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"Souviens-toi de moi je t'en supplie" [Feat Kanten]

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Personnage illustrateur : Luke Fon Fabre - Tales of the Abyss
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Valerio fucking Thorpe
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Valerio Thorpe
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Lun 26 Sep - 3:28
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"Souviens-toi de moi je t'en


supplie"
Feat Kanten & Feels.


    Valerio fut réveillé par la douce lumière des premiers rayons du soleil. Il ouvrit les yeux et se redressa en baillant. Il regarda autour de lui. Les murs ici ne lui étaient toujours pas familier. Il y avait déjà plusieurs jours que Valerio résidait dans la demeure du Khan. Ce dernier lui avait gracieusement offert une chambre dans sa demeure, le temps qu'il fasse ce qu'il avait à faire à Mukesha. Les décors étaient complètement différents de ceux d'Aelius, de par leur forme, mais aussi par leur couleurs. Ces dernières étaient beaucoup plus chatoyantes : une alliance parfaite entre le orange, le marron et le jaune, qui changeait des couleurs froides telles que le violet qui représentait sa patrie. Cela avait le don de le faire sentir presque chez soi. Enfin presque oui. Au moins, il ne se sentait pas oppressé.
    Le jeune homme se demanda ce qu'il allait bien pouvoir faire aujourd'hui. Il se dispensait d'entraînement, prenant un peu de repos pour se remettre des événements des derniers jours. Il décida donc de faire un peu de tourisme, pour ne pas se prendre la tête avec des soucis qui lui provoquerait de l'anxiété et découvrir un peu les alentours. Après tout, il ne connaissait pas, et faire face à l'inconnu ne pourrait que lui faire du bien, ouvrir son esprit, se confronter à de nouvelles choses, tout ça...Il se leva d'un bond pour aller enfiler ses vêtements. Mais avant ça, il regarda le ciel par la fenêtre pour se donner une idée de la météo : encore une journée sans nuages, qui s'annonçait évidemment chaude. Il fallait se résigner : il ne pourrait pas porter ses vêtements habituels. Du moins, en partie. On lui avait bien proposé quelques vêtements Mukeshins, mais il ne se sentait pas de les porter tout de suite. C'était encore trop tôt, et puis on ne sait jamais, c'était peut-être pas confortable pour se battre au cas où.
    Oh il était bien conscient qu'on allait le repérer de loin avec ses vêtements d'Aelien. Mais de toute manière, son visage et ses cheveux ne laissaient pas place au doute quand à son origine. Il soupira légèrement. Il se contenta d'enfiler son pantalon et son t-shirt, attachant le fourreau de son épée autour de sa taille. Il regarda son manteau blanc, qui l'avait accompagné depuis le début de son voyage et hésita un instant à le prendre. Ce manteau lui avait donné une certaine cachette depuis le début de son voyage. S'il souhaitait dissimuler son visage, il n'avait qu'à se cacher dessous, et il parvenait à se faire oublier de tous. Mais pouvait-il vraiment se cacher toute sa vie ? Est-ce que ça valait vraiment le coup de se cacher, dans un territoire où les gens vous dévisagerons quand même, même s'il ne vous connaissent pas ? Non. Non ça ne valait pas le coup. De plus, il allait sûrement faire chaud, un manteau en plus serait seulement un poids de plus. Valerio tourna les talons à ce manteau blanc, et sortit de sa chambre, pour aller se balader hors de la demeure du Khan.
    Les rues d'Ilfan étaient déjà bien animées. Le jeune homme regardait les alentours avec émerveillement : les bâtiments, les tenues vestimentaires, la nourriture sur les étables … tout était vraiment différent d'Aelius. Il prenait le temps de regarder chaque recoin des endroits par lesquelles il passait, chaque petite ruelle qu'il repérait du coin de l’œil. Il respira un bon coup. L'air était différent ; on pouvait sentir le sel marin, évident lorsque l'on comprenait que l'on se situait à côté du port. Mais on pouvait aussi sentir la chaleur se mêler à cette odeur, une chaleur douce et agréable qui vient caresser la peau. Il se sentait bien, presque libre.

Ah si seulement ça n'était pas de si courte durée.

    En effet, il y avait un hic dans cette ambiance joyeuse de découverte des alentours. Des regards méfiants venant de toute part étaient posés sur Valerio. Des regards de petits et grands, contenant de la peur, de la haine, de l'interrogation... l'air s'en retrouva changé. La pression se faisait sentir, tous les yeux de chacune de ces personnes étaient tels des armes pointés sur lui, attendant de le transpercer de toute part au moindre mouvement. Chaque pas qu'il faisait soulignaient le silence dans lequel les gens devant lui se réfugiaient, et accentuaient les murmures des personnes derrière. Ces gens ne savaient pas qui il était. Ils ne pouvaient que se contenter de rumeurs qu'ils avaient entendu ça et là. Ils savaient qu'il n'était pas d'ici, ils savaient qu'il avait le respect du Khan. Peut-être pensaient-ils qu'il était l'Inquisiteur, un homme horrible qui ne leur inspirait que de la peur. Ils le regardait tel un animal de foire, tel une menace. La peur de l'inconnu. C'était compréhensible. Valerio le savait. Et pourtant, ce poids sur son cœur ne faiblissait pas une seule seconde. Il s'accentuait à chaque pas qu'il faisait. Il essayait de faire la sourde oreille, de ne pas écouter les murmures autour de lui. Mais ils s'insinuèrent dans son esprit, tel des parasites. Il regardait devant lui, mais ses yeux laissaient apparaître de la détresse. Il fallait qu'il s'y habitue. Mais pouvait-il s'y habituer réellement ? Cela semblait impossible. Il aurait tout donné pour pouvoir trouver une échappatoire, que l'on lui ferme les yeux et qu'on lui couvre les oreilles. Mais ce n'était pas possible : il n'avait plus le droit de fuir la réalité. Était-ce comme cela que son frère devait faire face aux gens en tant qu'Inquisiteur. Une drôle de pensée qui le plongea dans une réflexion encore plus grande.
    Valerio essaya de se changer les idées en allant d'abord faire les courses. Il s'acheta de quoi grignoter un peu, avec les quelques économies qu'il avait emportées avec lui. Il tenta de regarder dans les yeux la vendeuse, mais cette dernière ne répondit pas à son invitation, et ne lui adressa même pas un regard. Elle se contenta simplement de lui rendre la monnaie qu'elle lui devait et de lui dire poliment au revoir. Le jeune homme ne fit aucun commentaire, et décida de continuer sa route. Il suivit son envie de retourner en direction du port.
    Les ballades en bord de mer avaient le don de lui vider l'esprit, une des raisons pour lesquelles il aimait se rendre au port, aussi malfamé soit-il, de Casalta. Le bruit des vaguelettes s'éclatant contre les pontons étaient comme une musique apaisante, comme une berceuse que l'on mettait à un enfant avant de s'endormir. Une jolie mélodie qui prenait les pensées noires et les faisait danser joyeusement, avant de les laisser repartir au gré du vent. La mélodie de l'eau couvrait les murmures malveillants autour et emportaient Valerio dans un doux songe. Pas d’oppression, pas de barrières, pas de limite : le jeune homme pouvait enfin souffler. Après de nombreuses semaines passées dans de folles courses poursuites, après avoir été brutalement amené à rencontrer la culture Mukeshine, il avait bien besoin de ce petit moment de répit. Après quelques minutes à marcher sans but, tout en regardant l'horizon derrière les bateaux qui défilaient devant ses yeux, le rouquin prit une grande inspiration et trouva enfin le courage de tourner son regard devant lui à nouveau, l'air décidé et le visage plus détendu.

Puis, au moment où il pensait que les souvenirs qui l'encombrait l'avait lâché, il la vit elle.

    Son cœur se serra avec force à sa vue. Elle était là, devant lui, sa chevelure d'une couleur flamboyante légèrement différente de la sienne. Elle avait les même yeux couleur saphir que dans ses souvenirs. Ses cheveux étaient cependant court, mais son visage restait le même. Elle se tenait là devant lui, telle une illusion, un figement de son imagination qui avait décidé de prendre forme réelle. Il entendait le léger bruit de sa respiration, comme si elle était réelle. Son essence était la même. Et pourtant elle était morte, n'est-ce pas ? N'avait-il pas fait son deuil, un an ou deux plus tôt ? Ne se souvenait-il pas clairement de la douleur qu'il avait ressentie lorsque l'on lui avait annoncé qu'il ne la reverrait plus jamais ? Et pourtant, elle était là, devant lui. Comment était-ce possible ? Il ne rêvait pourtant pas. Il sentait encore son sac de courses, serré dans sa main droite. Il sentait le vent sur son visage, il entendait toujours le bruit des vagues qui venaient s'échouer contre les pontons aux alentours. Il était en pleine possession de ses cinq sens. Et pourtant ce qui était devant lui était impossible. Une situation improbable, qui le laissait en proie à une confusion certaine. Son cœur tambourinait dans sa poitrine. Ses lèvres tremblotèrent sous l'émotion, ses yeux brillants posés sur elle. Et dans un murmure à peine audible, prononcé d'une voix presque étranglée, il dit avec difficulté :

« E...Eli... ? »
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