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C'est l'heure de la promenaaade ! ~ Unei

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Megan Reeves
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Mer 5 Oct - 16:22


Pet walking duty
« A collar and a leash for this girl, please ! »




Le port de Lycurgus. Un lieu rempli d'infamie, d'insécurité et de violence. Nombreux sont ses habitants qui cherchent à voler les navires marchands ou tenter de fuir par la mer en tant que passager clandestin. C'est probablement l'endroit le plus surveillé de l'île, si l'on excepte les bâtiments de garde et la résidence du gouverneur. Et pourtant, c'est une véritable passoire à crimes. La garde ne sait jamais où donner de la tête, si bien que l'odeur de ce port est particulièrement caractéristique. L'odeur du sang. L'odeur de la malfaisance. Mais malgré tout, j'apprécie cette petite île. Elle représente beaucoup de choses. Et elle a un certain charme … C'est aussi une grande source de revenus pour mon équipage et moi-même. Plus qu'ailleurs, il est très facile de se procurer des esclaves, à Lycurgus. Et surtout, jamais personne ne vient reporter les disparus, du pain béni pour cette activité. J'étais d'ailleurs venue rencontrer aujourd'hui, à l'endroit habituel, dans un bar mal famé, mon contact ici afin de récupérer la marchandise humaine de cette fois-ci. J'avais reçu une commande de ma meilleure cliente, et pas des moindres : Medea Saltarelli, impératrice d'Aelius. Quelle ironie. Non seulement elle alimentait la puissance de notre équipage en nous « subventionnant », mais en plus elle ne savait pas qu'elle me connaissait également sous ma forme écailleuse. Un double avantage pour moi, puisque je savais parfaitement comment me comporter en sa présence, et ainsi favoriser les négociations en mon sens.


J'observais les silhouettes dévêtues face à moi, enchaînées aux pieds, aux poignets et au cou, reliés par les mêmes chaînes. Trois hommes, deux femmes et deux enfants, un garçon et une fille. Je faisais le tour d'eux, vérifiant quelques petites choses sur leur corps, à savoir leur absence de maladie contagieuse grave, la tonicité de leurs muscles, s'ils sont marqués ou non … Toutes les choses à savoir afin d'estimer leur valeur, en quelque sorte. Je m’enquérais de leur âge, de leur provenance, de ce qu'ils savaient faire … Une des deux femmes était vierge. Un sourire satisfait se dessina sur mes lèvres. Parfait. Cela rajoutait beaucoup de plus-value à son prix. Et Medea risquait de payer encore plus … Les enfants semblaient avoir huit et douze ans. Ils feraient de parfaits larbins pour un couple de nobles. De plus, tous possédaient un point commun : l'absence d'une marque. Plus dé sécurité pour l'impératrice, donc plus d'argent pour nous. Satisfaite de la qualité, et une fois rhabillés, je les embarquais sur mon navire, en direction de Casalta. C'est que j'avais ma réputation d'esclavagiste à honorer : de la bonne qualité livrée en temps et en heure.


Le voyage se fit sans encombre. La marchandise était intacte, et toujours en bonne santé. Comme à mon habitude, je mis pied à terre seule, laissant le commandement temporaire à Eirian. Pour rester discrète, je me devais de laisser les esclaves dans la cale, et d'aller tout d'abord négocier avec Medea en privé. Une fois cette procédure faite, je retournais en ville, et je ramenais les esclaves, accompagnée d'un garde afin de donner l'impression d'une arrestation lambda au peuple aelien. Cela ferait de la mauvaise publicité à l'impératrice, si jamais ses sujets découvraient qu'elle supporte l'esclavagisme. Après être revenue au palais, je devais retourner la voir une seconde fois, toujours accompagnée du garde jusqu'à sa salle de rencontre privée, et lui présenter la marchandise, qu'elle puisse l'examiner et avoir le choix de se rétracter ou non, chose qui n'était encore jamais arrivée. Enfin, j'étais censée être payée immédiatement en mains propres, et repartir une fois l'argent en ma possession. Toutes ces procédures devaient se faire dans la discrétion la plus totale, et surtout, avec le minimum de témoins. Officiellement, aux yeux de la garde, j'étais une chasseuse de tête au service de l'impératrice, et cela devait rester ainsi.


Suivant donc cette procédure à la lettre, j'obtins mon audience rapidement. Avec les manières, usant de ma connaissance de la personnalité de Medea, acquise depuis des années, je fis tout pour la mettre sous son beau jour. Nous négociâmes pendant de longues minutes, ses questions étant toujours très spécifiques et pointues. Mais des cinq esclaves qu'elle avait commandés, c'était sans doute la vierge qui attisait le plus sa curiosité. Avec un sourire en coin, je lui en parlais en détail, et insistait surtout sur son caractère. Je savais parfaitement que Medea préférait les femmes soumises. Elle prendrait sans doute un malin plaisir à la briser, dans tous les sens du terme. Etant mon meilleur atout de vente, j'insistais beaucoup là-dessus, capturant l'attention et l'intérêt de mon interlocutrice. Je sentais déjà le prix monter. Et alors que nous arrivions à un arrangement, la porte s'ouvrit, laissant un témoin assister à la scène. Contrariée, j'observais la nouvelle venue … Avant de soupirer de soulagement. Ce n'était que l'animal de compagnie taille humaine de Medea. Ce n'était pas la première fois que nous nous croisions, et il me semblait qu'elle était au courant de ces affaires … Ou du moins, elle tenait sa langue. Vu sa position, de toute façon, mieux valait pour elle qu'elle se taise si elle savait quoi que ce soit sur nos petits arrangements secrets, si elle voulait garder sa vie intacte. Je me taisais donc, instinctivement, afin de préserver ma charte qualitative sur mes services d'esclavagiste. Nous étions de toute façon pratiquement arrivées à un consensus. Tout ce qu'il me manquait, c'était l'aval de Medea pour aller chercher la marchandise, ainsi que son offre pré-vérification en personne.


Unei … Non seulement nous nous sommes déjà croisées à de nombreuses reprises dans le palais en tant qu'humaines, mais aussi en tant que créatures écailleuses. Cependant, elle ne savait pas que j'étais cette femme-poisson bleue, et tant mieux. A l'heure actuelle, c'était la personne la plus susceptible de démolir ma couverture. Mais fort heureusement, nos écailles respectives nous ont rapprochées. En tant que femme-poisson, je pensais avoir au moins un bout de sa confiance. En tant qu'humaine, nos rapports étaient neutres. Je me demandais bien pourquoi elle était là, perturbant ainsi notre transaction ...




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Unei Jackrob
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Jeu 6 Oct - 5:59

C'est l'heure de la promenaaade !

« I'm not your pet.. get these things away from me.. »

L'océan. Cette étendue d'un bleu serein, pourtant habitée de malfaisance portant bien des noms. Depuis les hauts balcons du palais, la vue était saisissante, magnifique ; la meilleure de toute la capitale, sans l'ombre d'un doute. Cela faisait une longue poignée de minutes que Unei stationnait là, cambrée et accoudée au rebord, admirative telle une enfant, tandis qu'une douce brise soulevait gracieusement sa chevelure ainsi que sa cape de jais. Cet horizon l'intriguait plus que tout. Officieusement, elle savait ce qu'il se trouvait derrière ce mot, elle n'avait pas manqué de détailler les cartes du monde pour ses recherches, mais la réalité n'y était pas. Jamais ses aventures au service du trône ne l'avaient amener à franchir les frontières maritimes. Son statut dérangeait, son don davantage. Et l'Inquisition perdrait aisément sa trace parmi les flots ; malgré sa loyauté, c'était chose inenvisageable. Il ne subsister qu'une seule option, naïve pensera-t-on : rêver. Lâchant un soupir d'aise, elle se décida finalement à quitter la balustrade pour vaquer à la suite de son programme.

C'était un jour de repos bien mérité pour la Marquée, qui avait brillamment et comme à son habitude, bien que de rares exceptions subsistaient pour son malheur, satisfait toutes les requêtes qui lui avaient été confiées. Elle n'a par ailleurs d'aucune manière manqué d'en profiter, et le lourd sommeil qui s'était abouti quelques heures auparavant en était la preuve solide.
L'Impératrice veillait à ne pas trop la surmener ; il était primordial de la maintenir sur le qui vive, à l'affût et ce en toute circonstance, afin qu'elle soit toujours prête à agir, la protéger et subvenir au moindre de ses besoins. Or, un corps et un esprit fatigués ne représenteraient qu'un bouclier fragile, une arme émoussée. Pourtant, dieu sait à quel point elle pouvait se montrer endurante et hargneuse avec la volonté nécessaire.
Déambuler inlassablement dans les immenses couloirs tapissés de mauve et de divers ornements tous plus luxueux les uns que les autres ne l'intéressait guère actuellement ; une autre activité éveillait son intérêt.

De retour au sein de ses quartiers, la dragonne débutait la préparation de ce qui comptait être sa future journée, ou du moins, ce qu'elle souhaiterait en faire. Il lui manquait encore l'accord de sa supérieure, qu'elle n'allait pas tarder à solliciter. Tout d'abord cependant, il lui fallait être présentable.
Son armure, bien que légère et devenue confortable au fil des années, se montrait inutile, obsolète pour l'occasion. Ce fut pourquoi elle l'ôta en premier lieu ; de ce fait dénudée, elle alla se glisser sous une eau tiède. Arracher la saleté, apaiser les efforts et rafraîchir la pensée.. ce fut là une rapide toilette des plus bénéfiques et revitalisantes.
Il ne restait qu'une tâche désormais, avant de pouvoir rejoindre le bureau de Médéa, à savoir se vêtir convenablement ; une tenue simple, mais raffinée, à la hauteur de la cour qu'elle sert, suffirait amplement. Maniaque sur les bords, elle ne put s'empêcher de remettre tout à sa place, proprement, avant de partir.


Unei, après son trajet devenu mécanique jusqu'à l'appartement de la souveraine, engagea l'ouverture de la porte, s'annonçant de façon bien trop brève pour prévenir et attirer l'attention. En effet, les deux femmes qu'elle trouva à l'intérieur tournèrent en sa direction avec un regard vif, signe d'une certaine stupéfaction, qui lui gela le sang le temps d'une seconde avant de réaliser son erreur, ne s'imaginant pas la bienvenue.
Le rendez-vous qu'y se tenait, qu'elle pensait terminé à cette heure, venait d'être brusquement interrompu par son arrivée imprévisible. Sa première initiative aurait été de rebrousser chemin, revenir plus tard, quand leur contrat aurait été signé, mais elle avait déjà les deux pieds dans le plat.. donc autant aller au terme. La vassale s'inclina respectueusement, en guise de salutation comme de pardon avant de prendre la parole, quasiment aussi droite et rigide que les gardes pullulant dans l'imposant édifice.

- « Veuillez me pardonner du dérangement. Votre Altesse, j'aurai voulu votre permission pour.. hmm.. sortir. Si toutefois vous ne ressentez pas ma présence comme indispensable. »

Sa voix était hésitante, légèrement cisaillée par le malaise résultant de ce contexte plutôt cocasse. Qui plus est, demander un service, même si banal, à celle qui lui en ordonnait lui paraissait quelque peu déplacé et impoli, surtout après une telle entrée en scène digne de sa maladresse.
Puis son regard de rubis se posa sur l'inconnue de la pièce. Enfin, "inconnue" fut une assignation bien illusoire ; la jeune femme aux cheveux argentés reconnut en presque un battement de cil cette silhouette, celle de la fameuse capitaine pirate.. Megan Reeves.

Elle n'appréciait pas le marché qui s'était installé entre ces brigands et la couronne, qui à ses yeux, étaient bien trop louches pour leur vouer une confiance totale. Son avis ne comptait pas, toutefois. Elle devait respecter le choix de sa suzeraine et le suivre sans poser de question. Pour autant, elle ne vouait aucune haine envers cette corsaire, ce qui apparaissait vraisemblablement réciproque. Elle ne lui accorda pas plus d'attention, elles n'avaient rien à se déclarer, après tout.

A présent, la mage attendait, avec une certaine impatience, le "oui" de l'Impératrice, qu'elle puisse filer aussi vite qu'elle est arrivée.
©linus pour Epicode
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Impératrice Boobzilla
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Medea D. R. Saltarelli
Impératrice Boobzilla
Sam 8 Oct - 18:33




C'est l'heure de la promenade !
I know I always want everything for myself, but why do you want to go out with her, anyway ? ♦ Megan, Unei & Medea


Aujourd'hui était un jour spécial. Loin d'être ennuyeux quoique dangereux, il fallait que je fasse preuve d'une ruse habituelle et importante afin que ce rendez-vous se déroule sans encombre et que le sujet officieux de cette rencontre ne soit pas divulgué bêtement aux quatre coins de la capitale. Je n'ai pas une image exemplaire, innocente et pure, mais je dois garder un minimum de respect de la part de mon peuple. Ils me craignent encore et m'admirent aveuglément : pas question de gâcher un tel pouvoir, aussi délectable soit-il.

Vêtue de ma tenue d'Impératrice principale, mon imposante armure noire et dorée ainsi que ma couronne aux tons similaires ornant sur ma longue chevelure violette détachée, je me dirige vers mes bureaux où mon hôte attendait patiemment nos négociations nouvelles. La porte grince, je lui accorde une révérence par politesse. Megan Reeves est ici, dans la capitale, prête à m'amener de nouvelles créatures divines permettant de m'occuper un tant soit peu. Il s'agissait d'un outrage impardonnable d'accueillir une clandestine qui, en plus de cela, supportait l'esclavagisme avec une femme en tête du royaume le plus puissant d'Hypérion.

Or, je m'en fiche éperdument. Je ne dois rien à personne et ces transactions secrètes se déroulent plutôt bien. Nous nous installons donc confortablement et discutons de ce qu'elle a à me proposer. L'offre la plus intéressante me tombe évidemment dessus sans attente: l'une de ses acquisitions semble être une jolie femme vierge, jeune et intrigante. L'exploiter et la posséder me paraît tout bonnement alléchant pour les prochaines semaines, mais je reste dubitative. Le reste ne me met aucunement l'eau à la bouche ; surtout lorsqu'elle évoque les enfants à bord de son bateau. D'une mine de dégoût et d'un geste de main, je refuse de payer pour ces bestioles affamées. Nous n'avons pas assez d'assiettes ici ; autant qu'elles servent pour des personnes qui peuvent le mériter à mes yeux. En y réfléchissant un peu, l'un des trois hommes que la pirate mentionne pourrait éventuellement entrer dans le lot. Elle m'a pourtant amené un catalogue bien mieux coordonné les fois précédentes.

- « Je ne prendrai que la femme vierge. Négocions un prix, mais ne sois pas trop dure avec moi, hm ? »

Un sourire malicieux et dérangeant orne mon visage tandis que ma frange retombe sur mon oeil gauche. Les discussions se déroulent convenablement, personne ne vient nous déranger ni même toquer à la porte. Le garde semble prendre son boulot au sérieux - enfin, je le pensais...

J'entends un claquement résonner contre le mur et une silhouette se présenter à l'entrée de mon bureau personnel, le souffle coupé et le corps crispé face à ma personne et Megan qui semble aussi surprise de voir une troisième présence ici aussi brusquement. D'un froncement de sourcils, je me redresse sur mon siège et lâche un profond soupir avant de sermonner quelque peu ma vassale qui n'avait aucun droit de se trouver ici librement.

- « Combien de fois dois-je te dire de toquer avant d'entrer ici, Unei ? Tu interromps une conversation cruciale et tu as intérêt de ne parler de ce que tu viens de voir à personne, me fais-je bien entendre ? »

Je n'aime pas particulièrement hausser le ton face à ma vassale. Son regard rougeâtre et ses manières nerveuses me feraient presque craquer mais je demeure impassible. En écoutant sa requête, j'écarquille à nouveau les yeux, cette fois dans une certaine incompréhension.

- « Et où comptes-tu aller comme ça ? Si tu veux sortir, c'est accompagnée. Et tu rentres avant le dîner. »

Jouer la maman face à une pirate souhaitant me vendre des esclaves était une honte abominable. Megan allait sûrement ajouter son grain de sel et s'amuser de la situation pour s'accorder une blague mal-placée ou tout simplement se taire pour intensifier l'atmosphère lourde pesant sur mes épaules. Dans tous les cas, je voulais simplement que ces histoires cessent. J'ai mal au crâne.
made by pandora.
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Megan Reeves
Terreur des mers
Lun 10 Oct - 17:25


Pet walking duty
« Freedom VS Prison »




Mon arrivée dans la salle d'audience se fit sans encombre. Personne ne m'avait regardé de travers, aucun regard suspicieux ni interrogateur ne s'était posé sur moi. Ma couverture officielle était donc toujours intacte après toutes ces années. Medea Saltarelli se tenait devant moi, toujours aussi boobsifique et imposante. Sérieusement, son armure lui faisait tellement ressortir la poitrine que c'en serait presque indécent … Etait-ce une tactique prévue au cas où elle se retrouve en première ligne, afin de déconcentrer ses opposants ? Si c'est le cas, c'est sans doute réussi. Je me demandais bien combien de personnes étaient partis rejoindre les dieux en ayant pour dernière vision les seins impériaux en plein visage … Mais je m'éparpille. Je fis une courbette digne d'une noble, réminiscence de mes propres origines, saluant comme il se doit ma meilleure cliente.


« Votre Impériale Altesse. Un plaisir de vous revoir, comme toujours. »


La politesse faisait également partie d'un bon service qualité, tout de même. Les quelques mots sympathiques échangés, presque devenus protocolaires, je m'attaquais donc à la présentation de la marchandise du jour. Certes, si aujourd'hui il ne correspondait pas à ce qu'elle avait l'habitude de recevoir, c'était aussi car j'avais d'autres clients à qui rendre visite. Je devais composer donc avec les beaucoup de contraintes, et c'est pour ces raisons que je me limitais toujours au transport d'une dizaine d'esclaves, au grand maximum. Une fois confortablement installées, nous attaquâmes directement le vif du sujet. J'avais très bien compris que la jeune vierge serait mon atout de vente. Malléable, obéissante, effarouchée, un peu fragile mais pas trop … Un vrai délice à n'en pas douter pour animer quelques soirées libertines impériales. Tout en parlant à Medea de cette créature, je ne quittais pas ses boo… son visage du regard, comme si je lisais un livre ouvert, cherchant les boutons sur lesquels appuyer pour attiser encore plus sa curiosité et son désir d'acquisition. Il fallait bien ça, vu que les autres esclaves semblaient ne pas l'avoir totalement conquise. Finalement, elle m'informa de sa volonté de m'acheter la vierge. Un léger sourire malicieux se posa sur mes lèvres à ces mots, et s'étira davantage lorsque ses dernières paroles atteignirent mes oreilles. Perche tendue ...


« Très bon choix, je suis sûre que vous prendrez un certain plaisir à la modeler à votre convenance. Et si vous souhaitez que je sois tendre, eh bien cela peut toujours s'arranger d'une certaine façon ... »


... perche tenue. Le visage de l'impératrice venait de prendre une expression fort intéressante : je la voyais déjà s'imaginer les prochaines heures en compagnie de sa nouvelle acquisition. Je réfléchissais à une proposition de prix, prête à dégainer les arguments de plus-value.


« Eh bien, commençons par une estimation qui s'élève à ... »


Puis, cette porte qui s'ouvrit sur la vassale de Medea, Unei Jackrob. Ma bouche se ferma instantanément, et je me mis sur la défensive. L'impératrice eut exactement le même réflexe, si ce n'est se crisper bien plus que moi. Après tout, j'avais clairement moins à perdre qu'elle, ce qui peut expliquer la différence de nos réactions. Toutefois, je sentis une part de son être se soulager en comprenant qui était l'intruse. Me replaçant de façon confortable, la main devant ma bouche afin de cacher un petit rictus amusé en entendant la vassale se faire gronder comme une petite fille qui venait d'être prise la main dans la jarre de cookies. Je me retins même de pouffer assez difficilement, en écoutant la requête d'Unei. Fort heureusement pour mes négociations, je fus suffisamment discrète pour ne pas être remarquée par Medea, sans doute entièrement tournée vers son larbin. D'ailleurs, cette-dernière me donnait l'impression d'être aussi droite et coincée qu'un balai, en cet instant, alors que d'habitude, elle était tout le contraire. Cela devait sans doute jouer dans mon hilarité masquée. Et puis, c'était quoi cette demande ? Elle était si restreinte dans ses déplacements que ça ? Je ne le supporterais pas, personnellement. Je suis bien trop éprise de liberté, et ma vie actuelle me convient parfaitement. J'aimais bien Unei, et je trouvais dommage que ce soit comme un albatros enfermé dans une cage de moineau. Qui sait, un jour où les vents du changement souffleront sur elle, je l'embarquerais peut-être afin de lui donner une bonne dose de liberté. Finalement, l'impératrice finit d'achever mon hilarité intérieure avec sa réaction si spontanée que je ne pouvais pas ne pas en rire dans ma tête. Ah, heureusement que j'arrivais à maintenir ma contenance externe, sinon, je pouvais dire adieu à cette transaction ... Je me levais finalement, les bras croisés, avant de reprendre d'une voix calme.


« Je peux faire sortir votre demoiselle de compagnie, si cela vous convient. Si vous n'avez pas confiance, dites-vous qu'un garde sera là, et que j'ai tout à perdre à ne pas revenir pour l'heure du souper … Et depuis le temps, vous savez que je respecte tous mes engagements. »


Mon regard se posa sur Unei, dans un petit sourire simple. Vu la tête de son Altesse, elle n'allait pas refuser. Elle semblait déjà lassée de la situation, et devait mourir de honte intérieurement. Ainsi, j'avais utilisé cette faille afin d'accorder à la vassale son souhait … et par extension, me procurer un peu de divertissement durant cette transaction dont le code de son déroulement était gravé dans le marbre. Dévier un peu du chemin est tout aussi bien, parfois … Après une révérence, je me dirigeais vers la porte, faisant signe à Unei de venir, après avoir entendu l'approbation officielle de Medea. Une fois la porte fermée, le garde à l'entrée, celui censé m'accompagner, fut quelque peu surpris.



« Cette fois, tu escorteras également la vassale. Hormis cela, ton rôle ne change pas. »


Nous marchions donc tous les trois vers la sortie, dans un silence religieux, jusqu'à ce que les portes d'entrée du palais se dessinent. Pour plaisanter, je jette un regard à Unei, un surire malicieux sur les lèvres.


« Alors, tu as amené ton collier et ta laisse, petit dragon ? Ca doit être déprimant de rester enfermée ici. Je ne pourrais pas tenir plus d'une semaine. »


Evidemment, je faisais fi de ce que je savais sur elle grâce à ma forme écailleuse sous laquelle nous nous sommes déjà rencontrées à plusieurs reprises, tout en lui donnant l'impression de savoir plus de choses que ce que je suis censée connaître. Puis, nous passâmes enfin les portes de la demeure impériale. Une bouffée d'air frais, rafale de vent, déferla sur nos visages. Je pris une grande inspiration, un grand sourire aux lèvres.


« Aaaah, la liberté. Quel merveilleux sentiment. »


Je me tournais vers la vassale, avant de reprendre.


« J'imagine que tu avais des envies particulières de visite en demandant à l'impératrice si tu pouvais sortir. Profite, le soleil est encore haut dans le ciel. Considère cette sortie comme, hmmm … Un avant-goût de ce qu'est la liberté ? »


Je ricanais, tant la situation était ironique. Je plaignais ouvertement Unei de sa condition de vassale. Je me doutais de la raison de ce rang social fort peu reluisant, mais quelque part, cela me désolait. C'était une bête de foire. Un animal de compagnie exotique. Et pourquoi ? Simplement parce qu'elle possède une marque de transformation. Je me disais même que j'aurais pu être à sa place, dans d'autres circonstances. C'est sans doute cette pensée qui rendait la situation si ironique …


« Alors, où va-t-on ? »




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Unei Jackrob
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Lun 17 Oct - 10:10

C'est l'heure de la promenaaade !

« That seems interesting, so.. let's go ! »

Les réprimandes de l'Impératrice étaient tout à fait louables. Bien qu'Unei les anticipait pleinement, elles eurent l'effet d'un large coup de cravache jeté au creux de son dos, la faisant aussitôt courber l'échine. Pour ainsi dire, elle resta dès lors muette comme une carpe, la tête honteusement baissée. Pourquoi le soldat posté devant la porte n'avait-il pas su l'arrêter dans sa démarche, ou simplement la prévenir de l'affaire toujours en discussion avec son invitée ? Sa précipitation avait couru à sa perte.

En parlant de celle-ci, Megan devait se délecter de cette scène de ménage à sens unique, dont elle était la spectatrice de première loge. Pour sûr, elle tenait même là un dossier bien fourni, ce qui ne manquait pas de rajouter un poids sur les épaules de la marquée, en surcroît de l'embarras qu'elle offrait à sa suzeraine. Son esprit fusait sous les injures qu'elle s'accablait dans une grimace camouflée par sa crinière rebelle lui retombant sur le visage. Sa demande lui paraissait destinée au refus à présent, ridicule et insignifiante.


Contre toute attente, malgré un air désapprobateur de prime abord, elle fut acceptée. Bien que cet accord semble avoir été balancé dans l'unique but de débarrasser le plancher au plus vite et ainsi avoir la tranquillité exigée par son expression ténébreuse, la dragonne pouvait, à défaut, sentir la satisfaction de voir son souhait exaucé. D'une manière rude certes, mais elle l'avait eu et ne cracherait pas dans la soupe. Un mauvais pressentiment et un frisson l'envahirent ne serait-ce qu'à imaginer les représailles le soir-même.

Néanmoins, ce brin de soulagement fut momentané ; la suite ne concordait pas véritablement avec ses attentes. La mage ne savait comment identifier l'implication de la boucanière dans cette histoire ; étrangement, de son point de vue, ce n'était pas qu'un aimable et simple service rendu, aussi agréable soit cette intention. De sa part, cela paraissait louche, et que ce soit une fourberie déguisée n'aurait rien de surprenant. Qu'aurait-elle à en tirer après tout ? Non, elle avait une idée derrière la tête.

Ses yeux se relevèrent dans un geste furtif vers Medea, lançant une sorte d'appel de détresse et d'incompréhension quant à ce choix qui lui paraissait tordu, tandis que la pirate ouvrait déjà le pas. Y montrer une quelconque réticence se montrait cependant dangereux : elle préférait ne pas connaître l'existence des foudres que cela lui attirerait, alors la mage se contraint de suivre le mouvement, retenant un profond soupir.

Ses traits reflétaient un certain trouble pendant que toutes deux quittaient le bureau et débutaient leur route. Leurs rencontres se comptaient avec difficulté tant elles furent répétées, pour autant, la vassale en savait peu sur son accompagnatrice, restant quelque peu positionnée sur la défensive. Comment devait-elle se comporter ? Où se limitaient ses droits, ses paroles ? Cette mûre réflexion installa un calme limpide.

Il fut rapidement écourté par la rousse, qui à son inverse, était plus d'un cran dynamique et enthousiaste. Sa taquinerie ne manquait pas d'affecter Unei, qui afficha une moue en réponse. Qu'on s'amuse de sa fidélité auprès de la couronne pour la traiter d'animal de compagnie l'agaçait, et pourtant, en tant que mage parmi les anti-mages, c'était monnaie courante. Après un instant de vide, elle tiqua un détail : comment savait-elle pour sa forme à écailles ? Les rumeurs se rependaient vite, il était vrai, mais son sourire fourbe trahissait le fait qu'elle semblait en savoir plus que la normale. Cette drôle de femme piquait définitivement sa curiosité, laissant ses sourcils froncés, en suspension, jusqu'à la sortie.

Le puissant courant d'air qui s’abattit sur le trio en passant les portes redirigea la concentration de la demoiselle sur l'extérieur. Cette sensation était rare, si bien qu'elle s'en trouva davantage agréable, décochant même un fin sourire. La liberté, hein ? On ne pouvait pas dire qu'elle en avait conscience, pour dire même, elle ne l'a jamais connue et n'arrivait pas à la cerner avec clarté.

Alors que la corsaire l'interrogeait sur la destination voulue, la dragonne continua d'avancer de quelques mètres, décidée à ne pas faire de pause ou pour éviter que ses mots fuitent dans les oreilles des autres gardes, qui sait. Puis elle se retourna vers son interlocutrice, après avoir chassé ses doutes ou sa prudence vis-à-vis de sa personne. Ce qu'elle appelait "avant-goût de liberté" commençait à fortement l'exalter.

- « Hé bien.. cela fait un moment que j'admire l'horizon, j'aurai bien aimé le voir d'un autre angle, de plus près. Pourquoi ne pas se balader sur les rives ? »

La comparaison était permise : elle se comportait comme un chien heureux de mettre la truffe dehors après avoir fait quatre cents tours de sa niche. Une fois la marche reprise, maintenant qu'ils savaient où se diriger - car sous son air de question, elle ne leur laissait pas véritablement le temps de répliquer, la marquée visa une seconde fois la capitaine. Ses lèvres s'étiraient de nouveau sur son minois, et son regard assoiffé d'apprendre vint croiser le sien.

- « Vous qui venez des océans.. racontez-moi.. comment sont ces terres indépendantes ? »

Elle était comme une enfant en attente de son histoire, avant de se résigner à rejoindre Morphée.
©linus pour Epicode




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