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Pure as snow, blighted as a plague ~ Astra

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Croqueuse de femmes
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Likhoradka Hræsvelg
Croqueuse de femmes
Jeu 15 Sep - 0:34







Pure as snow, blighted as a plague





« Mais où elle est passée !? Cherchez dans chaque coin sombre, dans chaque ruelle avoisinante, elle n'a pas pu aller bien loin avec sa blessure ! »


Si tu savais mon petit … Oooh, si seulement tu savais ce qui t'attendait … Je me glissais dans le dos de ce qu'il semblait être le supérieur de ces crétins d'inquisiteurs mukeshins qui me traquaient depuis maintenant quatre jours. L'un d'entre eux a d'ailleurs réussi à m'atteindre avec sa lance au mollet, il y a de cela quelques heures. Ce pauvre connard s'est pris en représailles un pot de fleur lancé de toutes mes forces au visage, le laissant sur le carreaux. Il n'étaient plus que trois à mes trousses, mais c'étaient déjà trois de trop. J'attendis que les larbins s'en aillent, avant de passer à l'assaut.


« Derrière-toi. »


Mon œil se mit à briller, alors qu'un sourire sournois se dessina sur mes lèvres. Je me jetais sur l'homme, qui, surpris, se retourna en tirant son épée, mais trop tard : je le saisis au niveau de la bouche pour étouffer ses cris, et me mis à aspirer son énergie. Aaaah, cette sensation si grisante, si satisfaisante … L'impression de sentir toute cette énergie dans chaque parcelle de mon corps, à travers mes veines, jusqu'au bout des ongles … Les yeux exorbités, je me délectais de la vue du corps de l'inquisiteur, le regard mêlé d'incompréhension, de peur et de fatigue, alors que la déferlante de plaisir se faisait de plus en plus grande chez moi. Je finis par le relâcher juste avant de me mettre à rire comme une démente, ce qui aurait alerté sans aucun doute les larbins de ce type, l'ayant assez vidé de son énergie, avant de le frapper de mon poing fermé au visage de toutes mes forces renouvelées. Huh, dommage, pas de nuque qui craque, aujourd'hui. Quel dommage. Je me dépêchais de cacher le corps inerte derrière des caisses, dans cette ruelle sombre de ce petit village limitrophe de la forêt tropicale, où je me trouvais. J'avais pensé être suffisamment discrète lors de mon dernier déplacement à destination d'Akishino, pour certaines raisons, mais apparemment pas.


Mon mollet me lançait terriblement, et du sang coulait régulièrement le long de l'ouverture. Si seulement j'avais eu plus de temps, ce n'est pas qu'un pot de fleur que ce petit merdeux aurait subi, oooh non … Un jour, je le retrouverai, et je lui offrirai un magnifique service de torture pour une lente agonie … Mais il y avait des choses plus importantes à faire dans l'immédiat. Me soigner, par exemple. Je déchirais un bout de vêtement que l'inquisiteur portait sous sa cuirasse pour m'en faire un garrot, et limiter ainsi la perte de sang, mais aussi pour éviter qu'une piste rouge permette de remonter jusqu'à ma future planque. Je devais trouver quelque chose d'un peu éloigné, sans pour autant que cela attire l'attention des gardes et autres joyeusetés pour une fugitive. Cela dit, c'était un trop petit hameau pour que je puisse convenablement m'installer pour quelques jours. Je devais m'en aller, et vite, si je ne voulais pas me retrouver crucifiée sur un bûcher et brûlée vive. Je savais qu'un autre petit coin paumé existait pas très loin d'ici, quelques heures tout au plus, à condition de dégoter une monture. Et heureusement, des chevaux, il y en avait ici.


Le plus discrètement possible, j'avais rejoins leur enclos, et avec un peu de chance, mais surtout beaucoup de talent compte tenu de mon état physique, je m'étais hissée sur le dos de l'un d'entre eux, et j'avais fui dans la nuit. La chevauchée dura effectivement plusieurs heures, peut-être trois. J'eus donc largement le temps d'examiner en détail ma blessure, et la conclusion que j'avais pu en faire était que ce salopard ne m'avait pas ratée. Heureusement, rien d'irréparable, mais j'allais devoir redoubler de discrétion et d'attention si je ne voulais pas me faire prendre par les forces royales. A cette heure aussi avancée de la nuit, il n'y avait pas âme qui vive dehors, et tant mieux. Je passerai inaperçue, comme ça. Laissant le cheval à l'entrée, je me fis furtive jusqu'à une maison qui sortait un peu de l'ordinaire, et qui attira toute mon attention, par son apparence … immaculée. Vraiment ? Une maison aussi propre dans un endroit aussi salissant qu'un désert ? Pourtant, rien de spécifique ne la différencie du reste des habitations, elle ne doit donc pas être un point d'intérêt commun … Alors que je m'en approche, mes entrailles me rappelèrent que je devais me nourrir. Cela faisait déjà trois jours que je n'avais rien pu avaler, à cause de cette foutue course-poursuite dont je me serai bien passée. En observant attentivement une des fenêtres à ma portée, je pus constater qu'il s'agissait d'un garde-manger. Heh, la chance me souriait enfin. Sans plus de cérémonie, je pris un énorme roc qui traînait par-là, et je fracassais la vitre avec, causant un certain raffut. Tant pis pour la discrétion, de toute façon, je me contenterai de quelques provisions, et si possible de quoi m'occuper de cette blessure avant qu'elle ne s'infecte.


Des fruits, beaucoup de fruits étaient disposés sur les étagères. Pas étonnant, compte tenu du fait que la forêt tropicale n'était pas trop loin, et qu'en plein désert, difficile de faire pousser d'autres choses. Hmpf, je m'en contenterai. S'il y a de la viande séchée, ce serait mieux, mais bon … Je commençais mon pillage, après avoir « emprunté » un sac de tulle posé près de la porte d'accès à la cave, dévorant au passage une pomme, puis une seconde, une troisième … J'étais tellement accaparée par le fait de satisfaire ma faim primaire que je n'entendis pas les bruits de pas, qui se rapprochaient de moi, jusqu'à ce que la porte s'ouvre, ce qui me fit tourner la tête brusquement, les joues pleines à craquer, la pomme à moitié dévorée dans la main, pour observer l'intrus.






Huh ? Sa tête me disait quelque chose, mais impossible de me rappeler quoi. Oh, comme si c'était important.


« Je peux savoir qui t'es, et ce que tu fous là, la neige ambulante ? »


Trop blanche. Des cheveux à la peau, cette fille qui se tenait là avait le teint beaucoup trop proche de cette couleur que je déteste tant. Et l'impression de l'avoir déjà croisé ne faisait que renforcer mon mécontentement. J'aurais pu me jeter sur elle pour aspirer son énergie, mais sa proximité avec la porte, la distance qui nous séparait et mon mollet ensanglanté à nouveau, le garrot n'arrivant plus à absorber l'hémoglobine. Mieux valait être certaine de ses intentions à mon égard, et surtout, de ses capacités, avant de me lancer dans cette optique et de me tirer de là.


« C'est chez moi maintenant, alors dégage de là. »




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Pouvoir : Vision d'entité - Elle est la seule à voir un esprit au nom d'Akos
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Sixième Sens
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Astra
Sixième Sens
Jeu 15 Sep - 20:11
Pure as snow, blighted as a plague
Astra & Likhoradka
This time, I had no idea how stupid I was - ♫

♦ PDV AKOS

Notre long séjour en Aelius s'était enfin terminé. Même si je n'étais apte qu'à ressentir la douleur d'Astra, j'avais l'étrange impression d'être fatigué dû à ces longues marches, ces moments de réflexion pour mon amie qui tenait désespérément à faire les meilleurs tracés possibles de sa plume des paysages qu'elle rencontrait afin de refaire des répliques quasi-parfaites de tout ce que l'on pouvait trouver dans le sud de l'Empire. Je n'ai jamais rencontré plus perfectionniste qu'elle dans son travail, mais ce n'est pas plus mal. Elle se donne à coeur joie dans ses occupations et je la retrouve plus vivante que jamais malgré les regards désagréables que nous ont offert les charmants Aéliens. Heureusement que le phyisque d'Astra ressortait les origines de son père ; sinon, nous aurions pu être plus salement accueillis.

Ses croquis et tout son matériel rangés dans sa sacoche aux couleurs de ses cheveux et de son manteau, nous avons d'abord traversé quelques kilomètres à pied jusqu'à pouvoir se payer un transport abordable dans les terres rurales autour de la capitale. Astra en profitait par moments pour me demander si je pouvais prendre possession de son corps pour marcher à sa place. Si elle veut mourir, pas de soucis, c'est ce que je lui ai répondu sèchement avant qu'elle ricane doucement. Un rire que j'adore.

Nous avons traversé la frontière à cheval, passés une nuit à Hao Chi et prié l'Yggdrasil sur le chemin afin de rentrer sans encombres. Astra n'est pas une fervente croyante d'une quelconque religion, elle suppose juste que si ces lieux sont là, c'est pour être vénérés, point. S'ils entendent les prières, tant mieux, sinon tant pis. Nous avons continué notre trajet à l'aube, en calèche, et repris un cheval une fois proches du désert. Nous n'habitons pas en son sein, mais le climat où se trouve la maison d'Astra est sec, rigide et certains résidus de sable font surface lors des nuits venteuses. Même si cet endroit est loin de tout, nous trouvons toujours un moyen de partir et de revenir des jours, des semaines ou même des mois plus tard. Ce cocon nous permet simplement de respirer, de se détendre et de prendre soin de nous avant de repartir à l'aventure : Astra la recherche sans relâche, ce qui fait que la maison est souvent vide et qu'une vieille dame habitant à quelques mètres vient entretenir pour notre retour, connaissant les TOC plutôt importants de mon amie. En voilà, une belle âme. Je lui promets le paradis, du moins un paradis réel et non pas une malédiction comme moi...

La maison est principalement faite de bois relativement bien soudé. Elle est assez large et possède deux chambres, une salle de bain où l'eau est puisée dans un puis à cinquante mètres du village, une cuisine très chaleureuse et un salon décoré par les mains de fées d'Astra. Cela reste rustique, mais tout semble vivant lorsque nous revenons. Les petites photos sur le meuble du salon, les coussins positionnés symétriquement sur le canapé, le bac à fruits triés par couleurs, taille et spécimens... On sait qu'on vit chez Astra rien qu'à la vue de sa porte d'entrée. Même si l'endroit peut être facilement poussiéreux, elle trouvera toujours un moyen de nettoyer son endroit pour qu'il soit présentable - voire trop. Je ne sais pas encore si c'est une qualité ou un défaut, j'y médite encore.

Alors que nous nous trouvons enfin sur le chemin du village menant à notre maison, une grande surprise nous attend : la vitre de la cuisine est complètement brisée. Impossible de savoir si c'est récent ou non, à moins d'entrer prudemment... mais évidemment, Astra ne prend pas de précautions et, curieuse de savoir qui a mis ce bazar, entre immédiatement en essuyant ses pieds sur le tapis d'entrée. Je la suis rapidement, prenant les devants, et me dirige dans la cave quelques secondes avant elle. Ma seule réaction fut d'être étonné et de tirer une mine de dégoût que l'intrus ne pourra jamais voir, à mon plus grand regret.

- « C'est quoi... ça ? »

♦ PDV ASTRA

Je pensais enfin gagner un peu de répit après ma grande épopée en Aelius ! Bon, j'en fais un peu trop, c'était simplement un séjour pour retravailler certains de mes plans et de mes croquis, mais j'ai apprécié ces balades et ces moments en compagnie d'Akos. Il aime beaucoup mon nouveau travail et pense que cela peut m'épanouir tout autant que le violon et la danse. Je n'en suis pas si sûre,  mais je dois avouer que cela me plait. Je peux voyager, chose que j'ai toujours voulu faire plutôt que de rester enfermée à Mukesha, loin de la civilisation et surtout du danger qui pourrait m'arriver tôt ou tard. De plus, les gens me dévisagent toujours, et c'est désagréable. J'aimerais qu'Akos soit vu par tout le monde et qu'on voit que je ne suis pas si folle qu'on peut le croire - du moins, je n'invente pas une personne dans ma tête. Il existe, je le ressens, je le sais. Malheureusement, je ne serai jamais comprise sur ce point-là. J'ai vécu avec depuis mes douze ans, je n'en souffre plus.

La seule chose que j'attendais en revenant chez moi était une jolie vision de ma maison, quoiqu'un peu trop sale pour moi même après le passage de Mamie - je l'appelle ainsi, c'est bien plus simple. Le résultat n'en a été que pire : ma vitre a été brisé ! Les bouts de verre sont éparpillés partout, et il commence à faire nuit ! Comment vais-je bien pouvoir nettoyer tout ça, maintenant ? C'est une situation vraiment gênante, je décide donc d'entrer fiévreusement chez moi après avoir pris soin de bien nettoyer mes bottes : pas question de salir encore plus ! En entrant, je ressens effectivement que je ne suis pas seule. Je réalise donc que j'aurais peut-être dû penser à ça avant. Oops... Je m'arme donc de mon couteau que je sors sagement de ma poche et m'avance tranquillement vers la cave, source du bruit, où je rencontre un drôle de personnage. La vision n'est pas très stable à cause de l'obscurité de l'endroit, mais je devine qu'il s'agit d'une femme et qu'elle a trouvé mes restes de viande. Dans un ton agressif, elle me demande immédiatement qui je suis et me renvoie de mon propre chez moi.

- « Oh, attendez deux petites secondes. »

Certaines boites où se trouvent le stock d'alimentation étaient quasiment renversées et totalement désordonnées. Je prends donc trente petites secondes, sous le soupir immense d'Akos qui ne peut rien y faire, pour ranger tout cela convenablement, coinçant mon couteau entre mes dents afin d'avoir mes deux mains libres pour le rangement. Chose faite, je reprends mon arme et essuie le bas de mon manteau avec ma main droite.

- « Voilà. Et Akos, garde-toi tes réflexionx pour toi, ok ? Je préfère que les choses se déroulent dans un endroit convenable, alors ton danger blablabla tu te le gardes ! »

Étrangement, l'inconnue n'a pas bougée. Je décide donc de briser la glace sans pour autant me montrer agressive. En m'avançant d'un pas, je remarque aussitôt qu'elle s'est blessée. Cette fille a dû passer plusieurs jours seule dehors ; je ne peux pas la laisser comme ça.

- « Tu es entrée par effraction chez moi, c'est pas très réglo mais je ne t'en veux pas. Je vais te donner à manger convenablement et soigner cette vilaine blessure, ok ? Si tu veux bien qu'aucune violence ne soit faites entre nous, accepte mon aide. »

Akos soupire, mais garde une posture offensive si jamais un refus se fait entendre.

- « Si elle te fait du mal, je la butte. »
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Croqueuse de femmes
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Likhoradka Hræsvelg
Croqueuse de femmes
Ven 16 Sep - 16:07







Pure as snow, blighted as a plague




J'aurais sans doute dû faire plus attention. C'est à cause de ce genre d'erreurs que je m'étais retrouvée avec l'inquisition mukeshin au cul. Je pensais avoir plus de temps que ce que je n'en ai eu réellement pour piller ce garde-manger, mais visiblement, je m'étais trompée. Sérieusement, les gens devraient dormir la nuit, et laisser les parasites faire leur office. Mais évidemment, il faut toujours un élément perturbateur pour faire chier son monde, hein ? En l'occurrence, le pot de peinture blanche taille humaine qui venait de m'interrompre dans mon œuvre. Rien que de voir sa peau refléter l'éclairage lunaire m'irritait au plus haut point. Et puis, c'était quoi ce petit canif qu'elle tenait entre ses doigts ? Elle pensait réellement pouvoir me tenir en respect avec ça ? Elle me sous-estimait, en plus !? Un rictus nerveux et énervé se dessina sur mes lèvres. Mon ton se fit encore plus sec que ce que j'avais souhaité initialement. Oh, tant pis, avec de la chance, ça l'intimidera, elle se cassera, je pourrais finir mon pillage et repartir vers ma destination initiale. Mais bien sûr, rien ne se passe jamais comme prévu, n'est-ce pas ?


Alors que je venais de la sommer brutalement de dégager de ma vue, ce qu'aurait fait toute personne normalement constituée et saine d'esprit, cette face de cul de bébé fit tout autre chose. Attends, elle était sérieusement en train de ranger le bordel que j'avais créé comme ça, comme si de rien n'était ? Mais elle a quoi dans le crâne cette fille ? Pendant qu'elle faisait son affaire, je me déplaçais proche de la porte où elle se tenait quelques instants auparavant, gardant une certaine distance entre elle et moi. Soit elle était confiante, soit totalement conne. Ou les deux. Dans les deux cas, je ne voyais pas de marque sur ses parcelles épidermiques visibles, impossible donc de savoir si j'avais en face de moi une mage ou non. Et dans ce cas de figure, en prenant en compte ma blessure, le plus sage était de ne pas me jeter sur elle et la vider de ses forces. En parlant de ça, la perte de sang que je subissais depuis un moment m'affaiblissait de plus en plus. Il FALLAIT que je m'occupe de cette blessure. Dès que ce sera chose faite, je me servirai du corps de Miss Blancheur comme source nutritive. Ca me semblait un bon plan. Pour l'instant, je devais la jouer profil bas, bien que cela m'emmerde profondément. L'intruse termina son rangement inopiné, qui m'avait permis d'élaborer une stratégie pour pouvoir me tirer d'ici sans heurts supplémentaires, et se retourna vers moi, en … se parlant à elle-même ? Ok, cette chose est complètement tarée. Un comble venant de quelqu'un comme moi de la qualifier comme ça … Heheheh. Mon rictus s'agrandit, alors que je terminais ma pomme.


Je la laissais approcher, me demandant si au final je ne ferais pas mieux de profiter de cette ouverture pour aspirer son énergie … Elle s'arrêta en fixant mon mollet ensanglanté, et se mit à parler calmement. Non, vraiment, cette fille est complètement siphonnée jusqu'au bout. Ainsi, elle se proposait pour faire l'infirmière et me donner la becquetée ? Si seulement elle savait ce qui allait lui tomber dessus … Tu auras mieux fait de courir dès la seconde où ton regard s'est posé sur moi, Miss Pureté. Tu ne le sais pas encore, mais ta déchéance vient juste d'enclencher son premier engrenage. Je me ferai un malin plaisir à te pourrir jusqu'à la moelle, ternir cette lumière blanche que tu dégages pour finalement te jeter dans les abysses noires et sombres du désespoir. Je t'en fais la promesse, Cul-de-bébé, je ferai tout pour t'entendre hurler et te torturer jusqu'à ce que ta voix et ton esprit se brisent entre mes doigts … Ah, que je hais les infirmières, improvisées ou pas. Toute cette pseudo-gentillesse et dévotion, cette soi-disante bonté de cœur ... Je les réduirai en miettes de mes propres mains. Mon rictus s'étira davantage, et un ricanement s'échappa de ma gorge. Ces pensées me donnèrent un coup d'adrénaline, et activèrent instinctivement mon don à travers mon œil, qui se mit à briller à nouveau.


« Oh, Son Altesse est trop généreuse envers cet humble parasite que je suis. T'as vraiment aucune idée dans quoi t'es en train de te fourrer, toi, hein ? C'est mignon. Peut-être que tu devrais écouter ton Akos dont tu as fait mention ? Oooh, tu devrais, oui. »


Mon regard fixait le sien. Ma respiration s'accélérait, ainsi que la sueur qui perlait sur mon front à cause de l'anémie  qui se faisait ressentir. Une seule option restait valable en cet instant : la laisser m'approcher et soigner mon mollet. A partir de là, je m'en tiendrai à mon plan. Un rire de ma part se déploya, avant que je ne ferme mes paupières en secouant doucement la tête de gauche à droite. Lorsque mes yeux se rouvrirent, la lueur inquiétante de mon œil gauche avait disparu.


« … Fais ce que tu veux. Ah, et tu peux ranger ce cure-dent que tu tiens dans la main. C'est pas ça qui risque de me faire peur ou de m'intimider, comme t'avais l'air de le penser. »


Reprenant mon nouveau sac rempli de vivres désormais miens, je défis au passage le garrot imbibé de sang qui tâchait le sol, dévoilant la plaie plutôt laide laissée par l'inquisiteur. Dans un sourire amusé et mauvais, je le lançais vers la face de Lune qui se tenait proche de moi. Voir ce visage si blanc, si parfait se teinter de rouge … Quelle délicieuse et délectable image cela ferait. Reprenant mon nouveau sac contenant les vivres qui m'appartenaient désormais, je me mis à marcher vers la porte, laissant une trace sanguinolente à chaque pas que je faisais derrière moi. J'examinais la nouvelle pièce qui s'offrait à moi : tout était trop carré, trop bien rangé … Trop parfait. Je sentais à nouveau une vague d'irritation prendre le dessus, et l'envie de tout foutre en l'air me semblait terriblement séduisante. Mais pour le moment, je me retenais. Ce sera sans doute mon cadeau d'au revoir à cette bonne samaritaine derrière moi, à qui je lançais un regard presque dégoûté par-dessus mon épaule. Sans attendre ses indications, je marchais encore en tête, toujours laissant ces traces sanguinolentes sur mon passage, jusqu'à atteindre ce qui semblait être une chambre. Sans lui demander son avis, je m'assis sur le matelas, remontant le côté gauche de mon pantalon, maintenant troué et teinté d'une nuance carmin sombre. Tch, j'allais devoir le recoudre et trouver de quoi le laver. Pas que la présence de sang sur mes vêtements me dérangeait, non, mais cela attirait forcément l'attention. Et qui dit attention dit inquisition … Plantant mon regard dans celui de la neige humaine, je croisais les bras, et attendit qu'elle me soigne, non sans rester prête à me jeter sur elle si jamais elle tentait quoi que ce soit de néfaste pour moi. J'espérais juste que cela ne prendrait pas trop de temps, je sentais mes forces m'abandonner, et la sueur perler de plus en plus à cause de cette foutue anémie de merde.




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Astra
Sixième Sens
Lun 19 Sep - 22:54
Pure as snow, blighted as a plague
Astra & Likhoradka
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♦ PDV ASTRA

En sentant le regard pesant de cette inconnue, je savais que je n'aurais peut-être pas dû me montrer si coopérative ; c'est vrai que je n'avais pas forcément les bonnes notions de courtoisie et de méfiance envers les autres, même si cette personne semblait me vouloir du mal. Pourtant, je demeurais calme, sereine quoique méfiante afin qu'Akos se tienne prêt pour une quelconque attaque. Je pouvais paraître naïve, faible et irréfléchie, mais je suis encore en vie à 27 ans après avoir vécu de nombreuses péripéties. Je saurais me débrouiller contre cette personne, j'en suis certaine. Gagner, par contre, on ne peut pas le prédire. La lueur étrange dans son oeil m'a interpellée aussitôt alors que son ton restait agressif, voire provocateur. Elle voulait que je ressente de la peur ; que je m'agenouille sous la créature folkorique face à moi. Elle ignorait simplement à cet instant qu'elle n'était pas le seul monstre ici. Akos semble légèrement concentré sur la brillance qu'a montré la pupille de la jeune femme et ne se gêne pas pour m'en faire part.

- « Je crois que j'ai déjà vu ça quelque part. C'est une mage ; ne baisse pas ta garde ou sinon je serais inutile. »

Une mage, hein ? Qu'était-il arrivé à cette personne pour qu'elle se dresse ainsi, affamée dans ma cave et dans le besoin de se prouver qu'elle est terrifiante ? Qui est-elle ? Je ne pouvais pas trembler face au premier venu - et j'avais déjà rencontré pire. Ses menaces ne m'intimident pas et, au contraire, me font lâcher un doux sourire. C'était peut-être moi qui pouvait apporter une certaine ambiance craintive en souriant ainsi alors que la situation n'aurait jamais permis une telle émotion. J'ai toujours été paradoxale, on ne peut comprendre réellement ce qui se passe dans mon cerveau dans les situations uniques comme banales.

- « Je sais très bien que ce canif ne te fera rien de bien folichon, mais on est jamais trop prudents. Maintenant, laisse-moi regarder ta blessure. »

Je m'agenouille afin d'atteindre aisément l'endroit où le saignement semble abondant après avoir allumé une bougie ; à côté de moi, Akos l'analyse de ses yeux de défunts. Je ne sais pas ce qu'il peut voir en plus de ma propre vision, mais il est toujours de très bons conseils. En touchant légèrement la plaie, je remarque une légère réaction de la part de l'inconnue et me permet d'aller chercher rapidement ma trousse de secours pendant qu'Akos continue de la surveiller sans même qu'elle ne puisse le remarquer. Me réinstallant, j'attrape tout le matériel adéquat pour les premiers soins que j'ai pu apprendre en regardant ma grande soeur Lilith faire à l'époque, lorsqu'elle aidait souvent les infirmières du coin pour se faire un peu d'argent pour "se barrer d'ici", affirmait-elle. Hormis la douleur que cela pouvait créé, je tente de rester la plus douce possible dans mes gestes.

- « Je dois recoudre un petit peu. Serre les dents. »

J'entame donc la charcuterie après avoir nettoyé convenablement l'endroit et joue le rôle de l'infirmière sous les directives de mon ami invisible posé sur ma droite. Je peux être aisément maladroite, il m'est donc indispensable de ne pas négliger toute parole qu'il puisse me dire.

- « Attention, fais ça un peu moins rapidement ; tu risques de faire encore plus de dégâts.
- Comme ça ?
- C'est ça. Tourne un peu plus ta main, aussi ; Tu ferais une bonne infirmière, dans une autre vie.
- Ah, tiens donc ! J'ai plus d'un tour dans mon sac, tu sais ? »

Je ris de bon coeur avec Akos avant de réaliser que ma patiente nocturne était évidemment incapable de comprendre la situation ni de le voir de ses propres yeux, même brillants. Passant pour un être bien étrange, je glousse une nouvelle fois et décide tout de même d'échanger quelques mots sur ce qu'elle pourrait apercevoir comme de la schizophrénie.

- « Ne fais pas trop attention quand tu me vois parler dans le vide ; je suis parfaitement seule dans ma tête. J'ai juste une entité qui m'accompagne tous les jours, rien de très grave ! »

Je termine les soins que j'applique sur sur son mollet, appliquant un bandage fait maison avec du tissu d'anciens vêtements non-utilisés. Hors de la ville, je ne pouvais pas être complètement pleine en vivres de tout genre dans cette demeure proche du désert. Avec ma force que je cachais sous mon petit manteau blanc, j'amène mon bras autour de la taille de la jeune femme, le sien se logeant le long de ma nuque, et la soulève pour l'amener jusqu'au canapé du salon où elle sera sûrement plus à l'aise. Évidemment, Akos reste à l'affût et ne la lâche aucunement du regard ; ce qui me permet de me sentir rassurée et de lui donner une impression de fausse étourderie de ma part. J'ai la chance d'avoir quatre yeux.

- « Tu vas devoir ménager tes forces pour le moment, le temps que tout ça cicatrise. Je sais que tu pensais devenir mon ravisseur, mais tu as de la chance d'avoir été guérie de cette blessure à temps alors reste un peu sage, d'accord ? »

Je vais immédiatement nettoyer tout ce bazar dans la cave, commençant par les tâches de sang et la nourriture éparpillée, puis je me rue vers les bouts de verres brisés qui ne demandent qu'à ête jetés à la poubelle. Un léger courant d'air traverse la cuisine désormais. En solution secondaire, je couvre la vitre cassée d'un bout de bois pour limiter les dégâts en attendant que je puisse mettre la main sur une nouvelle fenêtre... Chose faite, je retourne dans le salon et m'assoit à terre, les fesses sur un coussin, l'entité toujours en surveillance. Peut-être avait-elle ressenti une présence, un froid non-loin d'elle ?... Parfois, des effets secondaires se manifestaient lorsque des personnes partageaient la même pièce qu'Akos ; testé et approuvé à l'Académie Magique Mukeshin !

D'ailleurs, en parlant de l'Académie... le visage de cette femme me paraît familier, une fois face à une lumière plus dense dans la pièce principale de la maison.

- « Comment t'appelles-tu ? J'ai l'impression de t'avoir déjà croisé - ça paraît fou, mais bon, on est pas à une bizarrerie près. »
Made by Neon Demon
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Croqueuse de femmes
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Likhoradka Hræsvelg
Croqueuse de femmes
Mer 21 Sep - 15:45







Pure as snow, blighted as a plague




A sa façon, cette fille était tout aussi peu nette que je ne l'étais. Sa façon de sourire, comme si elle était amusée m'énervait. J'avais envie de le lui effacer avec son propre couteau. Mes nerfs se contractèrent sous l'irritation. Elle ferait mieux de se méfier, un coup de surin la nuit dans son sommeil peut si vite arriver … Mais restons calme. C'est juste un futur cadavre, de toute façon. Et un futur repas potentiel … Elle paiera son petit air si parfait et pur le moment venu, et mon petit doigt m'indiquait que cela n'allait pas tarder. Même ses mots avaient le don de m'énerver instantanément. On est jamais trop prudents ? Alors pourquoi tu ne te tires pas chercher la garde, plutôt que de me menacer avec un cure-dents, abrutie de face de neige ? Parce que tu veux me soigner ? HA ! Abrutie finie. Cela dit, compte tenu de ma position et de mon état, mieux valait garder un œil sur elle jusqu'au moment où j'absorberai son énergie, qu'elle ne file pas chercher la garde dans mon dos.


Assise sur son lit, je la laissais examiner ma plaie, retenant l'envie grandissante et fort tentante de lui donner un coup de pied au visage, profitant de sa position agenouillée. Lui marcher dessus, voir son visage si blanc se tordre en une grimace horrible … Aussi séduisante qu'était cette pensée, je n'en avais pas forcément la force, la faute à cette anémie qui se faisait grandissante. C'est une promesse, Cul Blanc, un jour je t'écraserai sous mes pieds et j'effacerai ton petit air niais et insouciant par la méthode dure. Je la laissais aller chercher son matériel médical sans broncher, réfléchissant au futur très proche. J'allais certainement devoir rester une journée ou deux dans les parages pour ma convalescence, et récupérer assez d'énergie sans avoir à ponctionner tout le monde sur mon chemin. L'idée n'était pas déplaisante, mais trop dangereuse pour ma sécurité. Tant pis. Finalement, Miss Insupportable revint, et entama sa couture. Evidemment, le crochet entrant dans ma chair me tira quelques grimaces douloureuses, mais pas un son plaintif ne s'échappa de ma gorge. Elle se remit à parler toute seule, ce qui me fit hausser les yeux au ciel. Elle aurait bien sa place au sanatorium de Lycurgus, celle-là. Elle se mit même à rire, ce qui m'irrita une nouvelle fois. Un rire si pur, si cristallin … Non, décidément, je haïssais cette femme. Mes traits se tordirent en une expression presque de dégoût. Même son explication à la con et les mots qu'elle choisit me firent grincer des dents. Elle jouait la carte de la petite sotte toute mignonne, hein … Manque de bol, j'avais horreur de ça. Je lui répondis d'un ton agressif.


« J'en ai rien à foutre. Tu peux parler toute seule si ça te chante. »


Pour me calmer, j'imaginais son regard effrayé, tordu par la douleur, et ses cris suppliants de la laisser tranquille, de ne pas la tuer … Aaah, douces images et sons qui virevoltent dans ma tête en cet instant. Un petit rictus mauvais prit alors place sur mon visage. Rictus qui se retransforma bien vite en une expression fort déplaisante et surprise. En effet, une fois son pseudo-bandage terminé, elle OSA me toucher pour m'aider à me relever, comme si je m'étais pété la cheville ou le tibia. Elle m'assomma encore avec ses soi-disantes douces et gentilles paroles, altruistes et attentionnées. Putain qu'elle m'insupportait. Le canapé n'étant plus très loin, je grognais méchamment, avant de la repousser avec force au sol.


« Non mais tu m'as prise pour qui, une handicapée ? J'ai pu marcher jusqu'ici sans aide, je peux très bien continuer. Sous-estime-moi ne serait-ce qu'une seule fois de plus, et je te jure que tu vas le regretter toute ta future courte vie. »


Mademoiselle croit savoir ce que je voulais faire ? Mademoiselle se pensait plus intelligente et parfaite ? Alors Mademoiselle va devoir apprendre sa place, qu'elle n'est ni un génie, ni quelqu'un capable de me donner des ordres, surtout comportementaux. Elle s'en alla, et je l'entendis faire du rangement, ce qui m'indiqua qu'elle n'allait pas chercher la garde. Mais c'était quoi son problème, bordel ? Ranger dans un temps pareil ? Faut vraiment qu'elle révise son sens des priorités, cette fille. Je grognais entre mes dents pour moi-même.


« Elle m'énerve, je la hais, je la hais, je la hais ... »


Et dans un geste rageur, je fis tomber tout le contenu de la petite table à
ma portée au sol. J'avais la tête qui commençait à me vriller les tempes, et ma vision se flouter petit à petit, la sueur continuant de perler sur mon corps et ma respiration devenant hachée. Je devais aspirer de l'énergie. Je le voulais, je le devais, j'allais le faire. Il fallait juste que la petite conne de service ramène sa face de Lune, s'approche un peu trop près et que je la chope. Cette fois, je me fiche d'aspirer petit à petit, je vais y aller plein pot directement. J'ai trop besoin de ses forces pour me remettre sur pied. Je fixais la porte vers la cave, attendant qu'elle revienne pour pouvoir enfin l'attaquer. Chose qu'elle fit peu de temps après, s'asseyant presque à portée sur un coussin. Je fronçais un peu les sourcils en l'entendant s'adresser à moi : elle avait l'air de me connaître ? Si c'était le cas, ce n'était du tout une bonne chose pour moi. Les trois seules catégories de gens susceptibles de savoir qui je suis sont ceux ayant étudié à l'académie quand j'y étais, le personnel du sanatorium de Lycurgus où j'ai vécu une bonne partie de ma vie, ou bien l'inquisition mukeshin. Vu son comportement, elle n'avait pas l'air d'être dans cette troisième catégorie, et si elle avait été un membre du personnel du sanatorium, je me serais souvenue instantanément de ce visage si détestable qu'est le sien. Ce qui ne laisse que la première option : elle m'a vu à l'académie. C'est sans doute le moins pire. Je la dévisageais quelques instants, avant de prendre la parole d'un ton passif-agressif :


« En général quand on veut connaître le nom de quelqu'un, on donne le sien, d'abord. Non pas que je risque de te dire qui je suis, de toute façon, je pense que tu me prends légèrement pour une débile, et en toute honnêteté, ça m'insupporte beaucoup. Tu crois vraiment que quelqu'un qui rentre par effraction chez une personne siroterait un thé en parlant tranquillement avec le propriétaire, jusqu'à donner son nom, occupation dans la vie et tout ça ? Tu veux pas non plus que je te serve ma tête sur un plateau d'argent ? »


Mes doigts se crispèrent sur le canapé. Le sang battait dans mes tempes. Des pulsions meurtrières montaient dans tout mon corps. Et alors que j'allais me jeter sur elle pour la défigurer et aspirer son énergie, j'entendis des voix devant la vitre cassée. Et des ordres donnés. Putain de gardes de merde ! Je me relevais seule, fixant glacialement Cul Blanc, avant de lui intimer d'une voix sans appel et légèrement étouffée :


« Si tu me balances, je t'égorge sur place. Tu vas les faire entrer, les distraire quelques secondes pour qu'ils ne me voient pas, et laisse-moi faire le reste. N'oublie pas : un seul écart, un seul regard traître vers moi, et tu seras morte sans même t'en rendre compte. »


Trois voix. Evidemment. Deux aurait largement été gérable, mais trois … C'est à cause de ce foutu nombre de merde que j'avais été percée au mollet par une lance. Je cherchais donc quelque chose qui pourrait me servir d'arme, pour en assommer au moins un. Ils étaient au pas de la porte, et frappèrent pour signaler leur présence. Je fis un dernier regard autoritaire à Miss Blancheur lourd de sens, avant de me tapir dans l'ombre, un de ses vases, plutôt énorme, dans les mains. Les trois gardes entrèrent finalement, après qu'elle leur ait ouvert. Je ne voulais pas lui faire confiance, et pourtant, j'étais obligée. Argh que je déteste ça, devoir compter sur un intrus dont on ne sait rien. Pour le moment, elle semblait faire en sorte que mon plan se déroule sans accroc. Elle fit venir les trois gardes au milieu du salon en les accueillant avec un sourire qui me donnait envie de vomir, et elle entama la discussion avec eux. Ils voulaient savoir ce qu'il s'était passé ? Oh, ils n'auront pas le temps de le savoir. Je me glissais en silence derrière le groupe, levant bien haut le vase, et l'écrasant de toutes mes forces sur le crâne de l'homme au centre, dans un rire et une expression faciale jubilatoire. Mon œil s'était instinctivement activé, et à peine la surprise passée, je saisis à la nuque les deux gardes restants, aspirant violemment leur énergie dans un rire dément.


« HAHAHAHAHAHAHAHAHA ! Ah, cette sensation … Trois jours sans elle, mais quel délice ... »


L'extase arrivait, comme à son habitude. Je relâchais les deux gardes, inconscients, au sol, ramassant un bout du vase bien tranchant, le faisant tourner entre mes doigts, et m'apprêtant à égorger ces trois connards, avec une vigueur nouvelle. Cul Blanc serait certainement la prochaine à se faire aspirer l'énergie, car j'en voulais plus … Toujours plus. Et il n'y avait qu'elle ici présente. Trois jours d'abstinence, c'est beaucoup trop.




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Sixième Sens
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Astra
Sixième Sens
Sam 8 Oct - 22:03
Pure as snow, blighted as a plague
Astra & Likhoradka
This time, I had no idea how stupid I was - ♫

♦ PDV AKOS

Décidément, je haïssais de plus en plus cette personne sans même connaître son nom. L'aura qu'elle dégageait, ses manières, son rire et, surtout, les mots qu'elle utilisait contre Astra me déplaisait au plus haut point. Si cela ne tenait qu'à moi, je l'aurais déjà égorgé de mes mains sans faire trop d'histoires. Mon amie et moi sommes capables de grandes choses - et éliminer ce détritus venant perturber notre retour paisible dans notre chez nous faisait parti d'une de ces "choses" que nous pouvons accomplir avec un léger niveau de difficulté. Je fais confiance en celle qui me permet de voir encore le monde des vivants et à l'instinct de survie que nous partageons.

- « Évidemment que tu peux parler comme tu veux ; elle se prend pour qui celle-là ? Astra, on doit s'en débarrasser avant qu'elle nous attire des problèmes.
- Je sais, Akos. On ne peut pas la laisser comme ça, de toute façon. »

Elle sait ? Alors pourquoi reste-t-elle ici à jouer avec les flammes ? Pourquoi ne m'autorise-t-elle donc pas à prendre possession de son corps afin de nous protéger et d'agir vite pour limiter les dégâts ? Je sens mon sang bouillir - enfin, ce n'est qu'une impression vu que je ne suis qu'un défunt bloqué sur Hypérion sans raison apparente. Ma colère ne fait qu'augmenter lorsque j'aperçois le corps d'Astra heurter le sol, sans un mot, le détritus continuant de faire sa loi dans NOTRE repère. Alors que je m'apprêtais à hausser le ton pour la sermonner à nouveau et l'obliger à passer à l'attaque, l'albinos se redresse en un léger soupir et frotte sa jupe quelque peu abîmée dû à la chute. Elle s'installe à ses côtés pour essayer de sympathiser et briser la glace or le résultat est similaire : repoussée, presque violentée, Astra fait des efforts inutiles. Loin d'être niaise, elle a juste trop d'espoir chez les gens qui pourraient lui ressembler alors que le résultat est tout autre.

- « Tu pourrais être plus sympa avec les gens qui ne te veulent aucun mal. Je vois bien que tu es dérangée, mais j'essaie juste de t'aider. On continuera nos vies sans souci, comme si on ne connaissait pas après cette soirée, si tu veux. Je suis désolée si je t'énerve ou te donne l'impression que j'essaie de tirer quelque chose de toi. C'est faux, je voulais sincèrement soigner ta blessure pour te laisser partir. Tout n'est pas noir ou blanc ; je me fiche ce que tu fais dans la vie ni même ce qui se passe dans ta tête. Si tu es ici, chez moi ce soir, c'est pas pour rien. Si tu as été violente avec moi non plus : je me dis simplement que tant qu'on s'est croisés dans nos quotidiens respectifs, pourquoi ne pas agir utilement. Je ne vois pas grand monde tous les jours - et les choses atypiques sont bien plus intéressantes que les banales. »

Elle s'en fiche, Astra. Elle s'en fiche, et pourtant... ce qu'elle disait avait un sens. J'appréciais ses mots et ses idées, cependant comment communiquer avec une hystérique assoiffée de sang et à l'allure paranoïaque ? Je ne lui ai pas coupé les paroles et suis resté simplement à l'affût, intégralement prêt à me battre aux prochaines secondes et observer intensément le cadavre que deviendra l'inconnue osant dévisager et détester une si belle femme.

Soudain, on toque à la porte. Le regard du détritus change immédiatement, le mien aussi ; les visites à l'improviste sont trop rares pour être des coïncidences. Deux dans la même nuit me semblait surréaliste. Le détritus en question passe immédiatement sur la défensive et propose un plan à Astra. Il est vrai qu'il pouvait sembler prometteur... si ce n'était pas avec une parfaite étrangère absolument dingue ! Je sais que notre duo est mal placé pour juger la folie des autres, mais on ne pouvait tenter le diable ainsi !

- « Tu ne vas pas accepter, quand même ?
- Si ça te permet d'être moins méfiante, j'accepte.
- Astra, sérieusement ?! »

Elle tourne immédiatement le regard vers moi, comme si elle avait elle aussi plus d'un tour dans son sac. Un sourire suit son allure avant d'accueillir trois soldats dans son salon, chaleureusement avec un sourire pur et innocent qui me fait froid dans le dos : la jeune prodige est quelqu'un de brave, de bon tout comme énigmatique et imprévisible. Elle peut manipuler, et j'ai l'impression qu'elle a un degré d'avance sur moi en cet instant. Je dois rester près d'elle. Je le sens.

- « S'est-il passé quelque chose dans votre village, récemment ? Quelque chose d'anormal ?
- Oh, non, pas particulièrement, monsieur ! Un enfant a juste cassé ma vitre avec un ballon, ce qui me fait une belle jambe, ahaha... Je vous sers quelque chose, peut-être ? »

À peine l'un deux ait eu le temps de répondre que le soldat au centre du trio se reçoit l'un des vases précieux d'Astra en plein dans le crâne, tombant immédiatement sous le coup. La scène suivante ne manque pas de m'étonner immensément tellement le détritus agit avec une rapidité qu'on peut mentionner. Une violence s'empare de la pièce, l'inconnue se jette sur eux une fois les trois à terre et des bruitages morbides sortent de sa bouche, celle-ci se nourrissant d'une lueur violacée s'échappant des cadavres. Commençant à comprendre de quoi il s'agissait, je n'ai que quelques secondes pour réagir et prévenir Astra - mais en me tournant, je réalise qu'elle avait déjà compris, elle aussi, et qu'elle savait que quelque chose allait dégénérer. Je me retrouve aussitôt à la place de son âme, le corps revigoré. Un sentiment d'immortalité s'empare de mes pensées même si je ne peux me reposer sur ça maintenant. Si je reste trop longtemps logé ici, Astra souffrira bien trop et je serai capable de la tuer en voulant la protéger. Ses yeux rougissent en un temps record, preuve que le don est en action. J'attends que le détritus se redresse, la voix de mon amie et la mienne se mélangeant quelque peu pour donner un ton presque démoniaque à son allure si douce et magnifique.

- « Tu n'auras pas ce que tu veux. Je te conseille de partir maintenant. Tout de suite. »

Ma tête - ou plutôt celle d'Astra - tourne sur le côté et mon corps prend une position bien plus défensive. L'avantage dans une maison que l'on connait, c'est que tout peut devenir une arme.
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Likhoradka Hræsvelg
Croqueuse de femmes
Lun 17 Oct - 23:55







Pure as snow, blighted as a plague




Je commençais sérieusement à me dire que cette fille était schizophrène. L'entendre parler comme ça, comme si je n'étais pas là, c'était insupportable. Elle ne pouvait pas discuter avec elle-même ou sa soi-disante entité dans sa tête, non ? Et puis, je n'avais pas du tout, mais alors vraiment pas envie de faire du copinage avec elle. Sa tentative de rapprochement finit par un échec, inéluctablement, et un bon baiser sur le parquet. La vue me fit tirer un rictus de satisfaction. Au moins, elle avait un tempérament de soumission extrême, on dirait bien. Dommage qu'elle doive mourir si tôt. Oh, peut-être que je m'amuserai avec elle avant de l'envoyer dans les bras de son créateur. Nous verrons bien sur le moment, si je suis d'humeur.


Blanche-Neige m'assomma encore avec une tirade de Miss Bienveillance qui me fatigua. Bla bla bl… QUOI !? Ma tête se tourna vivement et fusilla sur place mon interlocutrice. Dérangée ? Moi ? Bien évidemment que je le suis, mais c'est son ton, sa petite manie, sa façon de le prononcer qui me faire sortir de mes gonds. Au final non, je ne m'amuserai pas avec. Je me contenterai simplement de la faire se vider lentement et douloureusement de son liquide vital pourpre. Mes griffes se plantèrent dans le canapé, arrachant au passage quelques bouts de son matériau, au fil de la discussion. En plus, cette timbrée semblait croire à des conneries du genre « le destin ». Mais jusqu'à quel point pouvait-on être aussi décérébré et stupide ? Et puis, qu'est-ce qu'elle me fait, là, à dire que je lui semble intéressante ? Elle pense peut-être que je vais être son petit cobaye sans rien dire !? Trop, c'est trop. Je pris un ton impérieux, sac et violent, haussant la voix.


« Ecoute-moi bien espèce de sale petite gar... »


La porte, évidemment. Et le bruit des armures de soldats m'interpellèrent instantanément. Cette nuisance sonore, je la reconnaîtrais entre mille. Fait chier. Un plan, il me fallait un plan. Et c'est en réfléchissant à la vitesse de l'éclair que j'imposais mon idée lumineuse à Madame Propre. En place, l'attaque pouvait se dérouler. De toute façon, si jamais ma complice indésirable me balançait, je la surinais sur place, quitte à mourir. Mais contre toute attente, elle joua le jeu, et distrayait les gardes à la perfection, jusqu'à me créer l'ouverture dont j'avais besoin pour neutraliser les trois enfoirés en même temps. L'énergie de la jubilation et le plaisir parcouraient chacun de mes nerfs, dilatant mes pupilles et émoustillant tous mes sens. Une sensation dont je ne me lasserai jamais, et dont j'étais totalement dépendante. Les ennemis neutralisés, et le bout tranchant de vase dans les mains, je m'apprêtais à les assassiner de sang froid, devant Blanche-Neige, si pure et innocente … Plus pour très longtemps, ça, elle pouvait en être certaine … Relevant le premier type par les cheveux, je le fis s'agenouiller, et je posais ma tête contre son épaule, un regard perdu dans la folie braqué sur ma complice.


« Regarde bien … Vois la vie, cette chose si fragile, se briser ... »


Je plantais le bout du vase dans la jugulaire du garde, et instantanément le sang jaillit en quantité astronomique, allant même jusqu'à éclabousser le visage et les vêtements de Blanche-Neige. Constatant cela, je me mis à rire, propulsant le cadavre tout frais sur elle, puis me mouvoir tel un serpent afin d'égorger les deux intrus restants avec une vitesse et une dextérité gagnée au fil des années à être en cavale. Le plancher se tentait d'un liquide pourpre poisseux, et l'odeur caractéristique du sang nous emplit les narines, me mettant pratiquement dans un état de transe. Aaaah, que je me sentais vivre, parmi toute cette mort et cette désolation. Finissant de rire comme une damnée, le corps bougeant pratiquement de façon désarticulée, mon attention et mon visage se tournèrent d'une drôle de façon, reportés sur cette fille, qui semblait à présent possédée elle aussi, mais d'une autre façon que moi. Ces yeux rouges me rappelèrent le sang … Son appel se refaisait sentir. Oooh, rien qu'en fixant ces yeux carmins, j'entendais l'hémoglobine m'ordonner de la faire couler, de repeindre les murs avec elle … Même sa voix s'en retrouvait modifiée. Cela pouvait sonner impressionnant, mais ce n'était qu'un spectacle son et lumières à mes yeux. Je léchais le sang sur mes doigts, toute souriante.


« Et tu penses vraiment savoir ce que je veux ? Quelle présomption. Tu ne sais tellement, mais tellement rien de ce dont j'ai envie ... »


Je laissais échapper un grand rire, tout en envoyant d'un coup la table droit sur le corps frêle de Blanche-Neige. Avec ma nouvelle force, et l'adrénaline coulant à flot dans mes veines, je pus la balancer sans peine, avec violence. Elle se fracassa, se fendant un peu d'ailleurs, et fis tomber celle qui croyait pouvoir s'opposer à moi. Suivant avec fulgurance le mouvement du meuble, mon œil se mit à briller encore plus intensément. La fille à terre, j'arrivais au-dessus d'elle, pied levé, et l'écrasa avec brutalité sur son poignet gauche, joliment offert, afin de limiter un contre malvenu. Un ricanement malsain plus tard, je me penchais, saisissant à la gorge Cul Blanc, serrant fort, plantant mes ongles dans sa chair.


« Et maintenant, goûtons à ton suc le plus pur ... »


Rapprochant mon visage du sien, le regard fou à lier, un sourire incontrôlable et complètement psychotique dessiné sur les lèvres, je me mis à aspirer, avec avidité et force. Aaaah le délice … Son goût était particulièrement … Attends … Une sensation de malaise m'atteignit très vite. Je sentais ma poitrine se comprimer, mes viscères se tordre, une envie de vomir irrépressible, que j'assouvis d'ailleurs, débouchant mon œsophage de sa bile sur le corps de la blanche – plus si blanche que ça, la faute à l'hémoglobine et au contenu de mon estomac -. Ma tête se faisait lourde, c'était affreux comme sensation. Puis, des pics plantés dans mon cœur. Une douleur atroce s'empara de moi, qui me fit lâcher ma victime après de très longues secondes, une dizaine, une quinzaine ? La sensation d'enivrement avait laissé place à un sentiment de mort. J'avais froid, très froid, et c'est à genoux que je me décalais un peu, fixant le corps dans un état pratiquement identique au mien qui se tenait encore à mes côtés, et le seul étant encore en vie.


« Bordel … C'est quoi ces conneries !? »


Mon pouvoir semblait avoir marché … Alors pourquoi la sensation si agréable que je ressentais habituellement s'était évaporée ? Le manque était déjà trop présent, je devais retenter … Je devais réessayer tout de suite. Cela dit, j'étais trop mal en point pour me relever, et si jamais Blanche-Neige réussissait, elle … Elle risquait de pouvoir contre-attaquer sans aucun problème. Je me mordais la lèvre, hésitante, tentant de me concentrer sur le corps de ma dernière victime.




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