre son. Malgré le soleil qui éclairait désormais la Citta Poverta, tout lui semblait gris. Comme si le temps s'était arrêté, et avait laissé Valerio en proie aux souvenir de son enfance.
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Valente Thorpe
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Lun 15 Aoû - 20:57

Valente fit un pas vers son frère, demeurant de glace. Valerio ne s'échapperait pas une nouvelle fois.
Cet irresponsable pourri gâté n'avait aucune idée d'à qui il s'adressait. Et voilà qu'il tentait de lui faire la morale comme s'il avait la moindre idée d'à quoi la vie ressemblait hors des murs de la villa Thorpe ! Des murs que son crétin de frère n'aurait jamais dû quitter.

« Je suis censé les protéger des sombres abrutis de mages comme toi qui s'échappent sans avoir aucune idée du danger qu'ils représentent. »

Le ton glacial comme la pointe de l'arme qu'il pointait sur son jumeau, Valente ne montrait aucun signe de vouloir abaisser celle-ci - mais ne fit pas de pas en avant, non plus.
Les jérémiades suivantes de Valerio lui firent froncer légèrement les sourcils. Il sentait une colère froide, tapie dans ses entrailles depuis que son frère avait ressurgi dans sa vie, monter insidieusement dans son sang, le porter à ébullition. Tout ça pour une crise d'adolescence en retard, un désir égoïste de liberté. Un mage, par essence, ne naissait jamais libre. Seulement, ils étaient nombreux à ne pas le comprendre.

« La seule raison pour laquelle tu n'as pas été donné à l'Inquisition est parce que j'ai servi de monnaie d'échange. »

Pourquoi il avait pris la peine de le protéger, déjà ? A cause des légendes entourant l'Inquisition, à cause de l'amour qu'il avait pour son frère à cette époque - parce que, tout courageux qu'il soit, Valente ne pouvait que plier l'échine devant l'autorité paternelle. Il n'avait jamais imaginé qu'il puisse en être autrement ; il avait juste obéi.

« Tu étais l'héritier ! Le futur de la maison Thorpe ! Et moi, j'ai donné ma vie pour que ce futur ne soit pas brisé. Pour que ton secret reste un secret. Tu t'attends à ce que je te félicite de fuguer comme un adolescent au lieu d'assumer tes responsabilités ? »

Il aurait pu paraître calme, si ce n'était la lueur assassine qui brillait dans ses yeux. Plus encore que la colère, c'était la déception qui le dominait. Son frère était devenu un véritable pleurnichard, lâche et égoïste.

« L'Impératrice veut ta tête, tu sais. »
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Valerio Thorpe
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Mer 17 Aoû - 22:44

    « Abruti », « adolescent », le tout articulé avec un ton des plus sec... chaque mot que Valente prononçait faisait l'effet d'un coup d'épée dans le cœur. Les cauchemars de Valerio semblaient être innofensifs comparé à la douleur que le rouquin pouvait ressentir en ce moment présent. Il ne s'attendait évidemment pas à une telle claque mentale dans la figure. Il s'attendait à en recevoir une bien évidemment, mais pas à une de cette envergure. Plus son jumeau s'exprimait, et plus l'espoir que Valerio avait de retrouver « son frère » mourrait, en même temps que toute trace de joie de le revoir dans ses yeux. Il n'entendit pas un seul commentaire positif. Pas une once de joie dans sa voix. Juste un jeune homme envahi par la colère et visiblement capable de tout.
La dernière remarque de Valente fit cependant s'échapper un rire sarcastique de Valerio. Les larmes s'étaient arrêtées de couler pour faire place à un profond désarroi. Il haussa les sourcils en regardant son frère, les joues encore mouillées. Il continuait de rigoler nerveusement et sarcastiquement.

« Mais oui ! L'impératrice qui veut ma tête ! Comme si ça n'était pas le cas avant ! Tu sais bien que ça a toujours été comme ça ! C'est juste devenu plus « légal » maintenant !». dit-il amèrement en accentuant au maximum le mot ''légal''.

    Valerio fit un mouvement des bras pour manifester le fait qu'il ne comprenait absolument pas Valente. Il agita légèrement sa tête, son regard se posant autour de lui, puis au ciel, s'aventurant par la suite vers le sol et se reposa finalement sur l'Inquisiteur.

« Et alors ? Est-ce....est-ce que t'es sérieusement en train d'essayer de me blâmer pour tout là ? Je n'étais pas celui qui a décidé de donner TA vie à l'Inquisition ! J'ai toujours été fermement contre ! Je n'étais pas celui qui restait sur le côté sans rien faire, quand j'ai été puni un nombre incalculable de fois pour avoir tout tenté pour rentrer à l'intérieur des murs de l'Inquisition et te ramener, et même t'avoir écrit de simples lettres qui ont fini par toutes être interceptées par les servants des parents ! Tu crois sérieusement que je voudrais être celui qui prendra les rênes de la famille juste parce que ces gens qui ont échangé la vie de leur fils pour un titre veulent que je le fasse ? Mais qu'ils aillent se faire voir ! Je pense que c'est bien plus irrespectueux envers toi que de juste me contenter de courber l'échine et d'être à la tête des Thorpe de cette manière ! Sérieusement ! Ils n'en ont pas hésité une seule seconde à t'échanger et depuis ce jour, je ne les ai jamais plus entendu prononcer ton nom ou te mentionner devant moi, comme si tu n'avais jamais existé ! Et tu veux vraiment que je devienne ce que ces gens veulent que je devienne ? Tu veux que je leur fasse plaisir ? J'ai pas envie d'être un hypocrite et agir comme si j'étais le seul fils de la maison ! Si je dois être à la tête de la famille, je veux le décider moi-même et le devenir parce que je veux le devenir ! Ca n'a rien à voir avec le fait d'agir comme un adolescent ! Je ne veux pas me transformer en coquille vide et devenir un gars qui suit les ordres sans broncher ! Je ne veux pas être un leader au cœur aussi glacé que celui de nos parents ! »

    Sa voix avait commencé à porter malgré lui, même s'il faisait de son mieux pour se maîtriser. Il vidait son sac et sentait que maintenant qu'il était parti, il ne pouvait pas s'arrêter là. Il n'avait pas envie de contrôler ses émotions, il l'avait assez fait. Il avait juste envie d'exploser, et de dire ce qu'il n'avait jamais pu dire avant. Son ton alternait entre la colère et le sarcasme. Jamais autant de sel n'était sorti de sa bouche de sa vie. Il ramena ses deux mains sur son visage et les fit glisser tout le long. Il reprit alors d'une voix plus calme, mais toujours aussi tranchante.

« Tu sais ce que j'ai écris à père et mère dans la lettre que je leur ai donné le soir où je suis parti ? Que je n'étais pas prêt à devenir le chef de la famille dans le moment présent. Et pour savoir si je pouvais être prêt un jour, j'avais besoin de trouver la réponse moi même en voyageant et en découvrant de nouvelles choses, trouver mes propres réponses et ne plus négliger cet aspect de ma vie qu'est la magie. Car quoi qu'il arrive, cela faisait partie de moi, et que je doive la renier et me battre contre elle ou non, ne dépendait que de ce voyage car en restant dans la villa, je n'avais jamais trouvé de réponse à cela en 27 années de ma vie. Et que je reviendrai lorsque j'aurais trouvé toutes ces réponses. Et la première chose qu'ils ont fait, le lendemain même de mon départ était de me dénoncer à l'Inquisition pour mon simple voyage ! Wow ! Mais quels parents admirables n'est-ce pas ? Ils en ont bien quelque chose à faire de leur fils, bien plus que le putain de titre qu'on lui a donné dès la naissance hein ? Ca, tu vois, c'est le genre de choses qui me motivent à ne pas vouloir devenir comme eux et partir en voyage pour REVENIR plus tard et savoir ce que je fais ! Mais eh, apparemment, ce genre de choses que beaucoup de gens ont fait par le passé ne m'est même pas accordé parce que je suis un mage ! Et par conséquent un danger ! Wow ! Je pense qu'après 27 ans, j'ai suffisamment démontré que j'étais capable de ne pas être un danger pour les gens autour, parce qu'apparemment, personne n'est mort ! Et même ça ! Les accidents arrivent, tout comme de tomber du haut d'une falaise ou de frapper quelqu'un par inadvertance ! Je suis pas un monstre bordel ! »

    Il fit un rapide geste agacé du bras pour désigner l'épée de son frère.

« Sérieusement ! Tu crois que tu n'es pas plus dangereux que moi, avec cette chose dans tes mains qui a été forgée pour blesser et tuer les gens ? Tu crois que t'es pas plus dangereux que moi quand tu n'es visiblement pas capable de contrôler ta haine tout en tenant ton arme ?! Tu penses que donner une arme à qui que ce soit fait qu'ils sont moins enclin à être hors de contrôle qu'un mage ? »

    Les larmes de Valerio n'étaient désormais plus qu'un mauvais souvenir. Il avait maintenant gagné un peu plus d'assurance à mesure qu'il parlait de ce qu'il avait sur le cœur. Il savait bien que cela ne changerait certainement pas l'avis de son frère. Mais il avait grandement envie de prendre sur sa revanche sur les cauchemars qui l'avaient hanté pendant des années. Il avait envie de tout sortir, considérant qu'il s'agissait là du premier pas à faire pour trouver sa place. Il ne pouvait plus se mentir à lui-même, il avait prit la décision ce fameux soir où il avait quitté la maison. Sa voix s'était calmé et avait baissé de volume. Même s'il n'avait pas crié, il s'était situé à la limité entre parler fort et crier, et il commençait à le sentir dans ses cordes vocales. Il regardait son frère, le regard plein d'émotions et reprit d'un ton exaspéré :

« Je ne sais même pas pourquoi je me justifie. Parce qu'au final, même si j'étais resté Valente, tu aurais sérieusement eût confiance en moi en tant que leader si j'avais répondu favorablement à la proposition de père il y a quelques jours ? Parce que moi je ne pense pas que tu le ferais ! La seule chose que tu vois là, c'est le mage que je suis et qu'apparemment tu détestes ; tu n'as même pas l'air de voir ton frère jumeau ! Putain la première chose que tu fais en me revoyant après 13 ans d'absence c'est de sortir ton épée de ton fourreau et de me chasser comme une bête ! Même si j'étais l'héritier parfait, tu ne me ferais même pas confiance sous prétexte que je suis un mage incontrôlable ! Et ça, visiblement, je ne pourrai pas m'en détacher malgré tous mes efforts ! Pour moi la meilleur chose à faire c'est d'accepter ! Tu ne crois pas qu'en prenant les rênes de la famille, je trahirais d'office les citoyens qui placent leur confiance en quelqu'un qui représente tout ce qu'ils détestent probablement sans qu'ils ne le sachent ? Je ne vivrai pas caché toute ma vie durant et je ne mentirai pas aux gens que je suis sensé protéger ! Je ne veux pas vivre ma vie comme une putain de marionnette qui doit lécher les bottes de l'impératrice juste parce que je vis dans la peur qu'elle révèle un secret qui peut entraîner ma famille et ma personne vers les abysses ! »

    Valerio resta droit. Il fixa son frère dans les yeux, les poings serrés. Ses traits de visages étaient tendus, son nez était plissé. Mais il semblait résolu à ne pas lâcher prise et rester campé sur sa position.

« J'ai besoin de voir par moi-même si les mages sont vraiment si mauvais et qu'ils sont aussi incontrôlables que tu le laisse entendre. Je suis bien au courant que mon pouvoir peut détruire des vies, et que les bases de l'Inquisition ne sont pas si mauvaises que ça à la base. Mais je veux savoir si c'est la seule chose dont mon pouvoir est capable ! Je ne veux pas être un danger pour les autres ! Je ne veux pas détruire de vie ! Je veux contrôler ce pouvoir ! Ce n'est pas un simple caprice. Ce n'est pas une crise d'identité. Je ne peux pas prendre mes responsabilités si j'ignore ce pouvoir car il pourrait devenir incontrôlable. Je ne peux pas prendre mes responsabilités si je ne choisi pas s'il est bon ou non d'avoir ce don. Si la voie que je dois suivre est celle d'encourager les gens à accepter la magie, ou à la renier pour de bon. J'ai besoin de ce voyage pour obtenir toutes ces réponses. Seul. »

    Le ton du jeune homme était sec. Décidé. Il avait été long à tout expliquer, il en était conscient. Il avait lâché tout ce qu'il avait sur le cœur depuis ces dernières années et cela lui faisait du bien. Pendant quelques instants, il avait su oublier la lame entre lui et son frère. Il avait su montrer qu'il avait pris sa décision et qu'il était capable de ne pas être aussi paumé qu'il pouvait paraître l'être. Même si au fond de lui, il n'était pas certain que tout ce beau discours se solde par la réalisation de ses espérances. Tout cela était très beau, mais il angoissait tout de même de voir le futur. De voir la réalité. Il lui faudrait bien lui faire face un jour. A commencer par la réaction de Valente à tout ce que lui avait lâché son frère en pleine figure. Car Valerio n'avait pas hésité à taper là où ça faisait mal. Pas une seule seconde.
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Valente Thorpe
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Mer 7 Sep - 1:20
Dès qu'il avait passé les portes du Siège Écarlate, Valente s'était juré de tirer un trait sur le passé.
Il voulait cracher sa haine à la figure de cet être qui lui ressemblait tellement, à la figure de ce frère qui lui crachait ses quatre vérités. Une légère exclamation méprisante s'échappa de la bouche de l'Inquisiteur à la mention de leurs parents. Il avait été invisible et il le serait toujours aux yeux de leur père, il en était cruellement conscient. Même des années plus tard, la simple mention de sa famille le faisait se sentir insignifiant. Et seul, vraiment seul.

Il ne pouvait pas dire qu'il avait oublié Valerio pendant toutes ces années, plutôt qu'il n'existait plus au présent, rien qu'au passé. Quand il repensait à lui, c'était toujours de manière fugitive, du moins il essayait. Ces visions, ces rappels, ces bribes du passé, il les avait enfouies au plus profond sans jamais regarder en arrière.
Maintenant que l'une de ces visions se tenait droit devant lui, il était aisé de constater à quel point ils avaient changé. Pour les jumeaux Thorpe, les Dieux n’avait pas su trancher. Les deux frères avaient grandi séparés et étaient maintenant chacun le contraire de l’autre, le premier doté d’une spontanéité et d’un franc-parler tout particuliers, le second, portant sa réserve comme une armure. C'était tellement ironique.

« La différence entre moi et toi, Valerio, c'est que je peux contrôler mes gestes. Mon épée ne va pas prendre feu et tuer des douzaines de villageois. »

Dans sa main, cependant, son épée ne bougeait pas, ne tremblait pas. Le résultat de nombreuses poursuites, desquelles il s'était tout le temps sorti victorieux. C'était tellement plus facile d'arrêter quelqu'un dont on se fichait totalement. Et le détachement, en ce moment, faisait défaut à Valente.
Il fixait toujours son frère d'un regard véhément, mais une certaine réserve avait pris la place de la colère.
Cette situation toute entière était l'antithèse de retrouvailles heureuses et émouvantes. Mais il n'avait juste pas le choix. Chaque chasse était un dilemme pour l'inquisiteur, un arrachement pour le mage. Il en était conscient.

Valerio le regardait avec tant de colère - est-ce qu'il avait raison ?
Est-ce qu'il collait si bien à son rôle d'Inquisiteur impitoyable qu'il avait fini par devenir le croquemitaine dont on parlait tant ?

« Et ensuite quoi ? Mettons que tu réussisses à contrôler tes pouvoirs par un quelconque miracle. Tu crois que le reste du monde va t'accueillir à bras ouverts quand tu reviendras ? »

Valerio avait raison autant qu'il avait tort, et ça le rendait malade.

« Peu importe le résultat de ce voyage. Tu ne peux pas changer la manière dont les gens pensent, Valerio. Personne ne le peut. »
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Personnage illustrateur : Luke Fon Fabre - Tales of the Abyss
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Valerio fucking Thorpe
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Valerio Thorpe
Valerio fucking Thorpe
Lun 12 Sep - 23:29
    Valerio se sentait plus léger après avoir dit tout ce qu'il avait sur le cœur depuis ces 13 dernières années. Cependant son crâne avait fini par lui provoquer quelques douleurs qui semblaient avoir été déclenchées par son emportement. Ses muscles étaient tendus, sous la pression que créait cette situation.

Des rues vides ; un espace large.

    Le jeune homme avait l'impression qu'un fossé entre les jumeaux se creusait juste sous ses yeux. Il avait beau essayer de remettre de la terre dedans pour combler le trou, chaque parole de Valente semblait être un coup de pelle supplémentaire pour l'agrandir. Cette conversation ne menait presque à rien. Chacun des parti était campé sur ses positions. Et pourtant Valerio voulait que cette conversation continue. Aussi pénible et douloureuse soit-elle, il ne voulait pas que tout cela s'arrête. Ils avaient passé presque autant de temps ensemble qu'ils en avaient passé séparés. 14 ans ensemble et 13 ans séparés. Il ne voulait pas que le poids de la séparation écrase celui de leur temps ensemble. Il voulait que cette conversation puisse rattraper le temps perdu. Il voulait que cette conversation dure un peu plus. Juste un tout petit peu plus. Un peu plus de temps avec son frère, avec son autre moitié. L'horloge allait bientôt sonner la fin de cette rencontre. Pourquoi fallait-il qu'il y ait une fin ?

Une botte de foin à côté de la troisième maison en partant de l'embranchement de derrière.

    Les paroles de Valente le troublait. D'une part parce qu'il avait tellement changé, et d'une autre parce qu'il pointait certains points sur lesquels Valerio n'avait pas encore de réponse, puisque son voyage ne faisait que débuter. Penser trop à ces points là le faisait paniquer grandement. Et ce n'était clairement pas le moment de paniquer. Il devait se concentrer sur ce dont il était sûr. Les raisons pour lesquelles il était parti. Il devait faire comme ce soit où il avait dût dire au revoir à Ophelia. Il devait se concentrer sur ce qu'il avait, pas ce qu'il n'avait pas. Il ne devait pas flancher devant son frère. Après avoir lâché un début de rire ironique aux dernières paroles de Valente, Valerio dit d'une voix plus calme que tout à l'heure, mais beaucoup plus salée.

« C'est drôle. Quand tu parles comme ça, tu me rappelle vraiment père. »

    Il regarda son frère dans les yeux. Les siens étaient presque fatigués. Fatigués de se justifier. Fatigués de devoir faire face à autant de personnes qui le descendait, surtout son frère.

Un bateau qui s'apprête à partir du port.



    Le rouquin leva les yeux au ciel avant de rediriger son regard sur l'Inquisiteur. Il ne voyait absolument pas comment on pouvait tenir des arguments pareil si on y réfléchissait un peu. Pour Valerio, Valente ne faisait pas d'effort pour comprendre et donnait l'impression de se battre contre de l'air. Cette histoire de contrôle : le contrôle n'était-il vraiment pas possible ? N'était-ce pas ce que Valerio était en train de faire. L'héritier des Thorpe était certes perdu dans sa vie et ne savait pas s'il était bon ou non d'avoir un pouvoir, mais par contre, il était sûr d'une chose : un pouvoir, tout comme une arme ou des émotions, ça se contrôle. Il rigola sarcastiquement.

« Franchement. Je me demande vraiment si tu réfléchis là. Et surtout si tu t'entends parler. Tu peux contrôler tes gestes tout autant qu'un mage peut contrôler ses pouvoirs. Tu crois que les écoles de magie existent juste pour faire joli ? Arrête de te voiler la face s'il te plaît. Je respecte ton avis, mais sans déconner, que tu me sorte quelque chose comme ça, c'est ridicule. »

Les portes menant à l'extérieur de la ville au loin.

    Il haussa les sourcils, sa tête se balançant de gauche à droite comme pour souligner son incompréhension face à la situation. Face à la manière de penser de Valente. Il n'avait même plus la force d'essayer de comprendre.

« Hmpf. Tu n'as clairement pas fait de politique. L'esprit des hommes est constamment en train de changer. Il n'est jamais statique et change en fonction de la situation. Le changement peut venir d'eux. Ou alors il peut venir de moi. »

    Il marqua une courte pause avant de reprendre.

« Tu ne peux pas prétendre que personne ne changera d'avis. On ne peut pas changer la manière de penser des gens, mais on peut changer ce qu'ils pensent. Je ne suis pas un idéaliste stupide qui pense que tout le monde changera et m'acceptera. Il y a trop de gens dans le monde pour que ce soit possible. Mais il doit bien y avoir quelqu'un qui peut m'accepter. Il doit bien y avoir quelqu'un que je peux changer. Même si c'est juste une... »

''Même si ce n'est que toi'' murmura-t-il alors que sa voix mourrait. Sa gorge s'était resserrée d'un coup sous l'émotion. Encore un peu. Juste un tout petit peu.

Les restes de la pomme dans une main. Tic tac. Tic tac. Tic. Tac. Saute.

    Il y avait tant. Tant à se dire. Tant de choses qu'il voudrait faire, tant de tentatives qu'il aurait aimé mener pour changer l'avis de son frère. Mais il ne pouvait pas maintenant. Pas tant que cette épée était là. Pas tant que la menace de voir débarquer d'autres Inquisiteurs était là. Pas tant que le temps était compté. Valerio resta les yeux fermé, la tête dirigée vers le sol pendant quelques secondes. Sa main droite était serrée, comme si elle tenait fermement quelque chose en son sein. Le jeune homme prit une grande inspiration avant de rouvrir les yeux et d'afficher un visage déterminé.

« Au fait, tu sais quoi Valente ? Y'a un truc que j'ai toujours rêvé de dire à ceux qui me parle comme ça...comme papa.... »

    Et soudain, Valerio lança le trognon de pomme qui lui restait de ce matin et qu'il gardait caché dans sa main à la figure de Valente. Il fit un bond en arrière puis fit se tourna vivement pour faire face au vide de la rue. Il se retourna vers son jumeau et puis sauta en arrière.
    Fini les étiquettes. Fini les beaux discours transformés par la noblesse. Fini de se voiler la face et de retenir tout en soit. Il n'y avait qu'une seule manière avec laquelle Valerio pouvait s'exprimer dans le cas présent. Une seule manière de faire comprendre ce qu'il ressentait à Valente. Il brandit en plein vol, deux gros majeurs en direction de Valente et lui balança un :

« Va te faire fouuuuuuuuutre ! »

    Valerio atterrit sur le sol et n'attendit plus. Il dégaina son épée de son fourreau et commença à courir. Il racla le sol avec sa lame pour envoyer un nuage de poussière derrière lui, puis se dirigea vers une maison à côté de laquelle se trouvait une botte de foin. Il donna un coup d'épée dedans pour en faire tomber sur le chemin et repris sa course. La chasse au mage avait commencée. Il n'y avait plus d'échappatoire.
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"Cher journal, je vais me faire envoyer VALdinguer" - Comme une page qui se déchire (feat Valente)
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