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Have a hard or sweet time ? | PV. Médéa

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Unei Jackrob
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Lun 10 Oct - 6:30

Have a hard or sweet time ?

Une réprimande peut toujours tourner en instant agréable..

Une pluie diluvienne s'abattait sur Casalta ; le ciel était voilé d'une sinistre robe.  Les rues habituellement actives se noyaient dans un silence plat, presque terrifiant, et ne présentaient aucune forme de vie. L'obscurité devenait opaque, s'emparant de la vue d'Unei au rythme de ses pas incertains. Ses dernières forces s'évaporaient un peu plus à chaque nouvelle seconde. Son état déplorable allongeait considérablement sa conception des distances, si bien que le palais lui paraissait à des journées de marche. En réalité, il ne lui restait déjà plus que les quartiers environnants à franchir.

Ses membres se soulevaient avec dure labeur, dans des râles incessants de douleur, affaiblis en continuité. Les soldats de garde, apercevant une silhouette si menaçante s'approcher du château dans la pénombre, pointèrent machinalement leur lance à sa gorge, sans prendre la peine d'éclaircir son identité. Peu habitués à la voir ainsi sous sa forme alternative, ce ne fut que lorsqu'elle s'avança davantage, sans réaction hostile, qu'ils comprirent qu'ils n'avaient pas affaire à n'importe quoi, encore moins à un monstre éloigné de son territoire - déjà que le songe était absurde. Cette dernière regagna son allure originelle, s'effondrant aussitôt de fatigue.

Ces hommes avaient de très bons réflexes, même si tard, puisqu'ils réussirent à la rattraper in extremis, la soutenant sur leur épaule, mais elle n'était déjà plus consciente pour marcher de son gré. Pris de panique, les portes s'ouvrirent dans un fracas, alertant tout le hall.

- « Nous avons besoin d'aide médicale, et vite ! »
________

Plus tôt dans la journée..

Sous la requête de l'Impératrice, la marquée explorait l'une des vastes cavernes parsemées en Aelius, réputées pour leurs trésors minéralogiques comme pour les créatures qui en faisaient leur nid ; et c'était justement la raison de sa venue. Les araignées des cavernes développaient une soie particulièrement rigide et ductile, ce qui en faisait une denrée très prisée pour la confection de tissus. Sa tâche était simple : en ramener une quantité satisfaisante.

Cependant, rien ne se déroula comme espéré.

De lourds pas résonnaient entre les cloisons de roche froide, à en rompre la mélodie de l'eau ruisselant et chutant, lentement, goutte par goutte sur le sol. Vifs, pour ainsi dire en pleine course, ils n'avaient rien d'humains.
Sa lame fétiche coincée entre ses mâchoires, la dragonne au cuir opalin prenait la poudre d'escampette, poursuivie par une folle armée de ces insectes à huit pattes, qui plus est accompagnée de leurs générales, une dizaine de fois plus imposantes, et surtout, plus dangereuses. En preuve le sang qu'elle semait sur son chemin, s'échappant de plusieurs zones de son corps à la fois, dans un flux remarquable.

Malgré ses blessures, elle n'eut sur l'instant aucun mal à trotter jusqu'à s'extirper loin de cette antre infestée, propulsée par l'adrénaline causée par le danger. Une fois persuadée de n'avoir aucune mauvaise surprise en se retournant, la mage ralentit, allant s'avachir lamentablement au pied du premier arbre venu, dans un souffle puissant qui secoua l'ensemble de son abdomen. Elle reprit sa véritable apparence afin de constater ses dégâts sous un meilleur angle ; elle ne pouvait s'aventurer plus loin, ni retenter sa chance, ce serait tout bonnement suicidaire. Simplement rentrer semblait également difficile au vu des circonstances, et la capitale ne se trouvait pas être la porte à côté.

Des morsures saupoudraient sa peau le long de ses mollets ainsi que ses avant-bras de traces minimes, bien qu'un chouïa gênantes. Le plus profond mal se situait au niveau de ses côtes ; tandis que les petites bestioles lui grimpaient dessus pour la grignoter, l'une des mères avait bondi du plafond, et malgré une esquive, ses longues griffes acérées avaient tout de même atteint leur cible de plein fouet, la tranchant de façon sévère. Son armure avait beau être d'une épaisseur appréciable, elle n'était pas spécialisée pour le combat face à de si gros ennemis.

La conclusion fut dure à avaler : elle avait échoué, sa quête de récolte s'était transformée en embuscade ravageuse. L'image du doux visage de la souveraine se projetait déjà dans son esprit, se déformant avec l’amertume et le mécontentement à l'écoute de ce rapport.
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Medea D. R. Saltarelli
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Sam 15 Oct - 22:03




Have a hard or sweet time ?
I won't let you go away. You're my toy, my love and my treasure ♦ Unei & Medea


Mes espoirs furent bien trop grand cette journée-là. La voir échouer est difficilement pardonnable mais je pourrais reconnaître avoir une part d'erreur dans mes actions.

En révisant le stock de composants de la capitale accompagné de ma soeur Vorona  - uniquement car elle peut s'avérer très efficace dans le domaine administratif et le commerce, nous avons toutes deux remarqué que nous manquions de tissu d'araignées des cavernes cette saison. Ayant grimpé en popularité, un léger problème se créait : il fallait s'en procurer une quantité minimale le temps que les stocks puissent se remplir lorsqu'un escadron d'expédition soit envoyé. Je ne pouvais pas les envoyer cette semaine, ils se trouvaient déjà à Fiore et je manquais d'hommes pour une telle tâche. Tout le monde semblait occupé, comment pouvais-je régler un souci aussi futile ? Surtout que les plus hauts concernés sont ces pimbêches avides de mode qui ne sont qu'utiles simplement pour la croissance de la bourse de Casalta. Cela restait tout de même une raison valable, il fallait une solution de substitution.

En retournant un château en pleine réflexion, une idée me vient soudainement, en un éclair de Raijin. Dans la salle du trône je la vois, scintillante, cruellement belle comme dangereuse et mystique. Elle s'approche de moi en une révérence formelle, ses cheveux blancs retombant contre ses épaules et ses joues pâles. Mon envie à ce moment même n'était que trop inappropriée face aux majordomes et autres membres du palais présents, je me contente simplement de lui dire de se lever afin de prendre délicatement sa main et l'embrasser sur son devant.

- « Que fais-tu ici toute seule ? Viens, j'ai à te parler. »

Je me dirige de ce pas vers mon bureau où j'ouvre premièrement la porte avant de laisser passer Unei afin qu'elle s'installe convenablement sur le siège de velours rouge. Je ne prends pas la peine de garder un ton formel et disciplinaire et entre directement dans le tas pour mettre au point mon plan :

- « J'ai constaté aujourd'hui que nous manquons cruellement de toile d'araignée des cavernes pour fabriquer du tissu en vogue ces derniers mois. Malheureusement, je ne peux envoyer aucune équipe entièrement qualifiée pour aller en chercher et le temps presse... C'est pour cela que j'ai pensée à ma tendre vassale. En étant accompagnée de quelques soldats du château, j'aimerais que tu t'y rendes pour en récolter une certaine quantité ; le temps de tenir jusqu'à ce que je puisse m'en occuper dans de meilleures conditions. »

À vrai dire, ce n'était pas une question. Il fallait qu'elle y aille, je l'avais choisie pour réussir cette quête. Je compte sur elle sans même trop comprendre pourquoi tellement son don peut me paraître répugnant, terrorisant mais aussi fascinant et désireux. Après sa réponse, je me lève en même temps que ma vassale pour lui attraper rapidement le bras avant qu'elle ne s'échappe pour ses préparatifs.

- « Tu auras une récompense en rentrant, ma dragonne. »

Je lui souris puis retire l'étreinte de ma main afin de nous séparer provisoirement. La flamme de la passion brûlait lorsque nos regards se croisaient. J'aime la posséder et pour rien au monde je me séparerais de ce trésor si amusant. La seule personne au droit de poser sa main sur elle n'est que l'Impératrice elle-même, quelque soit ce qui peut lui arriver en tant que ma protectrice. Peu de gens ont mon intérêt, et elle en fait tout bonnement partie. Je ne lui aurais pas offert un tel titre si je pensais le contraire.

Malheureusement, mes idées et ma fourberie m'ont pris de court cette fois-là. Je me suis trouvée stupide mais bien trop cruelle, pour une fois. Laissant parler mon âme noire et impure avant ma logique et ma raison, j'entends un jour et demi plus tard des voix paniquer à l'entrée du palais d'améthyste et des bruits s'agiter. Je descends promptement et découvre avec stupeur le corps évanouï d'Unei Jackrob, des blessures ensanglantées tâchant son armure et son beau teint fatiguée par la marche et l'attaque qu'elle a dû subir. Portée par deux soldats l'ayant accompagnée et orné de quelques blessures également, je suis éprise d'une rage incontrôlable.

- « Vous n'auriez pas pu la protéger, au lieu de rester les bras croisés derrière vos armes et vos armures de pacotille ?! Pourquoi est-elle encore plus endommagée que vous ? Elle était chargée de cette mission, et vous deviez couvrir ses arrières pour que cela soit un succès ! Dépêchez vous de vous occuper de vos plaies, que je ne les revois pas quand je vous recroise ! C'est bien clair ?! »

Par la suite, je m'empare de ma vassale, venant l'attraper par les hanches et les jambes afin de la porter comme une princesse, solidement afin que je ne lui procure aucune nouvelle douleur.

- « Ne la touchez pas, je m'occupe d'elle personnellement. Hors de ma vue. »

Accompagnée d'un médecin pour la diagnostiquer, nous nous dirigeons vers mes appartements personnels où je dépose ma vassale sur mon lit après avoir retiré toute sa panoplie de combat afin de mieux contempler les dégâts. Heureusement, nous ne voyions rien de mortel ; cependant, il fallait établir des soins rapidement pour que cela cicatrise. Grâce à son don, nous pouvions remarquer que des écailles avaient déjà commencés à la protéger et faire le travail à notre place. Ce détail me rassure, première fois où je pouvais peut-être tolérer la présence d'un pouvoir chez un mage. Je me tourne donc vers le docteur, piquant tout le nécessaire pour la guérison et l'envoyant aussitôt à la porte.

- « Vous avez fait du bon travail, merci monsieur. Je vais désormais prendre le relais ! »

La porte claque et résonne mais cela n'a pas réveillé Unei. Je m'installe à côté, sur un tabouret que je ramène vers le lit, et y dépose tout le matériel à disposition pour désinfecter ses plaies et les bander convenablement. Plutôt de nature brutale, je pense bien me débrouiller pour une fois malgré mes gestes secs. Une fois terminée, j'attends son réveil patiemment : j'ai été clémente pour l'instant, mais l'amusement ne fait que commencer.
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Unei Jackrob
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Lun 17 Oct - 10:05

Have a hard or sweet time ?

« Please.. don't be too rude with me.. »

Combien de temps venait de s'écouler ?
Les yeux d'Unei s'ouvrirent difficilement, accompagnés d'un grommellement désagréable à peine audible. Elle semblait toujours aussi vaseuse, à moitié absente fonctionnellement parlant. Il fallait dire que ce repos soudain, imposé par son organisme, ne possédait rien de réparateur. Pour autant, la virulence de ses douleurs s'était amoindrie, et le froid qui l'envahissait auparavant complètement dissipé. En incapacité de se relever pour le moment, son corps restait plaqué contre ce lit confortable où on avait pris soin de l'installer. Mais il ne paraissait pas être le sien..

- « Hmm.. où suis-je ? »

Cette interrogation instinctive, commune à toute personne se réveillant d'un coma, sortait fébrile de ses lèvres, articulées par un moindre effort. Pourtant, une telle question n'avait nul lieu d'exister ; elle savait bien où elle se situait. Très bien. Cette ambiance renfermée, limite oppressante, et ce parfum unique ne siégeait que dans l'enceinte du palais.

Sa vue se trouvait encore loin d'être nette, mais elle pouvait distinguer un individu à son chevet. Parmi l'empilement de tâches brumeuses collées à sa rétine, une teinte éclatait comme des plus familières. Cette envoûtante couleur lavande ne correspondait à personne d'autre que l'Impératrice. Aussitôt, un bien-être emblématique à sa présence coula le long de ses veines. Elles demeuraient dans la chambre impériale, endroit intime par excellence, et cette dernière s'était occupée personnellement de panser sa vassale. Réaliser cela ne la laissait pas insensible, comme la vue savoureuse offerte par sa position.


L'heure des réjouissances n'avait cependant jamais sonné, et se trouver allongée ici ne présageait pas bon signe. Tout du moins dans les circonstances actuelles – autrement quelle bénédiction. Medea dut apprendre la mauvaise nouvelle à son retour. Ses acolytes, qui l'avaient suivie dans ce périple sans se montrer un tant soit peu compétents quant à sa protection, s'étaient sans doute déjà vus violemment sermonnés.. il ne manquait plus que son tour. Et connaissant à merveille le caractère de la souveraine, un mauvais quart d'heure s'annonçait.

- « V-Votre Altesse.. je.. veuillez pardonner mon échec.. »

La dragonne n'osa pas croiser son regard, redoutant les flammes de colère susceptibles de s'y loger. Ses excuses chimériques représentaient un poids plume en face. Ses yeux vermillons, teintés de culpabilité, roulèrent jusqu'à l'opposé de la pièce, tandis que ses membres se rétractaient sur eux-même, à la recherche de se faire le plus fins possible. Action inutile toutefois : elle résidait dans l'antre du béhémoth, piégée, vulnérable à sa merci absolue.

Son visage était dépité par la déception et les remords. Non seulement elle se montrait indigne de son rang, donnant un coup sec à sa droiture par la même occasion, mais aussi, ladite récompense promise plus tôt la veille lui glissait sous le nez. La scène bien que brève, marqua ses pensées par le fer, tant le sens de ces mots et les sentiments placés derrière attisaient l'intense convoitise de la mage. La perdre n'était pas qu'un détail superficiel.

Si seulement ces sbires s'étaient chargés de correctement l'encadrer comme leur rôle leur ordonnait.. comme il leur avait été ordonné. La demoiselle ne se retrouverait pas dans cet état, et les mains vides. Des lâches ou des couards, il y avait matière à songer. Sans doute que l'observer sous sa forme draconique leur inspirait une peur, qui combinée à celle des araignées les attendant sagement pour leur déjeuner, fut si écrasante qu'ils n'eurent le courage de suivre son initiative et se jeter front au danger. La rancune germait dans son esprit. Unei avait à présent une cruelle dent contre eux.
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Medea D. R. Saltarelli
Impératrice Boobzilla
Lun 17 Oct - 17:23




Have a hard or sweet time ?
Too much kindness hides something else ♦ Unei & Medea


En attendant que ma vassale se réveille, je demeure pensive tout en scrutant son corps simplement couvert du drap couvrant le lit impérial. Sa peau pâle, quelque peu souillée par le combat et le sang séché des blessures qui ont pu le laisser se répandre à cause de ses mouvements, me rappelle certains instants où j'y ai goûté sans modération. Sa chevelure argentée couvre ses épaules, sa frange retombe sur ses paupières closes, cachant son regard rougeâtre et ses pupilles atypiques qui brillent et s'illuminent presque d'une férocité indescriptible lorsqu'elle ose se transformer en la créature intrigante et redoutée qu'elle peut être au fond de sa personne. Mes yeux descendent le long de ses bras, habillés de pansements et de légers bandages, et sur ses mains fines où se dessinent avec harmonie ses articulations. Le bout de ses doigts ainsi que ses ongles sont usés mais ont heureusement pu échapper aux monstres ou tout autre mauvais geste qui aurait pu lui créer encore plus de séquelles. Je me contente de fixer par la suite son buste et sa poitrine couvertes et gonflant au rythme de sa respiration adoucie depuis les soins, ses clavicules dépassant simplement du tissu blanc qui l'empêche d'attraper froid. Comment ai-je pu l'envoyer avec de tels incompétents ? Si des gens doivent mourir dans ce type de missions, il s'agit bien d'eux et non d'Unei. Le savon qu'ils ont reçu ne sera pas l'unique punition que je prévois, mais je préfère chasser cette idée de mon cerveau pour l'instant afin de me concentrer sur quelque chose de bien plus amusant et, surtout, d'important.

Alors que je commençais à détacher mon armure afin de respirer plus facilement et me mettre plus à l'aise sur mon tabouret, j'entends certains grommellements provenant de ma vassale. Elle reprend doucement connaissance, les sourcils froncés et la vue forcément troublée - elle semble regarder autour d'elle pour repérer les lieux et se demande même où elle se trouve. Je la laisse reprendre ses esprits calmement, jusqu'à ce qu'elle me reconnaisse enfin et prend le temps de ressasser ce qui s'est passé dans sa tête.

- « Tu es au palais, Unei. Les soldats t'ont ramené de justesse car vous étiez en danger face aux araignées des cavernes. Ne bouge pas trop pour le moment, le temps que tu récupères. »

J'attrape une carafe remplie d'eau et lui sert une coupe fraîche avant de lui tendre pour qu'elle se désaltère. Chose faite, je croise mes jambes et mes bras, secouant ma tête d'un geste sec afin de faire venir ma chevelure en arrière. Un soupir s'échappe de ma bouche lorsque ses excuses se font entendre ; d'un côté, cela est bel et bien ce que j'attendais, mais d'un autre n'était-ce pas tout bonnement ma faute ainsi que celle de ces piètres soldats qui ne sont bons qu'à boire le soir et s'endormir à leur poste ? Quoiqu'il en soit, apporter en premier lieu un peu de stress à ma vassale semblait amusant avant de détendre l'atmosphère.

- « Je suis très déçue, certes. Je n'aime pas lorsque tu échoues, c'est un fait. Si je t'ai choisie en tant que vassale, c'est pour tes capacités en plus de ton rôle au sein de l'Inquisition et du royaume d'Aelius, pas pour se pavaner et s'estimer simplement heureuse que tu n'aies pas été mise à mort publiquement. La défaite est une chose que je digère mal, comme tout Saltarelli. »

Je décroise les jambes afin de me pencher vers le lit, profitant d'une certaine proximité grâce à l'endroit où je suis assise. Ma mine sérieuse se transforme en un sourire plus apaisé et mystérieux, le genre de mimique connue par les personnes me côtoyant : le sourire de l'Impératrice, imprévisible mais empli de malice.

- « Cependant, un Saltarelli doit reconnaître par moments ses erreurs, même devant un mage. Je n'aurais pas dû t'envoyer en mission si vite, peu préparée, et surtout avec ces hommes qui n'ont pas su te protéger comme ils se devaient de le faire. J'ai simplement agi par égoïsme, comme je le fais souvent. Ta défaite est normale, je n'ai aucun argument pour te réprimander comme ces couards t'ayant accompagnés. »

Un léger rire s'échappe de ma gorge, puis je décide de me lever et de me diriger vers ma salle de bain personnelle afin d'allumer l'eau chaude et de préparer un bain à ma vassale. Cela lui fera le plus grand bien, un peu de détente en guise d'excuse n'a jamais fait de mal à personne - surtout un dragon. Enfin... je suppose. De plus, son luxe de relaxation ne sera que de courte durée; J'ai admis mon erreur, or cela ne veut pas dire que je la laisserai déguerpir de sitôt...

- « Arrives-tu à te lever ? Je te prépare un bain plein de ressources. Je t'aiderai à te laver, si tu as encore trop mal. »

La voyant se redresser sur le matelas, je me dépêche de prendre sa main pour l'aider à marcher jusqu'à la baignoire à pieds et remarque qu'elle n'a pas trop de difficulté à aligner ses pas. Je la laisse donc s'installer confortablement dans l'eau pendant que je termine d'ôter toute mon armure pour la remplacer par une simple robe noire à volants. Le blanc sied mieux à Unei, je lui prépare donc le même vêtement dans la couleur contraire et le dépose sur le lit avant de prendre le tabouret sur le chemin et l'installer à quelques millimètres de la baignoire où la dragonne semble s'extasier paisiblement.

- « Ce n'est pas trop chaud à ton goût ? J'ai mis quelques plantes à l'intérieur que le médecin m'a donné. Tu as l'air d'apprécier, vu ton visage. »

Une expression du visage que j'apprécie dans d'autres circonstances. Cette pensée me vole un rire, puis je me remets droite sur mon siège pour frotter le dos nu d'Unei avec du savon et de l'eau. Je ne suis pas du type délicate mais je tente de le rester pour son besoin personnel ttant qu'elle en a encore besoin. La suite ne sera que meilleure.

- « Raconte-moi un peu comment cela s'est passé là-bas ; j'ai envie d'entendre les faits de ton point de vue. »
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