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Promenons nous dans Alta, si le Nerio n'y est pas ♪ (pv Ophelia)

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Jeu 8 Sep - 1:36
Citta Alta était un lieu tranquille, même si la présence de Alisa était normale dans ces rues, elle ne s'y sentait pas à l'aise. Les regards sur elle étaient lourds de sens, elle était une mage, pire encore elle était une des sept lames améthystes, un pion qui ne savait que tuer et qui n'aurait son utilisé qu'à la guerre en chair à canon... Certains avaient des regards un peu plus compréhensifs ou neutre... Enfin, c'était la routine. La dernière membre de l'unité spéciale décidait donc de patrouiller en ville n'ayant pas de mission d'élimination pour l'instant, légèrement attirée par une odeur assez agréable.

- Oh ! Ca sent extrêmement bon, qu'est-ce donc ?

Bien que l'homme lui expliquait, ça lui passait un peu au-dessus de la tête, elle prenais quelques petites choses à grignoter... Non à vrai dire elle prenait uen quantité d'ogre, sans doute un contre-coup de son don. Elle mangeait donc comme une ogre, ces quelques mets sucrés, en ronronnant presque tout en marchant, la tronche de la tournée de surveillance ! Soudain, un peu de remue ménage, ça venait d'un manoir assez proche... Hm... A priori c'était celui de Nerio-kun ? Elle approchait pour voir le tumulte, voyant deux soldats qui se disputaient visiblement.

- Vous devriez pas vous disputer devant le manoir de Nerio-kun, il risque de pas trop apprécier … Je crois ?
- De quoi tu te mêles en étant aussi familière avec la nob--- huh ?!

Il avait faire l'erreur d'agripper le col de la mage et avait finit par faire un vol sur plusieurs mètres d'un revers de bras. Forcément, après avoir remarqué qui il avait aggripé il la ramenait pas trop, aussi malaimé étaient les mages, elle restait sous les ordre direct de l'impératrice. Soupirant elle approchait su soldat et le faisait se redresser rapidement.

- Allez faire ça loin des manoirs d'accord ? Et pas d'excès de violence envers les femmes, je vous rappelle que c'est une femme qui nous commande tous.

Elle souriait en fermant les yeux, elle semblait calme, si calme que c'en était flippant. Les soldats ne cherchaient pas à voir plus loin, reprenant leur calme alors que le regard améthyste de la jeune femme se posait sur une demoiselle non loin, elle était très jolie et avait ce petit quelque chose d'apaisant juste en la regardant... Une demoiselle qu'elle connaissait en outre, l'ayant rencontrée à de nombreuses occasions. Elle l'approchait en souriant faiblement, l'air toujours aussi neutre et vide malgré tout.

- Oh... Oh ! Ophelia-chan ! C'est curieux de te croiser ic--- Ah non... Hm... Tu es en balade ?

Son ton doux et froid n'allait clairement pas avec ses états de service, pour sûr, surtout quand on la voyait continuer d'engloutir des trucs sucrés... Elle était aussi relativement familière malgré le fait qu'elle s'adressait à une Thorpe. Elle lui tendait une pâtisserie l'air de rien, avant de regarder vers le manoir de Nerio. Son visage était inexpressif et pourtant, il était clair qu'elle pensait à quelque chose.

- Tu veux peut-être une escorte plus agréable que celles de soldats qui s'engueulent ? D'autant que ça fait un moment que je n'ai pas eut l'opportunité de te parler en privé, entre les missions et les codes du palais.

Ophelia était une personne très apaisante, sa seule présence avait quelque chose qui rendait les blessures moins douloureuses, une prestance et un charisme qui n'appartenait pas aux Thorpe, mais juste à la plus innocente d’entre eux.

- Oh tient d'ailleurs, tu sais pourquoi ils se disputaient, garde volant et garde prudent ? Tu parle d'un sens de la nomination....
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Ven 9 Sep - 3:52

Promenons-nous dans Alta, si le Nerio n’y est pas ♪

Alisa & Ophelia

Le séjour tirait à sa fin. Ophelia venait de passer deux bonnes semaines à la capitale, en la compagnie de l’Impératrice d’abord, puis par elle-même, Medea l’ayant laissée visiter à son gré pendant qu’elle s’occupait d’affaires qui demandaient son immédiate attention. Après avoir croisé Valente dans les couloirs de l’immense palais, elle n’osait plus vraiment passé ses journées à y déambuler. L’annonce de ses fiançailles, le départ soudain de Valerio, l’invitation de Medea, puis la rencontre impromptue avec son second cousin : les coïncidences, faisant ressortir d’anciens sentiments tordus par le temps, s’étaient enchaînées dans un jeu malsain du destin. Elle angoissait l’arrivée de l’inévitable changement, mais une partie d’elle-même n’arrivait pas à s’avouer qu’il était déjà là, et que ces épreuves n’étaient que le début de la chute.

Si elle restait ainsi enfermée dans les appartements des invités de marque, elle allait broyer du noir, elle le savait, la rencontre avec ses deux cousins rejouant sans cesse dans son esprit dès qu’elle ne tenait pas son esprit occupé. Elle avait visité les jardins par trois fois, avait discuté avec quelques domestiques éberluées avant de finalement se résoudre à mettre le pied dans la grande ville, s’en tenant bien entendu aux quartiers aisés, se décidant à affronter une chose qu’elle avait mis plus longtemps qu’elle voulait l’admettre à se convaincre de faire : visiter le manoir Basaïa. Il s’agissait de sa demeure principale depuis quelques temps maintenant, mais passant une bonne partie de son temps avec l'armée, il risquait fort de ne pas s’y trouver en ce moment, pensée qu’elle se répétait sans cesse pour tenter d’alléger son pas. Elle n’était pas accompagnée, mais ne voyait pas en quoi les rues surveillées du plus beau quartier de la capitale composaient un danger.

Ses pas la menèrent devant l’impressionnante villa aux allures pourtant austère, les décorations de marbres et de granites taillées à même les murs dépeignant davantage de nobles et imposantes bêtes que les délicats motifs floraux auxquels Ophelia était habituée. Devant la grille, deux gardes montaient la garde, impassibles ou tout simplement ennuyé. Aucune vie ne semblait animer la demeure, mais avec les quelques fenêtres obstruées par des rideaux, il était difficile d’en témoigner. Une grande inspiration et quelques mots personnels d’encouragement plus tard, elle approchait les deux hommes, un doux sourire sur son visage, ses mains croisées sur la jupe de sa robe d’un bleu pastel.

Pardonnez-moi, sir Nerio occupe-t-il sa demeure actuellement?



Les deux hommes la scrutèrent de haut en bas sans gêne, sous le malaise grandissant de la jeune noble qui se retenu de ne pas s’agiter sous les regards inquisiteurs animés d’une lueur qu’elle n’aimait guère. Un sourire narquois sur les lèvres du premier à parler, il fut clair à ses paroles qu’il n’avait pas reconnu son interlocutrice.

Nah, ma jolie, tu l’manques de quelq’ jours seulement par contre. Tu y voulais quoi, au juste?



Le coup d’œil de son collègue, beaucoup plus désintéressé, s’attarda à peine sur elle.

Probablement une de ses catins de luxe. J’en ai assez d’gérer la visite. Il devrait au moins leur laisser un mot, j’sais pas.



Choquée par ces propos orduriers, sans considération aucune pour le fait que le sujet de leur discussions se trouvait directement devant eux, elle se retrouva figée, sans voix, alors que les deux hommes continuaient leur discussion animée, l’oubliant complètement.

Comme si t’avais de quoi t’plaindre. Sybela te cherchait l’aut’ soir, et j’suis pas un pigeon voyageur. J’croyais qu’t’avais meilleur goût qu’ça, hein.



Pardon?! Répète un peu? Tu crois qu’tes putains d’bas étage sont mieux?!



Pour une raison qui lui échappait totalement, le ton monta rapidement, les gestes devinrent agressifs, et Ophelia se recula rapidement, aussi scandalisé par toutes ces paroles injurieuses qu’effrayée par le personnel violent. Elle ne s’attendait pas à ce qu’une jeune femme à la familière chevelure immaculée vienne la sauver de cette situation, mais elle n’allait pas se plaindre de ce cadeau de Raijin, pas quand celui-ci faisait planer l’un des gardes et taire l’autre. Une puissance qui terrorisait la majorité des gens, mais qui forçait également l’admiration de la jeune Thorpe qui reconnaissait avec joie l’attitude singulière et l’apparence délicate d’Alisa. Elle l’avait croisé à plusieurs reprises lors de ses voyages à la capitale, la mage au service de l’Empire restant souvent aux côtés de l’Impératrice, et Ophelia devait avouer apprécier la légèreté et la bonne humeur de la capitaine des lames. Caractère insouciant qui se traduisait à nouveau alors qu’elle tendait à la blondinette une pâtisserie à l’allure alléchante, l’abordant d’un ton déstabilisant et la questionnant sur la situation actuelle. La jeune noble ne put s’empêcher de rire à la mention des surnoms des deux gardes, se concentrant sur les propos amusants pour mieux éviter de penser à la situation qui venait de se dérouler. Elle ne s’offusqua pas outre mesure des manières de son interlocutrice, se permettant elle-même de l’appeler par son prénom comme elle lui en avait intimé lors de l’une de leurs premières rencontres.

Merci beaucoup, Alisa. Autant pour la pâtisserie que pour m’avoir sauvée!



Prenant un moment pour croquer dans le délice, elle se délecta de la saveur exquise de cette spécialité de Casalta. Faire le tour des quartiers avec Alisa lui semblait une idée tout à fait charmante, autant pour la distraction qu’elle représentait que l’occasion de mieux connaître la mage qui, pour être honnête, la fascinait. Ce qu’elle savait de son histoire n’était pas enviable, mais elle avait une telle maîtrise de son talent et une attitude si enjouée qu’elle ne pouvait que l’admirer et s’intéresser à cette personne que tous, du moins à la capitale, connaissait.

Si tu veux bien de ma compagnie, j’adorerais passer du temps avec toi! Sinon, je n’ai pas tout à fait compris la raison de leur… eum… différent. Je sais que sir Nerio n’est pas à la capitale actuellement, dans tous les cas.



Elle se tue un instant, évitant de regarder les deux gardes grognons qui leur jetaient à la dérobée de petits regards mauvais, quoiqu’un peu craintif. Elle commença à se diriger vers le bout de la rue, n’importe où pour ne plus se retrouver dans l’ombre de l’imposante demeure.

Je ne nuis pas à tes activités, j’espère? Je ne veux pas t’interrompre, surtout, même si j’ai très envie de discuter avec toi, je l’avoue. Ça fait trop longtemps que nous n’en avons pas eu l’occasion, c’est vrai.



Même si tutoyer quelqu’un était un traitement normalement réservé à ses domestiques et à sa famille et amis proches, un gage de proximité, cela lui semblait pourtant normal et approprié avec Alisa, comme s’il s’agissait d’une amie de longue date. C’était un de ses talents, pouvant à la fois terroriser quelqu’un ou l’entraîner dans son attitude insouciante et sociable sans que la personne y trouve quoi que ce soit à redire.

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Ven 9 Sep - 16:14
Oh ! La pâtisserie semblait faire plaisir à Ophelia, Alisa affichait un sourire, elle ne savait pas trop composer avec la noblesse habituellement, donc elle n'était pas sûre de procéder correctement mais ça ne semblait pas être un échec cette fois, à priori. Gardant ce léger sourire au visage en grignotant sa dernière pâtisserie comme un petit écureuils, elle écoutait la demoiselle qui lui expliquait ne pas trop comprendre comment les choses avaient aussi mal tournées, mais que ce qu'elle savait c'était que Nerio n'était pas ici.

- Quel homme occupé ce Nerio-kun, alors que l'armée se contente juste d'être en alerte.

Portant l'index au coin de ses lèvres, la jeune femme semblait de nouveau pensive, comme si quelque chose la dérangeait, mais ne mettant pas le doigt dessus, elle finissait par hausser les épaules en suivant Ophelia et en l'écoutant de nouveau... Cette dernière lui demandait si elle n'entravait pas son travail, elle aimerait vraiment lui parler en privé depuis le temps. Alisa hochait doucement la tête de façon positive avant d'agiter une main devant son propre visage, dans un geste gracile mais pas approprié aux mimiques nobles.

- Non non non, ne t'en fais pas, en général la patrouille n'est pas confiée aux Lames Améthystes, je meuble juste ma journée comme ça à défaut d'aller au combat. Alors si je peux occuper la journée en discutant avec toi plutôt qu'en rodant, c'est bien mieux !

Un très léger sourire naissait de nouveau sur le visage de la valkyrie qui était visiblement plus motivée à passer du temps avec Ophelia qu'à errer sans but. Il fallait dire que cette sensation d'apaisement en approchant cette dernière était toujours intact même après avoir commencé la discussion. Apaisée et enjouée par la présence de la Thorpe, la valkyrie reprenait la parole avec un ton qui allait de pair avec cette sensation qu'elle ressentait :

- Hmmm juste, ton cousin est pas là hm ? Je suis pas très à l'aise avec les inquisiteurs , de toi à moi... Je crois qu'ils ne m'aiment pas beaucoup hihi

Bien sûr, c'était clairement de la grosse ironie, comme le montrait Alisa en riant avec légèreté. L'inquisition qui n'aimait pas les mages... Logique ! Continuant de se mouvoir en regardant un peu partout par curiosité, la jeune femme n'en était pas pour autant totalement impolie, calquant clairement son rythme de marche sur celui de Ophelia, sans doute plus lent qu'un soldat habituellement. Dans un sens, malgré son comportement un peu étrange et familier, la mage était assez regardante sur l'aise de la personne qu'elle accompagnait.

- Ceci et cela à part, je suis contente de pouvoir te parler hors du cadre stricte du palais je suis pas très douée avec les codes et coutumes de la noblesse, il faut dire que j'ai pas été créée pour ça. Oh ! Mais t'en fais pas avec toi ça va, y'a quelque chose qui se dégage de toi, un peu comme... Hm... Euh... Une aura apaisante ? Oui c'est ça ! Exactement ça !

Joignant les doigts devant son visage comme si elle avait fait une trouvaille, la demoiselle ne se rendait même pas compte que ce n'était pas très poli de s'adresser comme ça à la noblesse, mais il était clair qu'elle ne disait pas ça pour être dans les bonnes grâces, c'était de la sincérité ce qu'il a de plus facile à détecter. Toujours dans son élan de bonne humeur et de curiosité, elle regardait à droite et à gauche, comme si elle regardait la ville différemment maintenant qu'elle n'était plus en patrouille.

- Hmmm, il y a un endroit où tu veux aller ? Profites-en, ça peut paraître un peu suffisant, mais avec moi en escorte, personne ne risque de t'ennuyer dans la capitale ! Enfin en théorie du moins, heureux, oui bienheureux, sont les ignorants.

Décidément, difficile de dire si Alisa était idiote ou non... En tout cas, elle était très voir trop amicale. Restait à voir ce que ça allait donner à terme avec la plus jolie et la moins rousse des Thorpe !
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Ven 9 Sep - 19:06
Soulagée d’apprendre que l’idée de se promener ensemble enchantait tout autant Alisa qu’elle-même, Ophelia se permit de ralentir le pas après avoir atteint la rue adjacente, tombant dans un rythme confortable que sa compagne de la journée semblait tenir avec aise. L’attitude pétillante, les gestes expressifs et le sourire de la capitaine lui rendirent peu à peu sa bonne humeur, lui insufflant une énergie qu’elle n’avait pas eue depuis un moment. La jeune noble réalisait bien que les comportements, les expressions, les paroles et le ton ne concordaient pas toujours ensemble selon les conventions habituelles auxquelles Ophelia était habituée, mais cela ne faisait que contribuer au mystère qui entourait la jeune femme, piquant la curiosité de la blondinette plus qu’il n’était adéquat et rendant la compagnie de l’aînée rafraichissante, pour ainsi dire. Bref, la Thorpe était fascinée.

Étonnement, la mention de son cousin, une plaie encore fraîche dans son esprit, ne l’atteignit pas autant qu’elle l’aurait cru, l’influence d’Alisa se rendant jusqu’à l’insouciance qu’elle dégageait. Les propos étaient clairement sarcastiques, mais Ophelia se surprit à sourire quelque peu, amusée par la situation improbable.

Ne t’en fais pas, il vient de quitter la capitale pour retourner à ses occupations.



Et c’était mieux comme ça, elle ignorait si elle aurait pu en supporter bien plus.
L’utilisation du mot «créée» l’interdit un instant, et elle dut se concentrer pour bien comprendre le sens global des mots d’Alisa. Ophelia n’était pas sans ignorer l’histoire de la jeune mage, histoire dont elle ne se cachait pas, mais un grand inconfort l’emplissait si elle y pensait trop longtemps. Elle ignorait si sa pitié était déplacée, surtout que la capitaine présentait une énergie indéniable ainsi qu’une certaine joie de vivre, mais la jeune noble était bien placée pour savoir que les apparences ne reflétaient que rarement la réalité. Mais elle n’était pas en droit de s’intéresser à la vie intime d’Alisa, elles n’étaient pas assez proches pour cela, et cela pouvait être insultant pour certains.

Le compliment fit légèrement rougir la blondinette, qui savait bien que de la part de la mage, sortait sans aucun filtre et était ainsi donc bien plus embarrassant.  Honnêtement, si par son calme seul elle pouvait rendre Alisa à l’aise, elle en était heureuse, même si elle ne faisait aucun effort particulier pour cela et ne méritait donc aucune reconnaissance sur ce côté.

Ne t’en fais pas, tu peux m’adresser comme bon te semble. Je ne devrais pas agir ainsi non plus, mais ce sera notre petit secret, d’accord?



Inclinant un peu de la tête, elle fit un clin d’œil complice à la mage, se surprenant elle-même par l’audace qu’elle démontrait en compagnie de son amie. Elle brisait la plupart des conventions auxquelles son statut de noble la liait, mais auprès d’Alisa, cela devenait insignifiant, et c’était une liberté nouvelle qui enlevait un poids de sur ses épaules. Et puis, cette dernière lui promettait à sa manière sécurité et proposait de la suivre, la laissant décider de leur destination sans même y voir un test ou une autre sorte de manipulation. Ophelia avait le sentiment qu’elle aurait pu se mettre à courir après les oiseaux ou crier n’importe quoi aux passants, et qu’elle aurait entré dans son jeu sans aucun jugement, seulement du plaisir. Pas que la jeune Thorpe le ferait, bien sûr, elle se sentait embarrassée juste à y penser.

Où aller? Hmm… Oh! Déjà, pourquoi ne pas retourner là où ils vendent de ces trucs? Il doit bien avoir autre chose de délicieux!



Telle une enfant, la jeune noble pointa avec gourmandise le reste de friandises achetées par Alisa, la sienne ayant déjà été dévorée depuis un moment. Les sucreries étaient un plaisir coupable d’Ophelia qui n’avait accès dans le nord qu’à une sélection précise de celles-ci. Et puis, elle ne pouvait s’en cacher, elle aimait beaucoup visiter les stands et parcourir les différentes marchandises, trouvant dans la vie des marchés la vie de la capitale elle-même.

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Ven 9 Sep - 20:41
Bien, cousin Kryptonite n'était pas là ! Elle pouvait éviter de rendre trop de comptes pour l'instant, une bonne journée en perspective. Ophelia semblait aussi devenir plus légère au fil de la discussion, se laissant un peu aller aux côtés de la mage valkyrie, allant même jusqu'à lui faire un clin d'oeil tout en déclarant que la familiarité entres elles serait leur petit secret. En réponse à cette proposition, la demoiselle se mit à rire doucement et de façon cristalline, visiblement d'accord.

- Ca tombe bien, on adore les secrets dans la tour d'ivoire huhu

Tirant doucement la langue, elle regardait vers où Ophelia pointait du doigt, elle proposait visiblement de faire le tour des échoppes et étales qui étaient dans la rue, en commençant par celle des pâtisseries. Oh ! Alisa n'était donc pas la seule à être faible face aux petits plaisirs sucrés du monde ! Sans e faire prier, elle suivait sa camarade jusqu'à l'étale de l'homme qui la regardait l'air de dire « encore vous ?! Z'avez déjà tout mangé ? »

- En plus d'être un régale pour les papilles, c'est un régale pour les yeux ! Je voudrai, ça, et ça... Et ça ! Et ça ! Ca aussi, et ça aussi ! Et trois comme ça !

Oui, encore une fois Alisa semblait avoir un estomac infini, peut-être lié à son pouvoir une fois encore. Toujours est-il qu'elle se faisait clairement plaisir, prenant diverses choses qu'elle n'avait pas goûtés avant, ou bien qu'elle savait d'avance aimer. Elle s'agitait tellement en pointant toutes les pâtisseries du doigts que son pendentif ressortait de sa tenue, la faisant se figer quelques seconde comme si le temps s'était arrêté juste en voyant ledit pendentif, avant de se reprendre.

- Oh, tu peux prendre ce que tu veux, je régale, il faut bien que mon pécule serve à quelque chose un jour ! On ne dirait pas comme ça, mais les matériaux récupéré sur les monstres se vendent très très bien !

Pour sûr, tout le monde n'osait pas approcher des monstres et rares étaient ceux à les traquer à temps plein et pourtant, les plus dangereux avaient beaucoup d'utilité. Le venin des araignées des cavernes était apprécié des assassins et guildes sombres, même de certains nobles... Les glandes à venins se vendaient donc bien, c'était un gagne pain assez impressionnant, mais très dangereux et régulé. En tout cas, elle tenait à ne pas faire utiliser son statut de noble à Ophelia, c'étaient des amies qui sortaient, pas un noble et son escorte, du moins elle voulait voir ça comme ça.

- Hmm... Hm ? Tu as de la crème là, je crois.

Ni une ni deux, elle prenait la crème avec son index et la gardait pour elle ! Oui c'était pas très pro, mais pas vu, pas prit ! Tirant la langue un peu moqueuse, elle continuer de se mouvoir, mais quelque chose semblait s'être ternie dans son regard depuis que le pendentif avait croisé ce dernier, pourtant elle gardait ce sourire, même si une forte impression de vide se dégageait d'elle, comme si elle était là tout en étant ailleurs à la fois.

- C'est marrant, ça faisait si longtemps que je n'avais pas juste profité de la ville avec une amie... Dis moi Ophelia, tu as déjà souhaité revenir dans le passé, tout changer même si tu devais en disparaître ?  

En disant ceci, elle se tournait pour regarder vers la tour d'ivoire. Combien de fois avait elle maudit son don, celui qui n'avait pu sauver aucun de ses six camarades, un vide perceptible et une légère perle opaque qui roulait le long de sa joue de façon à peine perceptible pour sa part, avant qu'elle ne se reprenne en faisant un petit bond, se penchant en avant en faisant un sourire amusé.

- Ahah non oublies ! C'est pas le genre de chose qu'on devrait souhaiter quand on croit en Raijin ! Allez échoppe suivante ! C'est euh... Une échoppe... Très... Échoppé ? Oui ça n'avait aucun sens ! Un moment d'égarement à cause de l'aise qui lui procurait la jeune femme, sans doute...
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Sam 10 Sep - 3:47
L’appétit d’Alisa était impressionnant, forçant même le respect pour Ophelia qui n’avait toujours connu qu’un estomac d’oiseau, même lors de ses périodes les plus gourmandes. Pas que ça ne l’empêche de regarder les pâtisseries et autres friandises avec les yeux brillants, ses narines se délectant de l’odeur de la pâte fraîchement cuite et du sucre mielleux étalés ainsi devant leurs yeux. Brioches, chocolateries, trottoirs, choux à la crème, tartelettes de toute sorte, son regard ne savait où s’arrêter, mais ça ne semblait pas être un problème pour la mage qui accumulait les achats sous le regard à la fois incrédule et résigné du vendeur. La jeune noble se permit elle-même de prendre quelques produits, glissant dans la main du vendeur reconnaissant quelques pièces.

Ophelia se retourna juste au moment où le pendentif se glissait hors des vêtements d’Alisa, la petite pierre précieuse reflétant la lumière du soleil. La Thorpe était sur le point de faire un commentaire, de complimenter l’apparence du bijou, mais le visage de son accompagnatrice l’en dissuada aussitôt : la vision de cet accessoire n’était apparemment pas quelque chose qui aurait dû se passer, à en croire l’absence de mouvements inhabituelle pendant quelques instants. Ce fut avec soulagement que la blondinette vit son aînée reprendre son débit de paroles, mais le malaise restait au-dessus d’elles comme un menaçant nuage gris.

Surprise par le contact soudain des doigts contre son visage, rougissant à la proximité inhabituelle pour une dame non mariée de son rang, elle ne recula pourtant pas, tout simplement prise au dépourvu par le geste. Ophelia n’avait jamais seulement pensé avoir peur de la jeune femme qui la traitait de manière tout à fait exemplaire, même si peu conventionnelle, cela était vrai.

Je… erm… merci?



Elle ne savait pas trop comment réagir, mais à voir l’attitude désinvolte, quoiqu’un brin terne d’Alisa, elle fut rassurée de ne pas avoir à réellement y porter attention. Non, plutôt, c’était le manque d’entrain soudain qui l’inquiétait, si peu commun pour une mage reconnue pour son sang-froid incroyable et une volonté à toute épreuve. Quelque chose dans ce pendentif était venu perturbée son amie et Ophelia s’en sentait désemparée, voulant remettre un véritable sourire sur son visage sans vraiment trop savoir quoi faire. Surtout lorsqu’elle lui posa une telle question, à la fois énigmatique et clairement porteuse d’un double sens douloureux pour celle qui la posait. Prise de court, la jeune noble ne sut que répondre pendant un instant, et la capitaine des lames lui demanda presque aussitôt d’oublier ces propos étranges, dissimulant une souffrance bien au-delà de ce que la Thorpe pouvait comprendre. Ce qui ne l’empêcha tout de fois pas de répondre quand même, y ayant sérieusement réfléchi pendant quelques secondes, y allant de sa sincérité.

Je ne peux pas dire que j’y ai vraiment penser avant… Mais si je devais en venir à souhaiter ça…je crois que ce qui s’est passé est arrivé pour une raison. Que ce soit la volonté de Raijin ou de quelqu’un d’autre, on ne peut que faire de notre mieux et découvrir cette raison-là. Ne serait-ce que pour le bien des personnes impliquées.



Silencieuse un moment, Ophelia fronça les sourcils, puis le rouge colora ses joues à nouveau alors qu’elle s’embarrassait de ces propos déplacés, si vagues alors que la situation était tout sauf philosophique et légère, elle le sentait bien. Un instant, elle eut peur de blesser ou d’offusquer celle dont elle se sentait de plus en plus proche, et d’un rire nerveux, elle releva ses cheveux derrière son oreille, son sourire plus gêné que joyeux.

Oh! Pardonne-moi, je dis n’importe quoi. C’est pas très clair, j’explique mal et…tu m’as dit d’oublier, je ne t’ai pas écoutée. Désolée.



N’osant regarder directement Alisa et affronter ainsi son expression, elle regarda en direction d’une autre échoppe et, y trouvant un intérêt soudain sans vraiment réaliser ce qu’il y avait, elle prit le bras de sa compagne et l’y entraîna, forçant un certain enthousiasme.

Tu as raison, allons-y! La journée est déjà bien avancée, et il y a plein de choses à voir! J’aimerais voir la mer aussi, si on en a l’occasion.



Une parole lancée à la légère, pour meubler le silence, mais pas moins sincère. Les grandes étendues d’air était un mystère qui l’émerveillait à chaque fois qu’elle quittait Fiore. Arrivée devant l’échoppe, elle se mit à observer les bijoux qui y étaient présentées, de véritables œuvres d’art.

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Sam 10 Sep - 5:03
Alisa avançait doucement et tressautait légèrement quand elle répondait à sa question, se figeant de dos en l'écoutant. Ce qui était arrivé n'était pas un hasard, que ce soit la volonté de Raijin ou d'un tiers, le mieux qu'on pouvait faire était de chercher cette raison, ne serait-ce que pour le bien de ceux qui étaient restés derrière. Alisa souriait faiblement, un sourire moins générique bien que bref, ces mots... Pendant un instant elle aurait cru entendre Kanon. Elle s'excusait ensuite rapidement de ne pas avoir écoutée la mage tout en ajoutant qu'elle voulait bien voir la mer aussi ! Tant qu'à faire.

- Trouver une réponse pour ceux qui ne peuvent plus le faire hein... Un ami m'a dit un jour, que les plus petites dagues étaient souvent les plus incisives, je comprends mieux pourquoi...

Cette phrase était assez mystérieuse, elle avait un petit quelque chose de brumeux, peut-être que la Thorpe en comprendrait le sens... Celui d'un croc bien caché, petit mais incroyablement efficace. Avec cet air reposant qu'elle dégageait, elle n'en donnait pas l'impression mais la demoiselle savait dire les mots qui frappaient chirurgicalement. Elle portait sa main sur son pendentif, le saisissant et le regardant, pensant à ses six protégés, avançant avec son amie.


- Il y a quelques années, je n'ai pu protéger personne. Pire encore, je suis responsable de leur mort... Pour moi il n'y a jamais eu de réponse à tout ceci.... Pourquoi ceux qui avaient trouver l'amour ? Pourquoi les plus jeunes ? Pourquoi pas moi ? Je suis... Entravée par les chaînes  du passé, sans les clés pour les déverrouiller... Être si puissante, pourtant, si faible....  N'avoir des mains faites que pour détruire, vouée à protéger par la destruction, qui suis-je ? Pourquoi le suis-je ? Pourquoi les entraves du passé sont si puissantes... Mais... Mais tu as raison, pour eux je dois trouver ces réponses...

C'était en tout cas comme ça que Alisa prenait les propos de la jeune noble, alors que l'air marin se faisait de plus en plus sentir. Ce n'était pas très joyeux comme propos, c'était même inattendu venant de la mage. Mais son passé n'était pas un secret, tout le monde savait qu'elle avait le sang de ses amis sur les mains, tout le monde savait que Alisa était une héroïne méconnue et méprisées, ayant affronté uniquement avec une poignée d'homme ce qui demandait normalement des dizaines de soldats... Poussant un soupire, ses très longs cheveux se mirent soudain à danser, le vent côtier soufflant sans entraves, maintenant que la mer approchait.

- Hihi désolée, normalement je suis censée éviter de parler de ce genre de chose, mais avec toi c'est... Comme si elles ne pouvaient pas rester refoulées. Oh ! Ne t'en soucis pas hein ! Ce n'est pas trop grave, c'est pas un secret,  on sait bien que j'ai prit assez de vie pour mériter d’être nommée valkyrie d'ivoire ou valkyrie sanglante donc... Ne penses pas que tu as fais ressortir des blessures ou autre !

De toute façon, ces blessures ne pouvaient pas être ouvertes à nouveau, puisqu'elles ne s'étaient jamais fermées. Se tenant finalement face à l'océan en continuant de grignoter quelques petites choses, elle semblait avoir récupéré quelques couleurs, mais avait sans doute montré que derrière son masque, il y avait tout un monde... Elle n'était pas juste tête en l'air, c'était bien plus compliqué et Ophelia l'avait très certainement percée à jour.

- Cette fois, je protégerai tout ce qui doit l'être, je deviendrai toujours plus forte jusqu'à pouvoir détruire tout ce qui menacerait ce que je chéri... Tant que des gens doux comme toi existeront, j'aurai encore des raisons d'être une valkyrie. Mais pas aujourd'hui, car aujourd'hui c'est pâtisseries entres amies ♥

Oui, pour le coup ça aurait presque pu être un discours badass, mais ça restait Alisa, il fallait pas trop en demandant. Se mettant de la crème plein le bout du nez, elle avait visiblement récupéré son appétit, terminant très vite toutes ces sucreries qui avaient un prix qui poussaient en général à les savourer plutôt que les gober, mais bon !

- Hmmm... Je sais ! A partir d'aujourd'hui je t’appellerai O-chan ! Ou Ophe ! Ca peut paraître un peu précipité mais... C'est comme si... Comme si quelque chose me disait de te chérir comme une amie et te protéger comme telle. Ca ne te dérange pas ?

Tournant la tête vers elle, elle tendait la main comme pour l'inviter à quelque chose, Alisa était étrange, peut-être rapide... Ou naïve, mais Ophelia avait ce quelque chose qui la poussait à s'ouvrir... Malgré tout sa main restait hésitante, comme si elle craignait que la valkyrie d'ivoire n'emporte une vie de plus si elle se liait avec cette dernière...
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Dim 11 Sep - 3:23
Les paroles d’Alisa était pour le moins cryptiques, probablement davantage adressée à elle-même qu’à Ophelia qui la regardait, incertaine, comprenant cependant que ses mots n’étaient pas mal perçus, au contraire. Soulagée de ne pas avoir offusquée son amie,  son immobilité soudaine ayant été particulièrement inquiétante, elle crut déceler un compliment, mais l’air mélancolique de la capitaine, à la fois crève-cœur et attendrissant, la coupa dans toute intention qu’elle aurait pu avoir de répondre à ses paroles. Au contraire, elle devint attentive, très même, réalisant qu’elle assistait à une chose possiblement unique, ou du moins très rare, et qu’Alisa lui révélait une partie d’elle trop sensible pour être abordée à la légère. Une preuve de confiance aux yeux de la Thorpe qui, émue, ne pouvait que ressentir la douleur de chaque mots racontant la mort de ses compagnons, les sentiments que ce souvenir évoquait. La douleur d’être la seule survivante alors qu’on s’en sentait indigne, de devoir continuer avec le poids de ceux qui ont dû payer de leur vie cette chance…Ophelia savait qu’elle ne pouvait même pas imaginer ce que cela devait être. Elle aurait aimé pouvoir faire disparaître cette insécurité chez la mage, convaincue qu'Alisa était digne de cette vie et bien plus encore, que ces sacrifices étaient un gage de l'importance de son bonheur, que la blondinette elle-même se devait d'honorer ces âmes inconnues et pourtant si nobles en prenant soin de la dame tourmentée autant qu'elle le pouvait. Ce n'était pas le temps des promesses qui, faites à un stade prématuré, ne semblerait être que du vent, et la jeune femme ne fit que se promettre de chercher à provoquer, ne serait-ce qu’un petit peu, la joie de sa précieuse amie. Forte de sa conviction, la Thorpe continua d’écouter la voix claire de la capitaine, suivant son rythme, la laissant les guider.
 
Qu’Alisa se sente en confiance, assez à l’aise pour lui confier des choses qui venaient de son cœur était un gage d’amitié qui touchait Ophelia bien davantage que n’importe quel autre geste, et c’est d’un petit sourire qu’elle remercia la confiance de la belle. La jeune noble savait bien qu’elle ne voyait que la pointe de l’iceberg, et elle ne voulait nullement brusquer son amie où la rendre mal à l’aise, mais le pressentiment que son insouciance n’était pas tout à fait sans dissimuler certaines choses se révélait exact. Même une femme aussi puissante et impressionnante que la capitaine des lames gardait en elle des coins d’ombre. D’un simple hochement de tête respectueux, elle lui confirma qu’elle avait compris, et l’ambiance s’allégeant quelque peu malgré l’accord silencieux qui flottait entre les deux femmes, Ophelia ne put s’empêcher de rire en voyant le nez couvert de crème de la valkyrie. Audacieuse, elle tendit la main pour la libérer de son masque comique, répétant le geste que l’aînée avait elle-même fait plus tôt.
 
La force de protéger, d’aimer, pour ses convictions et toutes les choses qu’on trouvait bon en ce monde. La jeune noble ne considérait pas avoir le pouvoir de le faire aussi bien que la mage, et c’était cette faiblesse qui lui coûtait parfois, mais cela ne l’empêchait pas de faire du mieux qu’elle pouvait, à sa manière. Si Alisa serait la protectrice de leur bien-être, alors Ophelia chercherait à être la protectrice de leur cœur, une personne sur laquelle ils pourraient compter pour être présente, pour écouter, pour accepter. Leurs histoires, leurs doutes, leurs peines, elle accepterait tout sans broncher, sans juger, pleurant avec eux s’ils avaient besoin de pleurer, riant avec eux si c’étaient ce qu’ils désiraient. C’était bien peu, elle en avait conscience, et elle espérait un jour pouvoir dire les mêmes mots que son amie avec la même conviction, mais tant qu’on aurait besoin d’elle, elle serait présente.
C’est avec ces pensées et cette détermination qu’elle prit la main d’Alisa, d’une manière à la fois douce et assurée, la tendresse qu’elle éprouvait à l’encontre de son amie visible sur son visage. Elle osa même aller chercher sa seconde main, les rapprochant vers elle, forçant sa voix à être stable malgré l’émotion qui menaçait de la faire trembler.
 

Tu peux m’appeler Ophe. Tu permets que je t’appelle Ali en retour? Je serais très, très heureuse de pouvoir t’appeler une amie, Ali. Je n’ai peut-être pas la force de te protéger toi, mais…si jamais tu as besoin de moi, dis-le-moi. Je veux pouvoir être là pour toi.


 
Réalisant qu’elle avait oublié un peu de crème sur le bout du nez de la valkyrie, Ophelia se mit à nouveau, tendant sa main pour l’enlever, délicatement cette fois, souriant sans gêne à celle qu’elle pouvait fièrement appeler son amie.
 

C’est grâce aux personnes que toi que les gens peuvent grandir en paix, heureux, et doux, comme tu le dis. Alors, au nom de toutes ces personnes, merci.


 
Elle accompagna ses sincères remerciements d’une pression rassurante sur les mains qu’elle tenait toujours entre les siennes, regardant directement les yeux violets de son interlocutrice, tentant de traduire toute la valeur qu’elle lui accordait. Les mots ne lui semblaient pas assez, mais il était difficile de dire si les gestes les traduisaient mieux.
 

Enfin, comme tu l’as dit, aujourd’hui, c’est pâtisseries entre amies! Nous arrivons au port, as-tu envie de faire autre chose? C’est à ton tour de choisir!


 
Peut-être qu’un jour Alisa viendrait à reconnaître la valeur réelle qu’elle avait, ou à faire en sorte de s’en découvrir une nouvelle, une qui lui conviendrait. Pour l’instant, Ophelia continuerait de la traiter avec toute l’amitié qu’elle lui inspirait.

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Dim 11 Sep - 17:45
Alisa regardait Ophelia droit dans les yeux, cette dernière avait fait le dernier pas qui les séparaient pour saisir les mains de la mage, le deux mains. Un peu effrayée par l'idée de trop s'ouvrir, mais tellement apaisée par le plus pure des Thorpe, elle se détendait doucement, l'écoutant lui parler. Elle lui disait qu'elle pouvait l'appeler Ophe, si elle la laissait l'appeler Ali. En réponse à ça, la mage hochait successivement et rapidement la tête positivement. Heureuse de tout ce que lui disait son amie. Les mots suivant, concernant le fait de vivre en paix, firent chaud au cœur de la Valkyrie qui portait sa main contre sa poitrine, l'air étonnée mais heureuse.

- Huh... Huh ? Eh ! J'avais la tête ailleurs Désolé ! J'ai plsu trop l'habitude des compliments alors j'ai loupé le coche hihi

Elle se mit à rire de bon cœur, presque aux éclats, faisant se tourner quelques têtes de apssant et de gardes ici et là... Un peu comme si elle relâchait quelque chose, au point que des larmes perlaient aux coins de ses yeux, mais dur de dire si c'était la rire, la joie ou autre chose. Toujours est-il que Alisa secouait les mains de Ophelia de haut en bas gentiment avant d'afficher une moue pensive, gonflant même les joues pour le démontrer quelques instants.

- Ironiquement, j'ai beaucoup voyagé, le monde est siiiiiiiii joli, si diversifié, mais là maintenant, je n'ai envie d'aller nul part, juste de rester un peu avec toi alors... Peu importe où on va, laissons nous juste porter par le hasard ?

De légères rougeurs se faisaient voir sur la tête de Alisa, elle n'était pas vraiment habituée du tout à être aussi ouverte, mais là dans l'immédiat, cette sensation de paix intérieur que lui donnait Ophelia lui suffisait pour passer une bonne journée, ainsi la mage n'avait pas de lieu spécial où elle voulait aller, juste voulait-elle marcher tranquillement avec son amie, encore quelques temps avant que leurs affaires personnelles et sociales ne les sépare quelques temps à nouveau.

- Hmmm.... Je vais briser tous les codes de la noblesse mais... J'ai envie !

D'un coup, sans prévenir, Alisa faisait un énorme hug à sa camarade, du genre clairement amical ce qui ne choquait donc pas les personnes présentes qui pouvaient voir la scène, en faisant même sourire quelques un c'était rare... Bien qu'en général, l'armée avait de meilleurs a priori sur Alisa que le peuple, donc ils étaient parfois plus léger avec elle. Dans tous les cas, la demoiselle écoutait uniquement son instinct, elle ne restait pas trop longtemps dans cette position, souriant cependant toujours de façon clairement moins générique.

- Tu sais, ça fait longtemps que je voulais de nouveau être capable d'avoir une amie mais... Je vais t'apporter des soucis n'est-ce pas ? Il y a des gens comme Nerio qui ne me portent pas dans leur cœur du tout... Si quoi que ce soit arrive à cause de moi, promets moi de ne pas me le cacher d'accord ?

Alisa n'était pas totalement idiote, elle savait que si cette amitié se faisait connaître, ce qui risquait fortement d'être le cas vu la scène et les dicours face au littoral, Ophelia pourraient avoir quelques soucis. Une Thorpe, une noble, amie avec un capitaine de forces spéciales mage ? Quand bien même ce capitaine était proche de l'impératrice, ça ne passerait pas comme une lettre à la poste.

- De toute façon si quelqu'un t'ennuie, je me fâcherai ! Personne ne veut me voir fâchée !

Elle gonflait les joue pour faire une moue kawaii, avant de rire de bon cœur, continuant de marcher jusqu'à sentir l'odeur du thé... Tient ! Escellente idée ! Pourquoi ne pas finir les patisseries autours d'un thé ? Gardant la main de son amie dans la sienne, elle la tirait doucement vers l'odeur, une petite pause s'imposait !
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Lun 12 Sep - 19:41
Ophelia ne put s’empêcher de sourire avec Alisa, qui bien que les émotions s’enchaînaient sur son visage avec une intensité et une clarté étonnante, lui semblait finalement de nouveau heureuse, ou du moins confortable. Les deux femmes étaient au final assez différentes, remarque que la blondinette ne pouvait s’empêcher de faire alors que son aînée lui vantait la beauté d’un monde extérieur dont elle ne connaissait rien, mais la jeune noble ne s’était jamais aussi bien entendu avec quelqu’un depuis ses cousins, et même eux étaient entrés dans sa vie par la raison de leur lien de famille. Cela devait être la première fois qu’elle voyait ce fameux destin à l’œuvre, comment les rencontres insolites pouvaient changer le cours d’une histoire. Elle-même se surprenait à avoir ces pensées, ne pouvant bien sûr pas deviner ce que demain apporterait, mais elle avait le sentiment qu’Alisa était un tournant important qui influencerait grandement les événements à suivre.

Les joues d’Ophelia rougirent elles-mêmes, miroitant la couleur de celles de la mage, et d’un grand sourire elle acquiesça à l’envie de se rendre là où leurs pas les porteraient, peu importe la destination tant qu’elles passaient du temps ensemble. Le câlin fut une plus grande surprise encore, mais la jeune Thorpe y répondit presque aussitôt avec plaisir, serrant contre elle son amie pendant quelques instants seulement. La blondinette était une personne affectueuse qui appréciait les démonstrations physiques, dans une certaine mesure, d’amour et d’amitié, bien que celles-ci se limitent au cadre de ce que les conventions prônaient. Cela ne l’empêcha pas de se sentir embarrassée sous le regard des passants, quoique pas moins heureuse.

Bien moins inquiète depuis que la capitaine des lames avait retrouvé une évidente bonne humeur et, bien que la mélancolie demeurait en fond, l’ambiance s’étant allégée, la mention des problèmes que pouvait amener une telle amitié n’inquiéta pas Ophelia plus que cela. En fait, il semblait un peu tard pour commencer à s’inquiéter de ses fréquentations. En effet, proche de l’Impératrice elle-même, la jeune noble était donc dans une drôle de position qui aurait fait d’elle une rivale de taille dans le monde de la noblesse si elle n’avait pas été connue pour son innocence et l’absence de tout malice dans ses actions. On froncerait les sourcils, sûrement, mais cela importait peu pour la blondinette qui croyait encore au monde idéaliste où les sentiments purs comme l’amitié prévalait et ses semblables lui accordaient la même considération qu’on accordait aux enfants, c’est-à-dire en n’y croyant pas du tout mais en la laissant à sa rêverie, convaincus qu’elle finirait par cesser d’y croire.  

Ne t’en fais pas, Ali, je ne laisserai personne utiliser notre amitié contre nous ! Ce n’est pas comme si on faisait quoique ce soit de mal.



Elle boudait presque, comportement plutôt rare chez elle et infantile, elle devait se l’avouer. En fait, si elle n’avait pas été devant Alisa et n’avait pas été si à l’aise en sa présence, brisant un à un les limites que la bonne conduite d’une dame de son rang lui imposait, elle aurait gardé cette petite tempête en elle. Autant on s’entêtait à lui dire qu’un jour, elle réaliserait l’injustice du destin et cesserait de se nourrir de rêves idylliques, autant cela la navrait de voir tant d’adultes désabusés ayant oublié la simple joie de savoir espérer, de savoir rêver.

Je ne te cacherai rien, mais je ne compte pas non plus me laisser abattre par les mauvaises langues. Si c’était le cas, je serais bien, bien malheureuse à la cour !



La promesse de protection, aussi indirecte fut-elle, fit chaud au coeur d’Ophelia qui, tout sourire, se laissa guider avec plaisir vers l’odeur du thé de plus en plus prononcé à mesure qu’elle descendait vers le port. À mi-chemin, en effet, une maison de thé adapté à la culture de Casalta faisait face à la mer, l’une des rares influences ayant traversé la frontière de Mukesha pour s’établir jusqu’à la capitale même d’Aelius il y a bien longtemps déjà. Une partie de l’échoppe se trouvait à l’extérieur même, un petit comptoir permettant de s’asseoir en regardant les flots en contre bas. Intéressée par le charmant petit endroit, la jeune noble se mit elle-même à entraîner son amie, pressant le pas. Rien n’accompagnait mieux les pâtisseries qu’un bon thé.

J’espère que tu aimes le thé ?



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Mar 13 Sep - 3:30
Tout semblait se passer pour le mieux jusque là, en plus la blonde ne comptait laisser personne utiliser leur amitié contre elles, ce qui était aussi le cas de Alisa qui n'aimerait pas tout à fait qu'on ennuie son amie ! Souriant doucement devant la moue boudeuse de la Thorpe qui était inédite pour elle, la petite mage ailées, appelons-là ainsi, récupérait un peu de contenance après ses élans affectueux, écoutant son amie lui répondre qu'elle lui dirait ce qui devait être dit, mais qu'elle ne comptait pas se laisser abattre par des sombres propos sur sa personne, sans quoi elle ne s'en sortirai sans doute jamais en tant que noble.

- Hmmm c'est vraiment dur d'être noble. Il faut faire attention à son image, aux intrigues... Je regrette pas d'être juste capitaine et figée à ce grade, je suis pas taillée pour ça, tu m'impressionnes Ophe hihi

Riant de bon cœur, la petite mage finissait donc sur une terrasse avec la plus blonde des Thorpe, les deux demoiselles se posant sur une table alors que la questions ''est-ce que tu aimes le thé'' fut posée, faisant hocher positivement la tête de la mage à plusieurs reprises, pour acquiescer avec entrain. Les odeurs étaient agréables... Oui, Alisa était sensible à ces choses là, habituées à utiliser ses cinq sens à outrance au combat, mais l'odeur du thé était clairement différence que celle des troll... De loin.

- J'ai pu boire un thé vraiment bon avec Médéa récemment, ça m'a éveillée à de nouveaux horizons, même si je m'y habitue pas trop ; c'est assez luxueux comme produit !

Il y avait des thés de différentes qualités, mais en général ça restait un produit aisé, aussi Alisa ne pouvait pas en profiter trop souvent, son pécule avait un autre but... Quoi que... Dans un cas comme dans l'autre, ce n'était pas vraiment sa priorité. Décidant de prendre le même thé que Ophelia, elle attendait tranquillement en regardant son pendentif, avec un air toujours aussi pensif mais bien moins sombre que tantôt.

- Je me demande si décider d'être la seule et unique lame d'améthyste est une bonne idée, surtout si un jour je veux supprimer les menaces que sont Gohma et Catoblepas... Bah, j'y penserai quand je retournerai les combattre... Oh, pardon, je pensais à voix haute.

Elle secouait doucement la tête à la fin de son pseudo-monologue pour se recentrer sur son amie, lui souriant doucement alors que le thé ne tardait pas à arriver. Alisa y mit du sucre, beaucoup de sucre, VRAIMENT BEAUCOUP de sucre.... MAIS GENRE VRAIMENT, ce qui avait de quoi faire tourner de l'oeil certains curieux qui regardaient la scène, alors qu'elle touillait tranquillement le breuvage avant de le porter à sa bouche sous le regard ahurie de certains clients.

- Nya, il est pas mal lui ! C'est quoi comme thé que tu as prit déjà ? Il faut que je note ça quelque part.

Oui, ça lui semblait parfaitement naturel de mettre autant de sucre, elle n'était même pas préoccupée par les regards ou les remarques, pas plus qu'elle songeait un instant que ce n'était pas normale, si ce n'est irrespectueux, d'autant sucrer le thé. Le pire, c'est qu'elle mangeait des pâtisseries avec ça ! Mais que quelqu'un l'arrête ! Certains hésitaient à mordre leurs mouchoir tant c'était.... Trop abusé ! Et pourtant, l'air gracile, les lèvres sucrées, elle continuait comme si de rien n'était.

- Oh un jour, il faudra que tu viennes en voyages avec moi ! Peut-être pas à Valsenio parce que c'est assez haut dans les montagnes et assez dangereux, mais il y a des endroits vraiment beaux qu'on ne soupçonne pas dans Aelius ! Enfin.... Si une noble peut voyager à son aise du moins...

Car encore une fois, être noble, c'était vraiment pas facile...
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Mer 14 Sep - 4:56
Même elle ne s’y reconnaissait pas de mérites véritables, les compliments d’Alisa flattèrent Ophelia qui ne pouvait pas non plus que la vie de noble était aisée et accessible à tous. Outre l’évidence qui empêchait des gens de basse naissance d’accéder à des postes influents, même ceux étant nés dans un tel environnement ne s’y adaptaient pas tous. Certains finissaient même happés par les intrigues sournoises et les jeux de pouvoir qui menaient parfois à des assassinats, habilement maquillés et pourtant évidents aux yeux de tous les joueurs. Même la jeune Thorpe se savait peu douée pour ce genre de déceptions, et même si elle n’avait pas ressenti encore les effets néfastes de ne pas se cacher derrière une façade savamment construite, elle était encore jeune et nouvelle à la vie de cour. Et puis, il n’y avait pas une seule manière de tuer un noble, la faillite et les scandales n’étant que deux des nombreux moyens pour mettre fin à une vie de luxe et de pouvoir. Aux yeux de la jeune blonde, vivre dans cet univers ne méritait en rien l’admiration et l’envie que cela suscitait, bien au contraire. La vie de simples citoyens, quoique moins difficile sur le plan relationnel, demandait une discipline et une hardiesse qui forçaient le respect de celle qui avait grandi avec une cuillère d’argent dans la bouche. C’était sans parler du rôle ingrat que jouait la capitaine des lames, celle qui était vouée à se salir les mains et à en souffrir une réputation peu enviable alors que les gens comme elles étaient essentiels, la raison même pour laquelle la noblesse pouvait s’adonner à ses petits jeux, comme des enfants pouvaient jouer aux chevaliers grâce au dur labeur de leurs parents.
 
Ses joues, si facilement colorées, se teintant de manière presque constante maintenant d’un rosé égayant sa peau claire, elle s’installa avec Alisa à la terrasse, prenant un instant pour apprécier la superbe vu que la mer leur offrait en contre-bas. En plus de l’odeur des fleurs qui bordaient les rampes de l’endroit et celles des pâtisseries qu’elles avaient déposées sur la table de verre, des effluves diverses, parfois sucrées, parfois épicées, leur provenaient de l’intérieur du petit établissement d’où sorti rapidement une jeune dame, prête à leur donner la liste des thés et tisanes disponibles. Pendant ce temps, la mage confirmait son amour de ce produit qu’elle avait découvert tout récemment, soulignant à juste titre qu’il était dispendieux. En effet, aimer le thé en revenait à dire que l’on avait des goûts de luxe, ce qui n’était pas du tout faux pour la jeune Thorpe qui avait été élevée avec tout ce que l’argent pouvait acheter de meilleur. Argent qu’elle utilisa pour commander un thé à la rose, son favori en raison de son odeur divine et de son goût floral un brin sucré, parfait pour accompagner des pâtisseries.
 
Lorsqu’Alisa sortit à nouveau son pendentif pour l’observer, Ophelia l’observa avec une certaine réserve, cherchant les signes de sa détresse précédente. Cependant, c’était avec beaucoup plus de calme que la mage observait son bijou, la mélancolie s’imposant sur ses traits comme seule présente. Un air penseur que la capitaine mit en mots, d’ailleurs, sans toutefois sembler réellement le vouloir. Sur ce sujet, la jeune blonde ne pouvait réellement conseiller son amie, bien qu’elle soit inquiète que cette dernière soit seule face à des créatures dont les légendes vantaient l’horreur et la puissance. Si ça n’avait été que d’elle, elle lui aurait demandé s’il n’était pas possible de s’entourer, de garantir sa sécurité ou du moins de ne pas se retrouver dans des situations où elle pouvait être isolée, mais le rang de sa bonne amie n’en était pas un qui lui permettait de chercher une telle paix d’esprit, du moins pas sans être égoïste. Ironiquement, les deux gens les plus proches de la Thorpe étaient deux personnes dont la vie était constamment en danger, et se rapprocher de la capitaine des lames, bien qu’elle ne le regretta pas une seule seconde, était une raison de plus de craindre chaque lettre qui arrivait à sa porte.
 
Se sortant de ses pensées inutilement défaitistes, elle remercia la dame qui leur apporta leur boisson, en inspirant l’arôme avant d’y agiter la petite cuillère argentée, regardant les pétales se promener dans la tasse. Lorsqu’elle releva le regard, ce fut pour voir une pile, que dis-je, une montagne de sucre s’accumuler dans la tasse d’Alisa, fondant lentement. La quantité était telle qu’Ophelia se demanda un instant comment autant de sucre pouvait être contenu dans le liquide, et sa face se figea dans une expression interdite, miroitant l’air ahurie de certains clients qui se retenaient à peine de la fixer. Lorsque la femme à la chevelure de neige bu une gorgée, affirmant son amour du thé à la rose qu’elle ne goûtait probablement qu’à peine, la blondinette ne put s’empêcher de se mettre à rire, doucement tout de même, mais son corps était secoué par l’hilarité, une des rires les plus francs qu’elle avait eu depuis...depuis bien plus longtemps qu’elle ne voulait l’admettre.  
 

C’est du thé à la rose. Je t’en servirai si tu passes à Fiore.


 
Sa voix trahissait encore son amusement, sa main dissimulant en partie le sourire éclatant qu’elle n’arrivait à calmer. Elle prit doucement une longue gorgée de sa tasse pour mieux calmer son hilarité, profitant de la chaleur qui se répandit dans sa gorge, réchauffant de la fraîchir qui s’insinuait maintenant dans la brise de fin d’été. Parler de paysages allait bien à Ophelia, qui bien qu’elle n’avait jamais voyagé, se fascinait pour l’exotisme des horizons que dépeignaient les toiles et les récits des aventuriers. Les déserts du Sud, les plages de l’Ouest, les vergers de l’Est, les villes marines de Melgart, les jardins de Mukesha… dans une autre vie, elle aurait aimé faire le tour du continent.
 

Je ne peux pas voyager partout ni n’importe quand ou sous n’importe quelle condition, mais je peux trouver un moyen en prétextant une visite chez un tel ou une telle.


 
D’un nouveau clin d’œil complice, elle partagea à Alisa son humeur de plus en plus joueuse, se sentant aussi lumineuse et légère que le soleil qui entamait sa longue descente vers les flots. Elle prit une autre longue, savoureuse gorgée de la boisson avant de regarder les cieux, pensive.
 

Et puis…j’aimerais voyager. Vraiment. Si tu veux me montrer des endroits, j’en serais vraiment ravie. Je suis certaine que c’est dix fois plus joli qu’en peinture.


 

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Mer 14 Sep - 16:07
Alisa regardait son amie éclater de rire avec un air curieux, elle avait fait quelque chose d'amusant ? Car oui, elle n'avait toujours pas comprit que quelque chose clochait avec la quantité de sucre qu'elle ingurgitait. Au moins, elle riait et c'était l'essentiel, Alisa souriait doucement et portait de nouveau le thé à ses lèvres – si on pouvait toujours appeler ça du thé – en écoutant Ophe lui dire duquel il s'agissait tout en disant qu'elle lui en servirait si elle passait à Fiore, propos qui semblaient ravire Alisa vu son air enjoué à cette idée. Virent alors les propos sur les voyages, la plus kawaii des Thorpe ne pouvait pas trop voyager sur des coup de tête, mais rien en l'empêchait de prétexter des rencontres importantes pour se faire... Ce qui faisait rire notre mage d'ivoire.

- Hihi ! Ce serait bien, c'est vrai qu'il y a des endroits vraiment très beaux... Comme la région qui abrite Velm, il a des plaines à perte de vu ! Des orangeraies et le grand lac Ibolya ! J'aimerai te montrer tout ça un jour !

Alisa se voyait déjà traîner son amie dans les orangeraies et se baigner avec elle dans le lac... Mais pour le moment, elles étaient à Casalta et très certainement pas à Velm, toujours souriante, Alisa reprenait sa dégustation de thé et de gâteaux, bien que ces derniers commençaient à dangereusement diminuer, on entrait dans les dernières bouchées. Se laissant un peu avachir en arrière, elle regardait soudainement le ciel, mais ne semblait pas mélancolique, juste pensive... Après quelques secondes dans cette posture, elle se redressait et...

- C'est quand même plus facile de parler avec toi qu'avec Valente. Il est toujours avec les sourcils froncés ! Des fois on dirait que son front va tomber ! Mais je peux pas trop le taquiner à cause de son épée, les mages apprécient moyennement le laen.

Rien qu'à l'idée d'être en contact avec le laen, une grimace apparaissait sur le visage de la  mage, une moue presque boudeuse... Cette sensation d'être vide et flasque était vraiment horrible ! Secouant la tête pour chasser ces pensées de cette dernière, elle posait les coude sur la table et regardait vers le couchant, vraiment... Difficile de dire à quoi elle pensait cette Alisa, elle était active comme une puce ça c'était certains.

- D'ailleurs je connais un troisième Thorpe, je me demande comment il va... Hmm... Oh pardon, parler de ta famille n'est peut-être pas très agréable...  

Alisa n'était pas une spécialiste en Thorpe, mais savait que ces derniers avaient une vie difficile. Comme un Thorpe, ils vivaient à l'encontre du destin. Fixant toujours le couchant, la demoiselle prenait un air plus simple, plus gracieux, ses très longs cheveux dansant au vent... Si on ne connaissait pas son statut et son caractère, on croirait peut-être qu'elle serait noble, presque comme sur une peinture, mais elle se reprenait vite, tournant la tête vers la véritable noble d'une grande beauté dans ce duo.

- Mais si un jour tu as besoin de moi, même pour ta famille, n'hésites pas à me le demander. J'irai jusqu'aux sables ardents méridionaux pour toi, si tu me le demandais.

Souriant tendrement, Alisa lui disait que si Ophelia avait besoin de quelque chose, même une chose qui se trouvait au loin... Alisa irait. C'était l'avantage de mener une escouade d'élite indépendante, elle pouvait prendre les missions qu'elle voulait, et même créer ces dernières, personne n'irait lui poser de questions, si ce n'est l'inquisition... Il fallait dire qu'un mage de la tour d'ivoire qui se rendait à Mukesha, ce n'était pas rien... Mais elle avait foi en se capacités, quoi que pouvait lui demander son amie.

- D'aileurs ! Je pense commencer à te rapporter des souvenirs de mes voyages, à défaut de pouvoir te prendre avec moi tout le temps ! C'est l'idée du siècle hihi ! Finissait-elle par ajouter dans un nouvel éclat, souriante.
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Jeu 15 Sep - 20:26
La jeune femme dut s’avouer qu’elle n’avait pas vu venir cette mention de son cousin Inquisiteur, bien que de la part d’Alisa, tout semblait possible. De la part d’un de ses confrères nobles aux intentions malveillantes, elle y aurait deviné de la malice et une exploitation de ses faiblesses, mais de la part de son amie, elle savait pertinemment que la remarque était tout à fait innocente. Peut-être était-ce seulement une coïncidence, ou avait-elle une intuition particulièrement développée; toujours fut-il que le cœur d’Ophelia se serra quelque peu, le souvenir de sa rencontre récente avec Valente remontant à sa mémoire. Comme il avait changé, comme le rôle d’Inquisiteur lui seyait bien. Qu’il possède du laen, dont elle ne pouvait que s’imaginer l’effet, n’était qu’une barrière de plus entre elle et son ami d’enfance.

Ah bon? Je t’avoue ne pas avoir eu l’occasion de le voir souvent depuis qu’il est devenu Inquisiteur. Tu le connais probablement mieux que moi, en fait.



Et c’était vrai. L’homme qu’était devenu Valente était un étranger pour Ophelia, aussi douloureuse que soit cette pensée. La grimace de la capitaine des lames lui fit deviner d’ailleurs qu’elle ne serait probablement pas heureuse de connaître cet aspect-là de son cousin, d’ailleurs, et qu’il valait mieux s’en tenir aux souvenirs qu’elle gardait de lui, du moins tant que les choses resteraient ainsi.
La mention de son second cousin, Valerio, était cependant beaucoup plus inattendue de la part d’une mage au service de l’Inquisition. Les yeux de la jeune noble s’agrandirent, ne prenant pas la peine de cacher sa surprise ni son incompréhension. Le connaître de nom ou de réputation aurait été possible, mais pour quelqu’un d’aussi désintéressé de la noblesse que l’était Alisa, c’était peu probable, et Ophelia était convaincue que Valente n’avait jamais parlé de son jumeau à la mage qu’il surveillait. Il tenait coûte que coûte à omettre leur lien de famille, après tout.

Je ne savais pas que tu connaissais Valerio? Vous vous êtes rencontrés à quelle occasion?



Heureusement, la surprise surpassait toute douleur que laissait la cicatrice de son départ, du moins pour l’instant. Cela faisait un bon mois, maintenant, mais la scène qui s’était déroulée dans sa chambre hantait encore ses souvenirs, comme si elle avait peur d’oublier un instant qui pouvait être le dernier en sa compagnie.
Comme pour passer au-delà de cette remarque, le regard améthyste se sauva vers l’horizon, offrant un tableau digne des grands peintres de la capitale. Malgré son comportement insouciant et guilleret, Alisa restait une très belle femme, grâce féline et beauté féminine dans tout ce qu’elles avaient à offrir. Les cheveux de neige colorés par le couchant de teintes de roses et d’orange devenaient des fils d’or et de soie, et la jeune blonde ne put s’empêcher d’admirer sa compagne un instant, bel et bien distraite par la scène. L’ambiance, propice à la confidence, ne fit que donner plus de poids aux paroles de la mage, une promesse qui émue une Ophelia qui ne croyait pas mériter une telle amitié.

…Merci, Alisa. Je ne crois pas avoir fait quoi que ce soit pour mériter une telle amitié. Mais peu importe, elle est vraiment, vraiment précieuse à mes yeux.



Sa voix était douce, à peine audible exceptée pour celle qui lui faisait face, son expression douce et pensive laissant deviner sa rêverie. Elle ignorait ce qu’elle avait fait pour mériter d’aussi bonnes personnes autour d’elles, mais c’était grâce à elles, grâce à Valerio, à Alisa, à ses parents, à Valente aussi, qu’elle pouvait se tenir encore debout aujourd’hui, et pourrait probablement continuer ainsi malgré les épreuves à venir.

La sortant de cette mélancolie qui semblait la suivre partout ces derniers temps, la promesse de souvenirs l’égaya grandement. Si elle avait eu davantage la chance de sortir de sa demeure, elle aurait aimé collectionner des petits morceaux, des traces des endroits qu’elle avait visités, accordant beaucoup d’importance aux souvenirs et à ce qui les symbolisaient. Ses trésors avaient été accumulés à travers les années, des cadeaux, des lettres, des petits objets qui lui rappelaient des moments importants de sa vie. Si Alisa faisait maintenant partie de celle-ci, il était important qu’elle fasse partie de ces boîtes à trésor.

Quelle bonne idée! Et tu peux m’écrire quand tu veux, si jamais tu dois partir quelque part pendant un moment! Je chérirai tous ces souvenirs, promis!



Elle était redevenue tout sourire, son enthousiasme miroitant celui de son amie qui avait un talent pour faire fluctuer ses sentiments sans toutefois s’en jouer.

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Ven 16 Sep - 23:20
Elle ne voyait pas souvent Valente ? C'était bizarre, Valente avait pourtant plus de temps libre qu'on pouvait le croire, il était inquisiteur bien sûr, mais le grand-inquisiteur était celui qui avait le dernier mot en théorie... C'était triste de si peu voir sa famille, elle pouvait disparaître si vite. Pensant à cela, Alisa écoutait Ophelia qui semblait estomaquée que la petite mage connaisse Valerio. Alisa se mit donc à rire d'un petit rire doux et cristallin.

- Bien sûr que je le connais ! On est de très vieux amis, trèèèèès trèèèèès vieux, ça date de l'époque où j'étais encore dans la tour d'ivoire et Raijin sait à quel point j'y suis resté longtemps ! On s'envoyait plein de lettre, avant.

Ophelia devait très certainement savoir pourquoi ''avant'' compte tenu des situations respectives des deux mages. En tout cas, Alisa semblait en savoir plus qu'elle ne semblait en dire à propos de Valou l'homme Manaudou – parce qu'il patauge dans la semoule, comme la nageuse ! – comme semblait l'indiquer son petit sourire mignon. Mais elle se taisait, moins de mots se perdaient dans l'air, mieux c'était, les oreilles étaient très indiscrètes, surtout à Casalta. Virent alors les propos suivant sur l'amitié et les voyages.

- Tu fais bien plus que ce que tu ne crois, et puis... On a pas besoin de faire quelque chose pour mériter une amitié, ça se fait juste comme ça, naturellement.

Alisa souriait avec neutralité, mais une certaine tendresse, elle n'avait pas besoin de décrocher la lune pour être amie avec elle, si elle était juste elle même, douce et apaisante, cela suffisait largement, le feeling et le temps se chargeraient du reste plus ou moins vite.

- Je trouverai les meilleures pâtisseries du continent ! Promis ! Oh, mais je les enverrai pas, hein, ce serait bizarre... Même pour moi.

Elle pouffait faiblement, c'était un sous-entendu pour conforter le fait qu'elle ferait voyager son amie un jour, si elle ne faisait pas avant d'elle-même. Tournant de nouveau la tête, Alisa pouvait voir l'horizon flamboyer, le soleil se couchait de plus en plus et même si la ville restait plus ou moins vivante, le temps dans la journée s'écoulait comme des grains de sable dans un sablier à présent presque vite... Les séparations viendraient très bientôt, sans doute.

- Et puis un jour peut-être qu'on croisera Valerio en voyageant ! On dirait pas mais je suis une bonne pisteuse. Mais lui aussi, je peux pas te l'envoyer par courrier par contre.

Riant de nouveau de bon cœur, la jeune fille gardait son regard planté sur l'horizon. Ce n'est pas le temps qu'elle y cherchait quelque chose, ni même qu'elle semblait pensive, mais plutôt qu'elle était captivé par ces jeux de couleurs orangées qui teintaient l'océan... Elle se disait à elle-même que passer du temps avec une amie ainsi était agréable et qu'elle aimerait lui montrer mille paysages comme celui-ci... Mais avec l'état actuel des choses....

- Et puis je pleins le pigeon voyageur qui devrait le porter sur le trajet si ça devait arriver hihi. Finissait-elle donc, pour mettre un point à ses boutades sur Valerio.
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Sam 17 Sep - 9:03
Bien qu’Alisa exprimât une insouciance et une joie dignes d’elle alors qu’elle parlait de Valerio avec une affection évidente, même pour son aisance naturelle à créer une impression d’intimité avec les gens qu’elle appréciait, Ophelia ne put s’empêcher de froncer quelque peu les sourcils. Pas qu’elle s’inquiète d’une telle amitié, se réjouissant au contraire que ses deux amis les plus proches s’entendent aussi bien, mais quelque chose la blessait dans le fait que son cousin ne lui avait jamais mentionné sa relation avec le capitaine des lames. Une jalousie qu’elle savait puérile, certes, mais avec sa meilleure amie qui insistait aussi fort sur l’ancienneté de leur amitié, elle savait pertinemment que le rouquin avait eu plus d’une occasion de le lui dire, ne serait-ce que pour meubler le silence, et il ne l’avait jamais fait. Pour la Thorpe qui croyait que son cousin ne lui cachait presque rien – il lui avait caché son don, mais elle ne pouvait qu’en comprendre les raisons – cela était une certaine trahison qui l’aurait amené à bouder son ami d’enfance, si seulement il avait été présent pour le faire. Elle savait le sujet qu’aborderait sa prochaine lettre au fugitif, cependant.

Toujours fidèle à elle-même, Alisa fit rire Ophelia à nouveau, doucement cette fois, la sortant de ses sombres sentiments indignes de la dame qu’elle était. Non, la mage avait raison, la jeune blonde préférait manger des pâtisseries en sa compagnie, tout comme elles le faisaient actuellement, terminant leurs dernières sucreries sous le soleil du couchant. N’importe quelle raison pour se rencontrer était bonne, vraiment, et même sans excuse, elle l’accueillerait avec joie dès qu’elle aurait l’occasion de se pointer le bout du nez. À la capitale, à Fiore, à Velm, partout où elle pourrait se déplacer; n’importe quel endroit où elles auraient un moment à se partager, loin de toutes les responsabilités, les fiancés, les chasses de monstres, les épées des inquisiteurs. Un petit moment de paix dans un lieu qui en deviendrait ainsi un paradis.

À la mention de Valerio, Ophelia releva soudainement le visage vers celui de la mage, sondant les traits tournés vers l’horizon. Son cœur s’était mis à battre un peu plus vite aux paroles à la fois insouciante et pourtant porteuse d’une idée qui en impliquait tellement plus. Elle n’avait pas imaginé ce qu’Alisa proposait, n’est-ce pas? Retrouver son cousin dans ses périples, s’assurer de son bien-être, le ramener au besoin. Le désir du rouquin de voyager pour trouver son bonheur était bien plus important que ses inquiétudes égoïstes, bien entendu, mais la Thorpe était soulagée à la seule pensée que cette possibilité existait. Si jamais un jour, les événements faisaient en sorte que la jeune blonde devait retrouver l’héritier de la famille, elle serait en mesure de le faire. Si celui-ci était en mauvaise position, il pouvait compter sur la capitaine des lames, qui prenait à nouveau des airs de héros pour Ophelia qui n’avait de cesse de l’admirer. De l’espoir. Cette femme lui donnait de l’espoir. Si elles avaient été côte-à-côte, elle l’aurait serré contre elle à nouveau. Elle était tellement émue qu’elle ne rit qu’à peine aux propos amusants de son amie, bien que ses traits traduisissent une joie à peine contenues, le soulagement et l’affection se mêlant l’un à l’autre. Peut-être était-ce la scène qui la rendait aussi émotive; avoir eu le talent, elle l’aurait immortalisé sur une toile, tant elle était majestueuse.

Merci beaucoup, Alisa.



Elle aurait aimé mieux traduire sa pensée, mais sa voix était faible, la guérisseuse étant trop émue pour pouvoir la faire porter davantage. Elle inspira profondément, profitant de la fraîcheur de la brise marine pour se calmer. Elle était bien. Tout simplement bien. Pas de soucis, pas de jugements, juste de la bonne nourriture, un magnifique horizon et une amie avec qui partager le moment. Elle aurait voulu que le temps s’arrête. Tout ce qu’elle pouvait désirer était ici, maintenant, dans cet instant éphémère qui valait la peine qu’on vive que pour lui.

Au bout d’un moment, alors que l’est se colorait d’un bleu marin des plus jolis, laissant paraître les premières étoiles et l’astre lunaire, elle réalisa à quel point la journée avait passé vite. Elle ne voulait pas la voir se terminer. Pas tout de suite. Mais bientôt, tous les commerces du quartier aisé fermeraient, et les gardes leur conseilleraient de regagner leur demeure. Elle voulait passer encore du temps avec Alisa, étirer le plaisir de sa compagnie.

Où restes-tu cette nuit, Alisa? Au palais?



Celui était immense, cela dit, et il était possible d’y passer des jours sans en croiser la moitié de ses résidants. De plus, la capitaine des lames avait probablement des choses importantes à faire, le séjour de Valente ayant semblé être lui-même de courte durée lorsqu’elle l’avait questionné à ce sujet. Tendant la main pour saisir cette de la valkyrie, Ophelia tira doucement sur celle-ci, indiquant son désir de l’entraîner quelque part, à un dernier endroit où terminer leur journée.

Si tu as le temps, veux-tu regarder les étoiles un peu? Je connais un endroit de château parfait pour les observer.



Elle avait perdu le compte du nombre de fois où, enfant, elle s’était étendue sur son balcon avec Valerio et Valente pour regarder les astres, s’amusant à y pointer des formes imaginaires ou à s’inventer des histoires. Parfois, juste rester à observer le ciel en silence était assez, et depuis, cette activité avait une connotation particulière pour elle, en plus d’avoir la capacité de la calmer à coup sûr. Partager ce dernier moment avec Alisa lui semblait une façon tout à fait approprier de finir la soirée.

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Dim 18 Sep - 3:31

 La voix de Ophe semblait si.... Émue ? Avait-elle dit quelque chose d'aussi profond ? La petite mage était assez curieuse et faisait vite le lien, peut-être que simplement, elle avait rassurée son amie à propos de Valerio, après tout ils étaient proche et la plus bougie des Thorpe – tenue blanche cheveux de feu faut pas déconner ça fait cire/flamme – avait demandé à Alisa de garder un œil bienveillant sur sa cousine, même si la petite mage ne pensait qu'elle se sentirait aussi proche de la crinière d'or. Elle allait lui répondre mais sentait que ce n'était pas le moment, se contentant de lui donner un sourire jusqu'à ce que la blonde ne décide de briser le silence en disant à la petite mage quelque chose de curieux... Où restait-elle cette nuit ?

- Hmm... Je pensais continuer de patrouiller, et dormir un peu oui, pourquoi ?

En réponse à ça, la plus kawaii des Thorpe lui répondait qu'elle aurait beaucoup aimée regarder les étoiles avec son amie, au palais. Alisa réfléchissait un court instant avant de sourire et hocher la tête à plusieurs reprises. Ca lui semblait être une excellente idée ! Elle faisait souvent ça quand elle campait dehors autrefois, avec les autres lames, alors elle ne pouvait qu'apprécier l'idée. Elle ronronnerait presque !

- C'est une idée vraiment séduisante ! Et je pourrais te câliner autant que je veux hihi !

Oui c'était la principale idée de la mage, il y a longtemps, quand elle restait la nuit avec ses amis, il n'était pas rare qu'ils se serrent les un et les autres, pour se réchauffer et sentir un peu de gentillesse dans leurs destinées. En pendant à ça, Alisa regardait inévitablement son pendentif, comme pour indiquer qu'elle pensait de nouveau au passé, comme si elle avec un étrange toc.... Mais ne restait pas trop focalisée la-dessus, payant sa part au salon de thé qui n'allait très certainement pas tarder à fermer, vu que les étoiles étaient de plus en plus vives dans le ciel.

- Ca ira pour toi d'être vue à mes côtés dans la palais ? J'ai pas une réputation très... Agréable, je ne voudrai pas que ça te retombe dessus auprès de la cours par la suite.

Gonflant vaguement l'une de ses joues comme pour afficher un air boudeur, la demoiselle se souciait visiblement bien plus du bien-être de son amie que d'elle-même... Elle ne voulait pas que sa présence n'envenime les choses pour la plus douce des Thorpe. Alisa avait beau avoir ce côté très rêveur, elle n'était pas aveugle pour autant, elle savait comment les autres la regardaient, et comment ils regardaient ceux qui l'approchaient trop... Et pourtant ce n'était pas pour autant qu'elle voulait fuir Ophelia, elle se sentait trop bien proche d'elle.

- Au pire je me déguise en écureuil ! Et je ronronne ! Attends.... Ca ronronne un écureuil ?

Levant les yeux au ciel l'air interrogatif et l'index posé au coin de ses lèvres, elle semblait VRAIMENT réfléchir à se déguiser en écureuil, il fallait que quelqu'un l'arrête avant qu'elle ne le fasse vraiment ! Elle en était capable la petiote !
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Dim 18 Sep - 10:16
Lorsque Alisa confia à son amie ses plans de patrouiller encore un peu, une certaine déception envahie Ophelia, sentiment  qu’elle se serait reproché si ce n’était pas la mage qui en avait été l’objet. Lorsqu’il était question de la valkyrie, les apparences et la bienséance disparaissait au profit des émotions brutes et d’une affection pure, valorisant un égoïsme nouveau mais aussi la sincérité totale entre les deux femmes. Par désir de ne pas lui nuire, elle préférait ne pas agir sur le mécontentement qu’elle ressentait, se retenant de la supplier comme une enfant de délaisser ses plans pour qu’elles passent plus de temps ensemble, mais cela l’amusait de pouvoir s’avouer avoir de telles pensées à nouveau. Une insouciance perdue à travers les années passées à grandir, qu’elle retrouvait soudainement aujourd’hui.

Cependant, elle n’avait visiblement pas à s’en faire, car l’idée semblât emballer autant la jeune noble que sa précieuse amie, sa joie manifeste ne faisant qu’amplifier la sienne. Certes, l’aisance avec laquelle Alisa parla de se câliner la fit rougir quelque peu, mais elle ne pouvait prétendre que l’idée lui déplaisait, au contraire. La sécurité et le confort n’étaient que deux des mots qui pouvaient qualifier les étreintes de la femme à la personnalité tout à fait adorable qu’était la capitaine des lames. Enjouée à l’idée de leur escapade nocturne, Ophelia paya elle-même le thé sublime qu’elle avait rapidement bu, complimentant d’ailleurs l’employée pour la qualité de l’endroit, tous aspects confondus. Elle se souviendrait de cet endroit la prochaine fois qu’elle reviendrait, et qui sait, peut-être, elle pourrait prendre le thé à nouveau avec Alisa, mais accompagnée de son cousin, cette fois.

Je ne te garderai pas éveillée toute la nuit, je sais que tu as beaucoup de travail à faire. Mais je suis vraiment, vraiment contente que tu veuilles m’accompagner un peu plus!



Un énorme sourire, un léger rire même, vint égayer son visage alors que les deux femmes se levaient, quittant la petite terrasse qui se vidait des autres clients, les rues se remplissant des gens bien nantis qui retournaient à leur demeure, se saluant l’un l’autre. L’ambiance était si légère, Ophelia eut presque envie de chantonner, ou du moins de sautiller à chaque pas. Même les craintes de la valkyrie quant aux effets de leur compagnie mutuelle sur sa réputation ne vinrent entacher sa bonne humeur, et c’est avec insouciance et amusement qu’elle balaya la notion d’une main, comme si elle eut été tangible.

Laissons-les parler. Ils aiment parler, de toute façon. Je suis l’invitée de l’Impératrice elle-même, une Thorpe, cousine d’un des plus fameux Inquisiteurs et fiancée du possible futur général d’Aelius. À la prochaine soirée, on pourrait bien prétendre que j’ai un lien de parenté avec la royauté de Mukesha ou bien que j’ai l’air aussi jeune car je sacrifie des enfants à la déesse déchue.



Elle rit avec dérision, bien amusée des propos qu’elle avait entendus à propos de tant d’autres nobles avant elle. En temps normal, elle ne l’aurait peut-être pas pris avec autant de légèreté, se serait davantage inquiétée de sa réputation, mais ce soir, elle n’en avait que faire. Elle ne voulait pas y penser. Qu’elle s’en fasse à ce sujet ou non, demain viendrait pareil. Elle s’en occuperait alors. Une pensée irresponsable, mais juste pour les quelques heures qui lui restaient, elle se permettrait d’être une enfant.

Une insouciance partagée par Alisa, visiblement, car elle-même songeait à se déguiser, et pas en n’importe quoi, en écureuil. Le plus drôle dans tout ça était qu’elle était parfaitement sérieuse, et la Thorpe commençait à la connaître assez pour se dire que c’était peut-être bien le cas. Une image qu’elle ne put s’empêcher de convoquer à son esprit et qui la fit bien rire, sa main se portant à nouveau devant sa bouche, un réflexe de politesse qu’elle avait définitivement assimilé. La valkyrie était une dame merveilleuse, vraiment.

Hahaha, pas à ce que je sache, non! En même temps, qui sait, on en n’a pas vraiment à Fiore!



Elle continua de rire un peu, tournant son regard brillant de joie et d’amusement vers sa consœur avant de glisser son bras au sien, cherchant une certaine proximité qui contribuerait au sentiment de complicité qu’elle ressentait déjà. Elles étaient dans leur petit monde, ainsi, et en excellente compagnie.

Mais ne t’en fais pas, tu es parfaite comme ça! Pas besoin de déguisement ou de prétendre! Ce soir, c’est avec TOI que je veux passer mon temps.



Ses joues rougirent de tant d’audace qui ne lui était pas coutume, de tout ce qu’elle se permettait de dire ou de faire alors qu’elle savait très bien que ce n’était pas un comportement inapproprié. Il y avait dans la désobéissance de la voix de la raison un plaisir qui lui faisait comprendre tous les mauvais tours de ses cousins, toutes les aventures dont on entendait parler. Ce n’était certes pas une très grande dérogation aux règles, mais pour Ophelia, c’était déjà beaucoup. Approchant du palais, la jeune blonde les guida vers une porte secondaire, désirant emprunter un escalier qui longeait les murailles sans s’engager plus profondément dans l’aile.

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Lun 19 Sep - 18:54
Ophelia confiait à la valkyrie être vraiment contente qu'elles puissent passer un peu plus de temps ensemble,s réponse à quoi Alisa lui faisait un léger sourire tendre, ça lui faisait plaisir à elle aussi, elle goûtait de nouveau aux plaisirs simples de passer du temps avec une amie, sans arrières-pensées, comment pouvait-il en être autrement ? Soudain, Ophelia réagissait en disant de les laisser parler s'ils en avaient envie, avec toutes les rumeurs qui allaient déjàd e bon train, un peu plus, un peu moins... Mais Alisa tiquait sur un autre détail.

- Un futur général... ? Tu parles de Malus Auprépus--- Je veux dire, Nerio ? Heééé.... Pas de chance au change...

Alisa allait même jusqu'à mettre une tape amicale sur le dos de son amie, l'air de dire ''courage tu vas en avoir besoin'' mais n'épiloguait pas sur la question, d'autant que les choses partaient en éclat de rire quand la proposition de se déguiser de Alisa fit... Mouche en quelque sorte. Elle était sérieuse ! Alors elle comprenait pas, penchant la tête sur le côté et mettant l'index au coin de ses lèvres en affichant un petit air mignon.

- S-si je me change en écureuil je ne serai plus moi ? Tu crois que je vais vouloir chercher des noisettes toute ma vie ? Huh... Je vais rester moi alors..

Ah, Ali, Ali.... Entre l'attendrissant et l'extrêmement bizarre, la valkyrie continuait de marcher avec son amie, bras dessus bras dessous, finissant par entrer dans la palais, mais s'éloignant pas mal des ailes principales, ça semblait même du genre à plutôt aller vers les murailles extérieures, souvent délaissées, après tout... Qui irait assaillir ces murailles aux cœurs de l'empire de Médéa ? Curieuse sur leur destination malgré tout, la petite valkyrie souriait.

- Tu as l'air de bien connaître le château ! Moi, la dernière fois, je me suis perdue, il m'a fallut une journée pour trouver la sortie ! Depuis je saute du haut des murailles, c'est plus rapide. Vraiment, quelle idée de faire des maisons aussi grandes !

Le pire, c'est que Alisa avait l'air parfaitement sérieuse à propos des sauts et parfaitement outrée à propos des tailles de châteaux... Allant jusqu'à gonfler les joues comme pour montrer son mécontentement ! Mais elle déchantait aussitôt en reprenant une bouille plus neutre, regardant à droite et à gauche les murs qui défilaient, et les escaliers qui approchaient, visiblement le point d'arrivé n'était plus très loin... Elle avait hâte de rester tranquillement avec son amie un peu plus longtemps, loin de tout en quelque sorte.

- Dommage qu'on ait plus aucune pâtisseries pour la soirée, ça aurait été encore plus amusant !

Eh oui, puisque jamais deux sans trois, la valkyrie sortait une troisième ânerie des familles, disant qu'elle n'avait pas assze mangé de pâtisseries et de sucreries en général, avec toute la quantité de sucre qu'elle avait ingurgitée, elle n'était pas encore satisfaite ! De quoi faire des tomber des nues et pourtant... Elle continuait toujours de marcher naturellement en souriant faiblement, comme si aucun des propos qu'elle avait pu dire ne lui semblait étrange. Tout était normal. Parfaitement normal...
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Ven 23 Sep - 8:34
De la part d’Alisa, ces propos n’avaient rien d’impossible ou d’incroyable, bien au contraire. Ophelia n’avait jamais eu la chance de voir son don à l’œuvre, même si les histoires qui se murmuraient entre les murs du palais étaient légion, à la fois source d’épouvante et de fascination. Qu’on puisse se jeter de murailles aussi hautes et s’en sortir intacte, assez pour pouvoir songer à se déguiser en écureuil et se demander s’il ronronne du moins, semblait aux yeux de la jeune blonde rien de moins qu’un miracle. Elle ne connaissait cependant que peu de son histoire, du moins à l’exception de ce que la principale intéressée lui avait elle-même raconté, et se doutait que dans un Empire où la magie se voulait une malédiction, cela lui coûtait autant qu’elle lui servait. Elle n’aurait pas passé tant d’années à nier l’existence de son don, autant auprès des autres qu’auprès d’elle-même, si ça n’avait pas été le cas.

J’ai pris l’habitude de me promener lorsque j’avais la permission de m’occuper par moi-même. C’est très grand en effet, mais il n’y en a que de plus d’endroits d’où observer le ciel et la cité sans être dérangé!



La première motivation d’Ophelia, outre le désir d’occuper ses journées lorsque Medea ne pouvait lui tenir compagnie pendant un moment ou qu’Alfio n’était pas dans les jardins, avait été de trouver une activité qui eût été digne de l’endroit où elle passait ses séjours. Après un moment, elle en était venu à connaître Cita Alta, le bord de la mer, les jardins du palais, ses longs corridors qui se ressemblaient au final tous, assez pour ne plus y voir mille et une merveilles à chaque fois qu’elle les contemplait. Mais dans la plus grande ville d’Aelius, celle où convergeait chaque noble, troubadour, marchant et âmes plus ou moins chanceuses pour y chercher la fortune, il y avait des trésors à découvrir, assez pour s’occuper toute une vie. À commencer par la vie nocturne.

À Fiore, les aurores boréales rendaient certaines nuits magiques, dignes de contes de fée. Les étoiles, brillants par milliers, n’étaient pas diminuées par la lumière des villes, si rares dans ce coin du monde. À Casalta, les étoiles étaient certes jolies, mais ce qui avait attiré son attention la première fois qu’elle avait atteint le haut des tours était tout autre.

On arrive bientôt, promis.



En effet, elle avait grimpé tout un volet d’escaliers, atteignant les derniers étages du palais puis les dépassant même, apercevant à travers les quelques fenêtres une partie de la ville. Avant d’atteindre le haut de la tour, cependant, la jeune blonde s’arrêta à une fenêtre plus grande que les autres, l’ouvrant pour dévoiler un toit si droit qu’on pouvait sans problème y marcher.

De ce que j’ai compris, les hauteurs ne te dérange pas? Ah, je ne compte pas aller bien loin de toute façon.



Elle-même n’était pas très friande de voir le sol si loin sous elle, aussi s’en tenait-elle au rebord du toit, le plus proche possible du mur de la tour. C’était une image curieuse, choquante même pour plusieurs nobles de voir la Thorpe se faufiler par la fenêtre assez grande pour passer sans problème et s’installer sur la surface de tuiles, mais c’était oublier avec quels cousins elle avait grandi. Et puis, il n’y avait personne dans les entourages pour les surprendre, et nul ne les reconnaîtrait d’aussi loin même en les apercevant perchées là depuis les quartiers. Au-dessus de leur tête, les étoiles se pointaient déjà, les plus brillantes perçant le crépuscule mourant pour s’imposer en guides. D’ici quelques minutes, elles auraient le droit à tout un spectacle, surtout que cette nuit s’annonçait exempte de tout nuage, le mince croissant de lune ne risquant pas de surpasser la brillance de ses comparses.

Tapant doucement à ses côtés, Ophelia offrit un sourire à Alisa, l’invitant à la rejoindre et s’amusant de son commentaire. Si elle-même n’avait pas été surchargée de sucre, son mince appétit ayant été plus que rassasié par les pâtisseries et le délicieux thé qui l’avait accompagné, elle aurait volontiers voulu avoir avec elle de quoi grignoter pour compléter cette scène de confort et de sérénité.

Tu as raison, elles auraient été idéales! La prochaine fois, on en apportera quelques-unes!



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